Celui qui vend à crédit demande de l'objet qu'il vend un prix équivalent
au principal et à l'intérêt de son argent, pour le temps pendant lequel
il doit en rester privé; celui qui achète à crédit paye donc un intérêt
pour ce qu'il achète; et celui qui paye en argent comptant pourrait
placer cet argent à intérêt; ainsi, celui qui possède une chose qu'il a
achetée, paye un intérêt pour l'usage qu'il en fait.
Toutefois, dans ses achats, il est mieux de payer comptant, parce
que celui qui vend à crédit, s'attendant à perdre cinq pour cent en
mauvaises créances, augmente d'autant le prix de ce qu'il vend à crédit
pour se couvrir de cette différence.
Celui qui achète à crédit paye sa part de cette augmentation. Celui qui
paye argent comptant y échappe, ou peut y échapper.