CHAPITRE V.--LA PAIX RAFFERMIE (octobre 1840-juillet 1841) 351

I. Le Roi appelle le maréchal Soult et M. Guizot. Ce

dernier s'était, dans les derniers temps, séparé de la

politique de M. Thiers. Composition du ministère du 29

octobre. Hostilités qu'il rencontre. Dans quelle mesure

peut-il compter sur l'appui de tous les conservateurs? On

ne croit pas généralement à sa durée. Confiance de M.

Guizot 352

II. Discours du trône. Rétablissement de l'ordre matériel.

M. Guizot tâche de se faire offrir par les puissances des

concessions qui permettent à la France de rentrer dans le

concert européen. Dispositions des diverses puissances.

Tout dépend de lord Palmerston. Ce dernier ne veut rien

céder. Le _memorandum_ anglais du 2 novembre. Efforts des

partisans de la conciliation à Londres. Les revers des

Égyptiens en Syrie mettent fin à ces efforts.

Désappointement du gouvernement français. L'Égypte est

menacée. Prise de Saint-Jean d'Acre. Lord Palmerston,

triomphant, est plus roide que jamais envers la France. M.

Guizot est réduit à la politique d'isolement et

d'expectative 360

III. L'Adresse à la Chambre des pairs. Discours de M.

Guizot 382

IV. Premiers votes de la Chambre des députés. Dispositions

de M. Thiers. Lecture du projet d'Adresse 386

V. Ouverture du débat au Palais-Bourbon. M. Guizot et M.

Thiers sont à l'apogée de leur talent. Animosité des deux

armées. L'attaque de M. Thiers. La défense de M. Guizot.

Les autres orateurs. L'amendement de M. Odilon Barrot. Le

vote. M. Thiers est battu. Dans quelle mesure M. Guizot

est-il victorieux? 390

VI. Préoccupations éveillées par la prochaine rentrée des

cendres de l'Empereur à Paris. La cérémonie. Conclusion

qu'en tire M. Guizot 406

VII. Le ministère maintient les armements. Réponse aux

observations des cabinets étrangers. La loi de crédits

pour les fortifications de Paris. M. Thiers la soutient.

Dispositions hostiles ou incertaines dans une partie de la

gauche, dans la majorité et même dans le cabinet. La

discussion. Discours équivoque du maréchal Soult. Trouble

qui en résulte. Discours de M. Guizot. Résumé de M.

Thiers. Débat sur l'amendement du général Schneider.

Nouvelles équivoques du maréchal. Intervention décisive de

M. Guizot. Le vote. Les adversaires de la loi tentent un

dernier effort à la Chambre des pairs. Ils sont battus 412

VIII. Situation parlementaire du cabinet. Convient-il ou

non de provoquer une grande discussion pour raffermir la

majorité? Rapport de M. Jouffroy sur la loi des fonds

secrets. Effet produit. La discussion. Le ministère se

dérobe. Discours de M. Thiers. Réponse de M. Guizot. Le

vote 426

IX. Attaques de la presse contre le Roi. Les prétendues

lettres de Louis-Philippe publiées par la _France_. La

Contemporaine. Acquittement de la _France_. Scandale qui

en résulte et redoublement d'attaques contre le Roi. Le

faux est cependant manifeste. Déclaration de M. Guizot à

la Chambre. Silence de l'opposition. Le bruit s'éteint 435

X. Convention du 25 novembre 1840 entre le commodore

Napier et Méhémet-Ali. Les puissances désirent qu'elle

soit approuvée par le sultan. La Porte, poussée par lord

Ponsonby, déclare la convention nulle et non avenue. Note

du 31 janvier 1841 par laquelle la conférence engage le

sultan à accorder l'hérédité au pacha 444

XI. La France doit-elle entrer dans le concert européen et

à quelles conditions? Négociations. Le gouvernement

français obtient satisfaction sur les points essentiels.

Difficultés sur les clauses de la convention. Rédaction

des actes. Hatti-shériff n'accordant au pacha qu'une

hérédité illusoire. Parafe des actes préparés à Londres 450

XII. La discussion des crédits supplémentaires de 1840 et

de 1841. Attaque de M. Thiers. M. Guizot refuse de

discuter les négociations en cours. Le bilan financier du

ministère du 1er mars 462

XIII. Nouveaux efforts de lord Ponsonby pour empêcher la

Porte de faire des concessions à Méhémet-Ali. Action

contraire de M. de Metternich. M. Guizot persiste dans son

attitude. Modification du hatti-shériff. Le gouvernement

français disposé à signer. Difficultés soulevées par lord

Palmerston. Irritation et faiblesse des puissances

allemandes. Méhémet-Ali accepte le hatti-shériff modifié.

Signature du protocole de clôture et de la convention des

détroits 469

Histoire de la Monarchie de Juillet (Volume 4 / 7) · 第 68 / 70 题