DE L’AJUSTEMENT ET DES PARURES DES FEMMES

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... La parure du corps peut avoir quatre fins: 1º protéger le corps

contre les injures de l’air; 2º couvrir les parties honteuses de la

nature; 3º observer la décence de l’état selon les habitudes du pays; 4º

entretenir ou augmenter la beauté. La première est de nécessité

corporelle. La seconde, de nécessité spirituelle. La troisième, de

convenance et conforme à la raison, parce que la saine raison veut que

tout homme se présente honorablement dans la vie publique et honore son

état, en observant les convenances dictées par les mœurs de son pays.

Reste une difficulté à l’égard de la quatrième, c’est-à-dire à l’égard

de la parure des femmes, dont il faut parler spécialement, tant à cause

de la grande propension des femmes à ce genre de péché ou au grave

désordre qui en résulte, qu’à cause de leur grande et naturelle vanité

et futilité dans l’usage des ornements vains et superflus.

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Avoir la tête découverte et les cheveux nattés, selon la coutume reçue,

n’est point un péché ou n’est qu’un péché véniel, pour les mêmes

raisons; il en serait autrement de ceux qui introduiraient une mode, ou

agiraient ainsi avec une mauvaise intention.

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Quant aux femmes qui prennent des habits d’homme, ou réciproquement des

hommes qui s’habillent en femme, ils pèchent mortellement s’ils agissent

ainsi avec l’intention ou le grave danger de libertinage, ou avec un

notable scandale.

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Les femmes qui découvrent immodestement leur poitrine de manière à

montrer le milieu de leurs seins nu, ne peuvent être excusées en aucune

façon, dit Billuart, parce qu’une pareille nudité n’est pas peu

provocatrice, et tient plus à la luxure qu’à la beauté. Il faut dire à

peu près la même chose, ajoute le même auteur, de celles qui recouvrent

leurs seins d’un tissu transparent qui permet de les voir à travers.

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Que faut-il penser des femmes qui usent de quelque moyen artificiel ou

corset, pour accentuer davantage les protubérances de leur corps, les

augmenter ou les simuler de quelque façon? Quelques confesseurs exigent

que de tels corsages soient recouverts d’un ample _mancillari_, comme

dit _Martial_ (mouchoir de cou, fichu, châle). Ce remède nous semble

plutôt favoriser le mal que le détruire. Et, en outre de cette façon,

les femmes n’atteignent nullement leur but. Il semble préférable de

faire usage de ce mancillaire, en rejetant tous les intermédiaires

artificiels, comme ne convenant en aucune façon à des femmes

chrétiennes. De cette façon ce qui fait défaut ne serait pas remarqué,

la chasteté ne sera pas blessée et le salut des âmes ne courra aucun

danger.

Les pornographes sacrés: La confession et les confesseurs Appendice: Pieuses exhortations, par Monseigneur Claret; Mœchialogie, par le R. P. Debreyne; Compendium; et les Diaconales, par Monseigneur Bouvier · 第 91 / 211 题