... Les regards libidineux avec délectation vénérienne, sur notre sexe
ou l’autre, sont toujours mortels: tout homme qui verra une femme pour
la désirer a déjà commis l’adultère dans son cœur. (_Matth._ 5, 28.)
Sont toujours libidineux et, par conséquent, mortels, les regards
moroses des parties déshonnêtes entre personnes de différent sexe, à
moins qu’il n’y ait nécessité.
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Les regards des parties déshonnêtes du même sexe ou de son propre corps,
s’ils ne sont pas prolongés et accompagnés de délectation morose, mais
s’ils ont lieu seulement par simple curiosité et légèreté, ne doivent
pas être considérés comme mortels, parce qu’ils n’excitent pas beaucoup,
par eux-mêmes, à la luxure.
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Les confesseurs doivent surtout engager les jeunes gens à ne pas se
baigner ensemble, sans couvrir leurs parties secrètes de caleçons de
bain, à cause des nombreuses impuretés qui ont coutume de se commettre
en pleine nudité, et à cause des regards des personnes présentes ou des
passants et surtout des personnes d’un autre sexe.
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Regarder par simple curiosité ou légèreté les parties génitales et le
coït des bêtes n’est pas péché mortel, parce que généralement ces
regards n’entraînent pas un grave danger.
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Regarder des peintures obscènes, dit _saint Liguori_, seulement par
curiosité, n’est pas péché mortel, s’il n’y a ni délectation honteuse,
ni danger de l’éprouver. Mais, en pratique, on peut difficilement
excuser du péché mortel celui qui regarde complaisamment les parties
vénériennes d’une femme en peinture, parce qu’il lui sera difficile
d’échapper à la délectation honteuse, ou au moins à un danger probable
de l’éprouver... à moins de regarder très peu de temps et à une grande
distance.
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