Le prix des ouvrages de Vitrerie[3] est pour

[3] Les prix en cela, comme en tout, varioient beaucoup, mais plutôt

pour augmenter que pour diminuer. C’est ce qui fait dire par Liger,

en 1715, dans _le Voyageur fidèle_, p. 409: «Je ne parle pas des

prix, parce qu’il est impossible de les fixer, étant sujets à

changer selon les années; c’est ce que tout le monde n’a que trop

remarqué depuis peu, à son grand désavantage.»

Le Panneau neuf de Verre de France posé en place, le pied carré 6 s.

Le Panneau mis en plomb[4] neuf et posé en place, le pied carré 4 s.

[4] L’usage des panneaux de plomb, pour les vitres, duroit encore,

comme on voit. Celui des châssis de bois commençoit toutefois à se

propager de plus en plus, surtout dans les palais et les hôtels.

(_V._ Savot, _Architecture_, chap. _Verre_.)

Le Panneau relavé et mis en place, vaut 1 s. 6 d.

Le Pied de patron pour les panneaux 1 s.

Les carreaux de verre blanc d’un pied en carré ou environ[5], valent

depuis cette grandeur en dessous 15 sols le pied.

[5] C’étaient les carreaux de vitre les plus grands qu’on fît alors.

Et au dessus d’un pied en carré 20 à 25 sols le pied.

Le carreau de Verre de France d’un pied en carré colé avec papier[6],

vaut 7 sols, et en place 8 sols.

[6] On n’assujettissoit pas encore les vitres autrement: quelques

pointes pour les tenir et une bande de papier collée sur chaque côté

suffisoient. C’est encore le seul procédé qu’indique, en 1735,

Savary dans son _Dictionnaire du Commerce_, art. _Vitrerie_. L’abbé

Jaubert est le premier, _Diction. des arts et métiers_, 1773, in-12,

t. IV, p. 421, qui parle du mastic, sans dire que l’emploi en fût

encore très répandu: «On peut aussi, dit-il, sans employer ni

pointes, ni papier, fixer le carreau de verre avec du lut composé de

craie et d’huile de lin cuite. On forme, avec ce lut que les

vitriers appellent _mastic_, un petit bourrelet que l’on met autour

du carreau et que l’on aplatit ensuite avec le doigt.»

Les Lanternes ordinaires 3 livres la pièce.

Les Lanternes mises en plomb neuf[7] 2 livres.

[7] Les lanternes dont on éclairoit Paris, depuis leur établissement

en 1666, étoient ainsi à petits vitrages de plomb, et par conséquent

d’une clarté fort entrecoupée. Le 17 nov. 1770, des lettres

patentes, pour la communauté des vitriers chargés de leur

fabrication, permettoient qu’on les fît encore sur cet ancien

modèle. Il fallut l’invention des réverbères, par Rabiqueau, pour

les faire disparoître.

Les Lanternes netoyées 10 sols.

Les Verges de vitres[8] 1 sol 6 deniers le pied.

[8] Elles se clouoient par les deux bouts aux châssis de bois, et au

milieu elles s’attachoient aux panneaux des vitres avec des liens ou

attaches de plomb.

Un carreau de verre de quatorze à quinze pouces de haut sur dix à onze

pouces de large, vaut 7 sols 6 deniers collé avec papier, et en plomb 8

s. 6 d.

Un carreau relavé et mis en place grand et petit 6 d.

Un carreau de papier fin huilé, grand ou petit un sol, ou neuf deniers

suivant sa grandeur.

Calfeutrage de carreaux des croisées, la pièce 6 d.

Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2 · 第 69 / 232 题