XIV

O mes amants,

Simples natures,

Mais quels tempéraments!

Consolez-moi de ces mésaventures

Reposez-moi de ces littératures,

Toi, gosse pantinois, branlons-nous en argot.

Vous, gas des champs, patoisez moi l'écot,

Des pines au cul et des plumes qu'on taille,

Livrons-nous dans les bois touffus

La grande bataille

Des baisers confus.

Vous, rupins, faisons-nous des langues en artistes

Et merde aux discours tristes,

Des pédants et des cons.

(Par cons, j'entends les imbéciles,

Car les autres cons sont de mise

Même pour nous, les difficiles,

Les spéciaux, les servants de la bonne Église

Dont le pape serait Platon

Et Socrate un protonotaire

Une femme par-ci, par-là, c'est de bon ton

Et les concessions n'ont jamais rien perdu

Puis, comme dit l'autre, à chacun son dû

Et les femmes ont, mon dieu, droit à notre gloire

Soyons-leur doux,

Entre deux coups

Puis revenons à notre affaire).

O mes enfants bien aimés, vengez-moi

Par vos caresses sérieuses

Et vos culs et vos noeuds régals vraiment de roi,

De toutes ces viandes creuses

Qu'offre la rhétorique aux cervelles breneuses

De ces tristes copains qui ne savent pourquoi.

Ne métaphorons pas, foutons

Pelotons nous bien les roustons

Rinçons nos glands, faisons ripailles

Et de foutre et de merde et de fesses et de cuisses.

* * *

Hombres (Hommes) · 第 29 / 29 题