«Paris, le 18 décembre 1813.
«J'ai soumis à l'Empereur la lettre par laquelle vous me faites
connaître les motifs qui vous ont décidé à donner des armes neuves aux
gardes nationales. Je dois vous mettre dans le secret: nous manquons
d'armes pour l'armée; les fusils neufs doivent être réservés pour les
troupes régulières. Il faut les garder et donner aux gardes nationales
les fusils réparés et exécuter les dispositions faites par le ministre,
qui a l'ensemble de la situation des choses. D'ailleurs, beaucoup de
gardes nationales désertent et emportent leurs fusils. Les armes
réparées sont encore d'un assez bon service. Je n'ai jamais parlé
d'ôter les fusils aux gardes nationales.
«Il est fâcheux que le général Pernety ne puisse pas aller prendre le
commandement de l'artillerie de l'armée du Nord: faites-moi connaître
combien l'on présume qu'il sera de temps à se rétablir.
«Le prince vice-connétable, major général,
«ALEXANDRE.»