. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Je ne voudrais pas affirmer que ceux-là pèchent mortellement, qui par
simple curiosité lisent des livres obscènes, si à cause de leur âge
avancé, de leur complexion froide ou de l’habitude qu’ils ont de
s’occuper de matières vénériennes, ils n’encourent pas un grave danger.
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . .
Ceux qui composent ces livres, même non gravement obscènes, souvent
pèchent mortellement, parce qu’ils sont pour beaucoup, sans raison
suffisante, une occasion de ruine; le péché de ceux qui les vendent
paraît moins grand; puisque, comme nous l’avons dit, beaucoup peuvent
les lire sans péché ou au moins sans péché mortel, par conséquent ils ne
pèchent pas du tout ou ils ne pèchent que véniellement en les achetant;
donc le libraire qui les garde dans sa boutique et les vend à ceux qui
les lui demandent ne doit pas être inquiété.