Messieurs

Roger à l’Hôtel Royal des Invalides.

Boutet près le vieux Louvre rue Fromenteau.

La Motthe rue saint Honoré.

Corneille fauxbourg saint Antoine.

Lucas pour les balanciers et coins de la monnoye, demeure près les

Galeries du Louvre, Hasté place de Cambray, Fordetin à la Monnoye, etc.

_Legers ouvrages de Serrurerie achetez chez le Marchand._

Les Verrouils à ressort de trois pieds de long 1 liv. 10.

Ceux de deux pouces et demi 1 liv. 5 s.

Les Verrouils à ressort coudez 1 liv. 5 s.

Un Verrouil à ressort de trois pieds et demi avec sa serrure ovale à

panache garnie de toutes ses pièces 5 liv. 10 s.

Un petit Verrouil à ressort pour armoires 3 s.

Les Verrouils à ressort garnis de serrure comme ci devant étamez[12] et

de quatre pieds de long 6 liv.

[12] On étamoit à la poêle, comme on le verra plus loin, verrous,

serrures, targettes, etc., pour empêcher la rouille, et pour leur

donner une apparence argentée. On les étamoit aussi à la feuille.

Les Serrures d’armoires polies, la pièce 2 liv.

Les Serrures communes de portes cochères 12 liv. 0.

Les Serrures de portes cochères à deux pesles[13] et deux clefs polies

et bien travaillées 20 liv. 0.

[13] Pesle ou pêle est l’ancienne forme du mot pêne, dont le radical

latin _pessulus_ étoit ainsi mieux indiqué. Elle étoit encore en

usage et même préférablement à l’autre, qui prévaut aujourd’hui: «On

dit _pène_ ou _pêle_, dit Richelet, mais le plus usité de ces deux

mots est pêle.»

Les Serrures ovales de fleaux[14] à deux pesles et deux clefs 6 liv. 0.

[14] Sortes de serrures en usage pour les anciennes portes cochères,

dont elles fermoient les deux battants à l’intérieur à l’aide d’une

forte barre transversale ou fléau.

Les Serrures polies garnies de tout 5 liv. 0.

Les Serrures communes[15] garnies de tout 4 liv. 0.

[15] Ces serrures de pacotille ne se faisoient pas à Paris, mais à Eu

et dans les environs. Elles y étoient fabriquées par les gens du

pays, serruriers l’hiver, agriculteurs l’été. La Picardie n’a pas

d’ailleurs perdu cette industrie; on l’y trouve encore florissante

dans les mêmes parages, entre la Somme et la Bresle.

Les Fortes Serrures de dix pouces 4 liv. 10 s.

Les Serrures plus communes 2 liv. 10 s.

Les Serrures d’armoires communes 1 liv.

Les Clous à vis 2 s.

Les Grands Clous à vis de porte cochère 4 s.

Une clef pour une serrure commune 15 s.

Une clef pour une porte cochère 1 liv. 10 s.

Les Pattes à lambris, 45 sols le cent.

Les Pattes en plâtre de huit à dix pouces, le cent 7 liv. 10 s.

Les Pattes coudées de Sujettion de 8 pouces de long, le cent 8 liv. 10.

Les Fiches de six pouces 7 sols la pièce.

Les Fiches de guichet de porte cochère 3 liv. la pièce.

Les Fiches à vaze de dix pouces, la pièce 17 s.

Les Fiches de même de quatre pouces 4 s.

Les Fiches à double nœud de cinq pouces 8 s.

Les pareilles Fiches de trois pouces 2 s.

Les Fiches à gond à vase de huit pouces 13 s.

Les petites Fiches à vase de six à sept pouces 7 s. 6 d.

Les Fiches de trois pouces, le cent 10 liv.

Les Fiches de deux pouces et demi, le cent 6 liv.

Les grosses Fiches à chapelet, la pièce 8 liv.

Les Fiches à vase de quinze pouces de haut 1 liv. 15 s.

Les Fiches à double nœud à vase de neuf à dix pouces 1 liv. 10 s.

Un Loquet de porte étamé 1 liv. 5 s.

Un Mantonet étamé 3 s.

Les Locquereaux avec leurs mantonets[16] 15 s.

[16] _Lisez_: loqueteaux.--Ce sont les petits loquets à ressort, qui,

mis en mouvement par une corde et en s’agençant dans le mantonnet,

servent à assujettir le haut d’un volet pour le fermer.

Un Bouton à rozette poli 10 s.

Les Couplets à cinq trous[17] 5 s.

[17] Sorte de pentures à deux pièces, avec rivures et charnières, dont

on se servoit pour les portes et les fenêtres.

Les Couplets à trois trous 3 s.

Les Pomelles à queüe d’ironde[18] d’un pied 1 liv. 0.

[18] On écrit plutôt «paumelle» et «queue d’aronde». La paumelle est,

comme on sait, une sorte de penture qui tourne sur un gond, à

laquelle on donnoit, lorsqu’elle étoit à queue d’aronde, la forme

triangulaire d’une queue d’hirondelle.

Les grandes Pomelles avec les gonds 2 l. 10 s.

Les Pivots, bourdonniers et crapaudines[19], fiches à gond, à repos, et

equairres pour les portes cochères, la livre 3 s. 6 d.

[19] _Le bourdonnier_ est la penture à gond renversé, et _la

crapaudine_, au contraire, le fer creusé qui reçoit le gond.

Une barre de porte, un moraillon et la serrure 1 l. 10 s.

Les Clous de six pouces faits exprès, la pièce 2 s.

Les Tourniquets longs étamez, la pièce 2 s.

Les Boulons de six pouces avec leurs clavettes 2 s.

Les Poulies de fer 8 s.

Les Targettes, et Locquereaux polis, la pièce 10 s.

Les Targettes étamées communes 3 s.

Les Targettes ovales garnies de crampons 10 s.

Les Targettes à panaches polies avec leurs crampons 1 l. 0.

Les Targettes à panaches et fleurs de lis étamées à la poele, la pièce 5

livres.

Les Targettes et crampons étamez et communs, valent ensemble pris chez

le Marchand comme dit est, le cent 14 l.

Les Crampons de targettes, le cent 50 s.

Les Equaires étamées pour portes cochères avec fleurs de lis[20] aux

deux bouts, la pièce 3 liv.

[20] On en mettoit alors partout. Félibien, p. 208, nous parle de

clous avec «teste en façon de fleur de lys».

Les Roulettes 15 s.

Les Clous pour attacher ladite serrurie, la livre 6 s.

La serrure d’une porte à placards garnie de deux fiches à gonds de neuf

à dix pouces de haut, deux targettes à panaches[21], deux crampons, une

serrure, une gâche, un bouton, une rosette et une entrée, le tout de fer

poli, treize livres dix sols.

[21] Félibien, pl. XXXIV, donne la figure d’une de ces targettes.

La serrure d’une porte cochère à l’ordinaire de quatre grosses fiches à

gonds, une grosse serrure, deux grosses targettes à crampons, deux

fiches pour le guichet[22] de quatorze pouces de haut, une boucle, un

fleau[23], et à vingt-cinq livres.

[22] C’est la petite porte pratiquée dans la grande et qui peut

s’ouvrir quand celle-ci reste fermée.

[23] _V._ une des notes précédentes, p. 133, que cette explication de

Richelet, au mot _fléaux_, peut compléter: «barres de fer qui

tournent sur un boulon et qui servent à fermer les grandes portes.»

La serrure d’une porte d’un pouce, deux fiches à gonds, deux targettes,

deux crampons, une serrure à tour et demi avec sa gâche et son entrée,

un bouton et une rosette, le tout étamé, à six livres quinze sols.

La serrure d’une porte de quinze lignes garnie comme la précedente, à

cinq livres cinq sols.

Les Fiches pour les croisées, à trois sols pièce.

Les targettes fortes étamées à la poëlle et mises en place, cinq sols

pièce.

Les targettes communes en ovale, étamées à la feuille et mises en place

à trois sols.

Les serrures des portes de caves avec deux fiches à gonds et une forte

serrure, à quatre livres dix sols.

Les serrures des portes d’aizances à trois livres cinq sols.

Les pattes en plâtre et en bois[24] depuis six jusqu’à huit pouces de

long, à deux sols pièce; et celles depuis quatre jusqu’à six pouces à un

sol pièce.

[24] C’est-à-dire qui se scellent dans le plâtre ou se clouent dans le

bois.

Le cloud de toutes grandeurs à cinq sols la livre.

Le cloud à latte, à quatorze sols le millier.

La broquette[25], à sept sols la livre.

[25] On disoit aussi «clous à broquette», comme nous le voyons dans

cet amusant passage d’une lettre écrite d’Uzès, le 11 novembre 1661,

par Racine à La Fontaine: «Ayant besoin, dit-il, de petits clous à

broquette pour ajuster ma chambre, j’envoyai le valet de mon oncle

en ville et lui dis de m’acheter deux ou trois cents de broquettes;

il m’apporta incontinent trois bottes d’allumettes.» Pour comprendre

la confusion, il faut savoir que le mot qui signifie allumettes dans

le patois d’Uzès se rapproche beaucoup de celui de broquettes.

La toise simple de ferrure façonnée suivant le plus ou le moins

d’ornemens, à trente, trente cinq, quarante, soixante et soixante dix

livres le cent pesant, même jusqu’à cent cinquante livres pour les plus

enrichies.

Les contrecœurs[26] de fonte pour les cheminées se payent à un sol la

livre.

[26] _V._, sur ce mot, une des notes précédentes.

Les panneaux de fil de leton se payent à huit sols le pied carré, et

ceux de fer[27] à six sols et même à cinq et à quatre pour le grand

treiliage.

[27] Ces «treillis de laiton ou de fil de fer», comme on les appeloit

aussi, servoient pour les armoires, et surtout pour les

bibliothèques. Ils se faisoient chez les épingliers.

Le livre commode des adresses de Paris pour 1692, tome 2/2 · 第 67 / 232 题