XIX.

_From Miss Harriet to M. Guy de Maupassant_.

This note, from one of the English damsels whom M. Guy de Maupassant

dislikes so much, is written in such French as the lady could muster. It

explains that recurrent mystery, _why Englishwomen abroad smell of

gutta-percha_. The reason is not discreditable to our countrywomen, but

if M. de Maupassant asks, as he often does, why Englishwomen dress like

scarecrows when they are on the Continent, Miss Harriet does not provide

the answer.

Miss Pinkerton’s, Stratford-atte-Bowe, Mars 12.

MONSIEUR,—Vous devez me connaître, quoique je ne vous connais pas le

moins du monde. Il m’est défendu de lire vos romans, je ne sais trop

pourquoi; mais j’ai bien lu la notice que M. Henry James a consacrée,

dans le _Fortnightly Review_, à votre aimable talent. Vous n’aimez pas,

à ce qu’il paraît, ni ‘la sale Angleterre’ ni les filles de ce pays

immonde. Je figure moi-même dans vos romans (ou _moâ_-même, car les

Anglais, il est convenu, prononcent ce pronom comme le nom d’un oiseau

monstrueux et même préhistorique de New Zealand)—oui, ‘Miss Harriet’ se

risque assez souvent dans vos contes assez risqués.

Vous avez posé, Monsieur, le sublime problème, ‘Comment se prennentelles

les demoiselles anglaises pour sentir toujours le caoutchouc?’ (‘_to

smell of india-rubber_’: traduction Henry James). En premier lieu,

Monsieur, elles ne ‘smell of india-rubber’ quand elles se trouvent chez

elles, dans les bouges infectes qu’on appelle les ‘stately homes of

England.’ {154} C’est seulement à l’étranger que nous répandons l’odeur

saine et réjouissante de caoutchouc. Et pourquoi? Parce que, Monsieur,

Miss Harriet tient à son tub—ou tôb—la chose est anglaise; c’est permis

pourtant à un galant homme d’en prononcer le nom comme il veut, ou comme

il peut

Or, quand elle voyage, Miss Harriet trouve, assez souvent, que le ‘tub’

est une institution tout-à-fait inconnue à ses hôtes. Que fait-elle

donc? Elle porte dans sa malle un tub de caoutchouc, ‘patent

compressible india-rubber tub!’ Inutile à dire que ses vêtements se

trouvent imprégnés du “smell of india-rubber.” Voici, Monsieur, la

solution naturelle, et même fort louable, d’une question qui est faite

pour désespérer les savants de la France!

Vous, Monsieur, qui êtes un _styliste_ accompli, veuillez bien me

pardonner les torts que je viens de faire à la belle langue française.

Dame, on fait ce qu’on peut (comme on dit dans les romans policiers) pour

être intelligible à un écrivain si célèbre, qui ne lit couramment,

peut-être, l’idiôme barbare et malsonnant de la sale Angleterre. M. Paul

Bourget lui-même ne lit plus le Grec. _Non omnia possumus omnes_.

Agréez, Monsieur, mes sentiments les plus distingués.

Old Friends: Essays in Epistolary Parody · 第 65 / 85 题