IV

Mais Lisandre, aussi peu timide

Qu’il estoit beaucoup amoureux,

Imprime l’ardeur de ses feux

Sur les bords de sa bouche humide,

Et glisse sa brûlante main

Sur la neige de son blanc sein,

Dont il prétend fondre la glace,

Et, la tenant entre ses bras,

Il ose élever son audace

Sur un lieu plus saint et plus bas.

V

Là, sans respect et sans relâche,

Il cherche l’objet de ses vœux,

Et trouve ce lieu bien-heureux

Sous le cotillon qui le cache;

De ses doigts tremblans et hardis

Il prend le sombre paradis

Qui donne l’enfer à nos âmes,

Ce throsne vivant de l’amour,

Où, parmy les feux et les flammes,

L’on n’a jamais trouvé le jour.

L'occasion perdue recouverte · 第 11 / 78 题