XX CONCLUSION

France-Ville, débarrassée de toute inquiétude, en paix avec tous ses

voisins, bien administrée, heureuse, grâce à la sagesse de ses

habitants, est en pleine prospérité. Son bonheur, si justement mérité,

ne lui fait pas d’envieux, et sa force impose le respect aux plus

batailleurs.

La Cité de l’Acier n’était qu’une usine formidable, qu’un engin de

destruction redouté sous la main de fer de Herr Schultze ; mais, grâce

à Marcel Bruckmann, sa liquidation s’est opérée sans encombre pour

personne, et Stahlstadt est devenue un centre de production

incomparable pour toutes les industries utiles.

Marcel est, depuis un an, le très heureux époux de Jeanne, et la

naissance d’un enfant vient d’ajouter à leur félicité.

Quant à Octave, il s’est mis bravement sous les ordres de son beau-

frère, et le seconde de tous ses efforts. Sa soeur est maintenant en

train de le marier à l’une de ses amies, charmante d’ailleurs, dont les

qualités de bon sens et de raison garantiront son mari contre toutes

rechutes.

Les voeux du docteur et de sa femme sont donc remplis et, pour tout

dire, ils seraient au comble du bonheur et même de la gloire, -- si la

gloire avait jamais figuré pour quoi que ce soit dans le programme de

leurs honnêtes ambitions.

On peut donc assurer dès maintenant que l’avenir appartient aux efforts

du docteur Sarrasin et de Marcel Bruckmann, et que l’exemple de

France-Ville et de Stahlstadt, usine et cité modèles, ne sera pas perdu

pour les générations futures.

Les Cinq Cents Millions De La Bégum · 第 22 / 23 题