L’inceste est l’union charnelle entre parents par consanguinité ou par
alliance aux degrés prohibés.
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Les théologiens ne sont pas d’accord sur le point de savoir s’il y a une
seule ou plusieurs espèces d’inceste. Un grand nombre prétendent qu’ils
sont de différentes espèces parce qu’il y a une malice spéciale dans
l’union charnelle entre parents par consanguinité qu’on ne trouve pas
lorsqu’elle a lieu entre parents par alliance. Lorsqu’il s’agit du coït
d’un fils avec sa mère ou d’un père avec sa fille l’inceste est encore
différent de l’inceste entre parents d’un degré plus éloigné de
consanguinité ou d’affinité. C’est ainsi que pense _Concina_ qui dit, T.
15, p. 282, que cette opinion est la plus ordinaire et la plus probable.
Cependant l’opinion contraire nous paraît plus probable et plus
ordinaire; tous les incestes, en effet, sont contraires à la même vertu:
le respect dû à ses parents. Ils diffèrent donc par leur plus ou moins
de gravité, mais non par une malice particulière; ils sont de la même
espèce.
Quoi qu’il en soit de cette controverse au point de vue spéculatif, il
est certain que l’obligation existe de déclarer en confession si
l’inceste a eu lieu entre parents par alliance ou par consanguinité, en
ligne directe ou collatérale et à quel degré: sans cela, la malice de
cet acte ne serait pas suffisamment dévoilée. A qui persuaderait-on, en
effet, que l’union charnelle d’un fils avec sa mère, d’un frère avec sa
sœur, etc., est suffisamment déclarée sous la dénomination générale
d’inceste? On doit donc déclarer les divers degrés auxquels le mariage
est prohibé.
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