II

Qu’il y ait une histoire sinistre sous ces paroles, on ne peut pas en

douter. Seulement, les renseignements me manquent--ainsi que pour cette

autre locution, qui m’a souvent fait rêver: «_Croquer le marmot._»

Il est évident qu’il y a eu autrefois un marmot de croqué par quelqu’un

qui s’impatientait.

Ça, revenons à notre cadavre.

Il y a des cadavres de toutes sortes et de toutes dimensions: des

cadavres bien embaumés dans des cercueils de cèdre; de jolies momies

ornées de bandelettes élégantes; des cadavres poétiques enfin,--comme

la tête de cet amant qu’une femme des contes de Boccace enterre dans un

pot de fleurs.

Il y a aussi des cadavres horribles, défigurés, crispés, que le coup

de pelle d’un paysan expose soudainement au grand jour, et qui n’ont

d’autre linceul qu’un haillon taché de sang...

Les femmes qui font des scènes · 第 92 / 248 题