(Mai 1839-Juillet 1841)
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CHAPITRE PREMIER.--LA QUESTION D'ORIENT ET LE MINISTÈRE DU
12 MAI 1839 (mai 1839-février 1840) 1
I. Situation créée, en 1833, par l'arrangement de Kutaièh
entre Mahmoud et Méhémet-Ali, et par le traité
d'Unkiar-Skélessi entre la Porte et la Russie. Efforts des
puissances pour empêcher un conflit entre le sultan et le
pacha. Vues particulières de la France, de l'Angleterre,
de la Russie, de l'Autriche. L'armée ottomane passe
l'Euphrate, le 21 avril 1839 2
II. Politique arrêtée par le gouvernement français à la
nouvelle de l'entrée en campagne des Turcs. Son entente
avec l'Angleterre et avec l'Autriche. Réserve de la
Prusse. Embarras de la Russie. Premiers indices de
désaccord entre Paris et Londres. La Russie disposée à en
tirer parti 14
III. Le ministère du 12 mai. Accueil qui lui est fait. M.
Guizot le soutient. Irritation de M. Thiers. M. Sauzet
président de la Chambre. M. Thiers impuissant à engager
une campagne parlementaire. M. Dufaure et M. Villemain.
Procès des émeutiers du 12 mai. Calme général. Faiblesse
du cabinet 26
IV. Le crédit de dix millions pour les armements d'Orient.
Rapport de M. Jouffroy. La discussion 44
V. Bataille de Nézib. Mort de Mahmoud. Défection de la
flotte ottomane. La Porte disposée à traiter avec le pacha 51
VI. Impressions des divers cabinets à la nouvelle des
événements d'Orient. Note du 27 juillet 1839, détournant
la Porte d'un arrangement direct avec le pacha. Situation
faite à la France par cette note 56
VII. Dissentiment croissant entre la France et
l'Angleterre, sur la question égyptienne. L'Angleterre
demande le concours des autres puissances. Empressement de
la Russie à répondre à son appel. L'Autriche s'éloigne de
nous et se rapproche du Czar. Le gouvernement français
persiste néanmoins à soutenir les prétentions du pacha 61
VIII. Mission de M. de Brünnow à Londres. Malgré lord
Palmerston, le cabinet anglais repousse les propositions
russes et offre une transaction au gouvernement français.
Celui-ci maintient ses exigences. Ses illusions. M. de
Brünnow revient à Londres. Embarras de la France 71
IX. Les approches de la session de 1840. Dispositions des
divers partis. Les 221. Les doctrinaires. M. Thiers et ses
offres d'alliance à M. Molé. La gauche et la réforme
électorale. Qu'attendre d'une Chambre ainsi composée? 81
X. L'Adresse de 1840. Le débat sur la politique intérieure
et sur la question d'Orient. Discours de M. Thiers. Le
ministère persiste dans ses exigences pour le pacha 86
XI. Dépôt d'un projet de loi pour la dotation du duc de
Nemours. Polémiques qui en résultent. Le projet est rejeté
sans débat. Démission des ministres. La royauté elle-même
est atteinte 95
CHAPITRE II.--QUATRE MOIS DE BASCULE PARLEMENTAIRE
(mars-juillet 1840) 102
I. Le Roi appelle M. Thiers. Celui-ci fait sans succès des
offres au duc de Broglie et au maréchal Soult. Il se
décide à former un cabinet sous sa présidence. Il obtient
le concours de deux doctrinaires. Composition du ministère
du 1er mars 102
II. Le plan de M. Thiers. M. Billault est nommé
sous-secrétaire d'État et M. Guizot reste ambassadeur. La
gauche satisfaite et triomphante. Attitude défiante et
hostile des conservateurs. Le Roi et le ministère. M.
Thiers et ses «conquêtes individuelles» 111
III. La loi des fonds secrets. Les conservateurs se
disposent à livrer bataille. La discussion à la Chambre
des députés: M. Thiers, M. de Lamartine, M. Barrot, M.
Duchâtel. Victoire du ministère 123
IV. Les fonds secrets à la Chambre des pairs. Rapport du
duc de Broglie. La discussion 131
V. La question d'Orient dans la discussion des fonds
secrets. Discours de M. Berryer. Déclaration de M. Thiers
à la Chambre des pairs 136
VI. Amnistie complémentaire. Godefroy Cavaignac et Armand
Marrast. Place offerte à M. Dupont de l'Eure. Accusations
de corruption. La proposition Remilly sur la réforme
parlementaire. M. Thiers a besoin d'une diversion 143
VII. Le gouvernement annonce qu'il va ramener en France
les restes de Napoléon. Effet produit. Comment M. Thiers a
été amené à cette idée et a obtenu le consentement du Roi.
Négociations avec l'Angleterre. Les bonapartistes et les
journaux de gauche. Rapport du maréchal Clauzel. Discours
de M. de Lamartine. La Chambre réduit le crédit proposé
par la commission et accepté par M. Thiers. Colères de la
presse de gauche et tentative de souscription. Le
ministère est débordé. Échec de la souscription. Mauvais
résultat de la diversion tentée par M. Thiers 153
VIII. Lois d'affaires. Talent déployé par le président du
conseil. Son discours sur l'Algérie 168
IX. Les pétitions pour la réforme électorale. M. Arago et
sa déclaration sur «l'organisation du travail». Les
banquets réformistes. Le _National_ et les communistes 174
X. La proposition Remilly est définitivement «enterrée».
Divisions dans l'ancienne opposition. Le mouvement
préfectoral. Mécontentement de la gauche. Les
conservateurs sont toujours méfiants et inquiets. Ils
craignent la dissolution et l'entrée de M. Barrot dans le
cabinet. Situation de M. Thiers à la fin de la session 184
CHAPITRE III.--LE TRAITÉ DU 15 JUILLET 1840
(mars-juillet 1840) 192
I. Le plan diplomatique de M. Thiers. Il veut gagner du
temps, ramener l'Angleterre, se dégager du concert
européen et pousser sous main à un arrangement direct
entre le sultan et le pacha 192
II. M. Guizot ambassadeur. Ses avertissements au
gouvernement français. Son argumentation avec lord
Palmerston. Peu d'effet produit sur ce dernier 196
III. Obstacles que lord Palmerston rencontre parmi ses
collègues et ses alliés. Transactions proposées par les
ministres d'Autriche et de Prusse. Refus de la France.
Négociations diverses. Nouvelles offres de transaction 202
IV. Tentative d'arrangement direct entre la Porte et le
pacha. Espoir de M. Thiers. Irritation des puissances.
Lord Palmerston pousse à faire une convention sans la
France. La Russie, l'Autriche et la Prusse y sont
disposées. Résistances dans l'intérieur du cabinet
anglais. On se cache de M. Guizot. Ce qu'il écrit à M.
Thiers. Signature du traité sans avertissement préalable à
l'ambassadeur de France. Stipulations du traité.
_Memorandum_ de lord Palmerston. Conclusion 212