«Oppenheim, le 10 novembre 1813, cinq heures du matin.
«J'ai reçu votre lettre d'hier à neuf heures du soir.--Il est fâcheux
que le général Bertrand n'ait pas eu le temps de finir ses ouvrages. Je
pense que Votre Excellence rend compte et correspond journellement et
directement avec l'Empereur. Le général Lagrange me dit qu'il n'a pas
une pièce de canon. L'Empereur a ordonné des dispositions pour
l'artillerie des corps d'armée. Il est nécessaire que vous fassiez venir
le général Sorbier pour savoir où en est l'exécution des ordres de Sa
Majesté.
«Ce matin je passe la revue, c'est-à-dire je nomme aux emplois vacants
du troisième corps, qui maintenant fait partie du sixième; de là je me
rends à Worms, pour voir le deuxième corps, et suivrai ma route sur
Landau. Je vous préviens, monsieur le maréchal, que je me borne aux
emplois vacants, et que je ne donne aucun ordre dans l'étendue de votre
commandement; tout doit émaner de vous. Je m'empresserai de vous faire
part de ce que je remarquerai d'ici à Landau.
«Le prince vice-connétable, major général,
«ALEXANDRE.»