«_Paris_, le 13 vendémiaire an VII (septembre 98).
«Je t'écris au moment d'aller chez le général Beurnonville. C'est un
ami de M. Perrin, ami intime du général, qui me présente. Beurnonville
est général de l'armée d'Angleterre dont je fais partie, et, par son
moyen, j'espère avoir un prompt avancement. Il sera à propos que tu
lui écrives. Tu lui diras que si tu ne m'as pas envoyé plus tôt à la
défense de la patrie, c'est que les lois s'y opposaient, puisqu'on
m'avait compris dans la classe des soldats; qu'enfin le décret de la
conscription me permet de partir, et que tu lui demandes pour moi son
appui. Dans tout cela, il n'y aura qu'une moitié de mensonge, _ton
zèle_ pour m'envoyer à la guerre; enfin tu t'en tireras à merveille;
je n'en suis pas en peine. On reparle ici de la paix, et toutes mes
affaires vont probablement se passer en promenades.»