MULIERIS PULCHRITUDO.

_Triginta hæc habeat, quæ vult formosa videri

Foemina: sic Helenam fama fuisse refert.

Alba tria, et totidem nigra; et tria rubra; puellæ.

Tres habeat longas res, totidemque breves.

Tres crassas, totidem graciles, tria stricta, tot ampla,

Sint itidem huic formæ, sint quoque parva tria.

Alba cutis, nivei dentes albique capilli:

Nigri oculi, cunnus, nigra supercilia._

_Labra, genæ, atque ungues rubri. Sit corpore longo,

Et longi crines, sit quoque longa manus.

Sintque breves dentes; auris, pes. Pectora lata,

Et clunes, distent ipsa supercilia.

Cunnus et os strictam, stringunt ubi cingula stricta,

Sint coxæ et culus, vulvaque turgidula.

Subtiles digiti, crines et labra puellis.

Parvus sit nasus, parva mamilla, caput._

En voici la traduction, que rapporte un vieux livre français intitulé:

_De la louange et beauté des Dames_.

Trois choses blanches: la peau, les dents et les mains.

Trois noires: les yeux, les sourcils et les paupières.

Trois rouges: les lèvres, les joues et les ongles.

Trois longues: le corps, les cheveux et les mains.

Trois courtes: les dents, les oreilles et les pieds.

Trois larges: la poitrine ou le sein, le front et l'entre-sourcil.

Trois estroites: la bouche, _l'une et l'autre_,

la ceinture ou la taille et l'entrée du pied.

Trois grosses: le bras, la cuisse et le gros de la jambe.

Trois déliées: les doigts, les cheveux et les lèvres.

Trois petites: les tétins, le nez et la teste.

L'auteur du _Procès et amples examinations sur la vie de

Carême-Prenant_, etc., dit qu'une belle femme se compose des beautés de

divers pays.

Qui voudra belle femme querre (chercher),

Prenne visage d'Angleterre,

Ayant le corps d'une Flamande

Et les tetins d'une Normande,

Entés sur un cul de Paris,

Il aura femme de bon prix.

* * * * *

Celle qui a les bras charnus,

Grosse mammelle, nez camus,

Longue raison et courtes mains,

Elle est sujette au bas des reins.

* * * * *

Fille qui fait tetins paroir (paraître)

Son corps par étroite vêture

On se peut bien apercevoir

Que son c.. demande pâture.

Les trois quatrains ci-dessus sont tirés du _Momus Redivivus_, t. II, p.

30 et 31, publié par Mercier de Compiègne, qui, lui-même, les a pris

dans l'ouvrage cité plus haut.

Éloge du sein des femmes Ouvrage curieux · 第 29 / 86 题