TOME II.

CHAPITRE I Second hiver.

CHAPITRE II Première sortie après les pluies.--La baleine.--Le corail.

CHAPITRE III Dépècement de la baleine.

CHAPITRE IV L'huile de baleine.--Visite à la métairie.--La tortue

géante.

CHAPITRE V Le métier à tisser.--Les vitres.--Les paniers.--Le

palanquin.--Aventure d'Ernest.--Le boa.

CHAPITRE VI Mort de l'âne et du boa.--Entretien sur les serpents

venimeux.

CHAPITRE VII Le boa empaillé.--La terre à foulon.--La grotte de cristal.

CHAPITRE VIII Voyage à l'écluse.--Le cabiai.--L'ondatra.--La civette et

le musc.--La cannelle.

CHAPITRE IX Le champ de cannes à sucre.--Les pécaris.--Le rôti de

Taïti.--Le ravensara.--Le bambou.

CHAPITRE X Arrivée à l'écluse.--Excursion dans la savane.

L'autruche.--La tortue de terre.

CHAPITRE XI La prairie.--Terreur d'Ernest.--Combat contre les ours.--La

terre de porcelaine.--Le condor et l'urubu.

CHAPITRE XII Préparation de la chair de l'ours.--Le poivre.--Excursion

dans la savane.--Le lapin angora.--L'antilope royale.--L'oiseau aux

abeilles et le verre fossile.

CHAPITRE XIII Capture d'une autruche.--La vanille.--L'euphorbe et les

oeufs d'autruche.

CHAPITRE XIV Éducation de l'autruche.--L'hydromel.--La tannerie et la

chapellerie.

CHAPITRE XV La poterie.--Construction du caïak.--La gelée d'algues

marines.--La garenne.

CHAPITRE XVI Le moulin à gruau.--Le caïak.--La vache marine.

CHAPITRE XVII L'orage.--Les clous de girofle.--Le pont-levis.--Le

lèche-sel.--Le pemmikan.--Les pigeons messagers.--L'hyène.

CHAPITRE XVIII Retour du pigeon messager.--La chasse aux cygnes.--Le

héron et le tapir.--La grue.--Le moenura superba.--Grande déroute des

singes.--Ravage des éléphants à Zuckertop.--Arrivée à l'Écluse.

CHAPITRE XIX Le cacao.--Les bananes.--La poule

sultane.--L'hippopotame.--Le thé et le câprier.--La grenouille

géante.--Terreur de Jack.--L'édifice de Falken-Horst.--Le corps de garde

dans l'île aux Requins.

CHAPITRE XX Coup d'oeil général sur la colonie et ses dépendances.--La

basse-cour.--Les arbres et le bétail.--Les machines et les magasins.

CHAPITRE XXI Nouvelles découvertes à l'occident.--Heureuse expédition de

Fritz.--Les dents de veau marin.--La baie des Perles.--La loutre de

mer.--L'albatros.--Retour à Felsen-Heim.

CHAPITRE XXII Les nids d'hirondelles.--Les perles fausses.--La pêche des

perles.--Le sanglier d'Afrique.--Danger de Jack.--La truffe.

CHAPITRE XXIII Visite au sanglier.--Le coton de Nankin.--Le lion.--Mort

de Bill.--Un nouvel hiver.

CHAPITRE XXIV Le navire européen.--Le mécanicien et sa

famille.--Préparatifs de retour en Europe.--Séparation.--Conclusion.

_Note sur l'auteur_

_Johann David Wyss est né à Berne en 1743. Pasteur à la collégiale de

Berne, il est l'auteur du_ Robinson Suisse, _l'un des plus célèbres

romans écrits à l'imitation du_ Robinson Crusoé _de Daniel Defoe._

_Johann David Wyss conçut cette histoire pour la raconter à ses enfants.

À la différence de Daniel Defoe, le naufragé de Wyss n'est pas jeté seul

sur une île déserte: il parvient à sauver sa famille du naufrage. Ce

sera alors l'occasion pour le père de prodiguer à ses enfants de sages

conseils._

Le Robinson Suisse _fut publié par le fils de Wyss, Johann Rudolph,

professeur de philosophie à l'Académie de Berne. L'ouvrage fut traduit

en français, en 1824, par la baronne de Montolieu._

_Préface_

_Moins populaire que le livre de Daniel De Foe, parce qu'il n'a pas

servi à l'amusement et à l'instruction d'un aussi grand nombre de

générations, le_ Robinson suisse _est destiné à prendre place à côté du_

Robinson anglais _lorsqu'il sera mieux connu, et que la haute idée

morale qui s'y trouve si dramatiquement développée aura été plus

sérieusement et plus fréquemment appréciée._

_Daniel De Foe n'a mis en scène qu'un homme isolé, sans expérience et

sans connaissance du monde, tandis que Wyss a raconté les travaux, les

efforts de toute une famille, pour se créer des moyens d'existence avec

les ressources de la nature et celles que donnent au chef de cette

famille les lumières de la civilisation. Les personnages eux-mêmes

intéressent davantage les jeunes lecteurs auxquels ce livre est destiné.

Ce sont, comme eux, des enfants de différents âges et de caractères

variés, qui, par leurs dialogues naïfs, rompent agréablement la

monotonie du récit individuel, défaut que l'admirable talent de l'auteur

anglais n'a pas toujours pu éviter. Le style de Wyss, dans sa simplicité

et dans la puérilité apparente des détails, est merveilleusement

approprié à l'esprit de ses lecteurs; un enfant, dans ses premières

compositions, ne penserait pas autrement. Prier Dieu, s'occuper des

repas que la prévoyance de ses parents lui a préparés, se livrer à des

amusements variés, n'est-ce pas tout l'emploi du temps de l'enfance?

C'est là, n'en doutons pas, une des principales causes du vif plaisir

que procure la lecture du Robinson suisse, même à des hommes faits qui

ne s'en sont jamais rendu raison._

_Il est cependant un reproche qu'on peut adresser à Wyss, et que ne

mérite pas son devancier. Robinson, dans son île, ne trouve que les

animaux et les plantes qui peuvent naturellement s'y rencontrer d'après

sa position géographique. Wyss, au contraire, a réuni dans l'île du

naufragé suisse tous les animaux, tous les arbres, toutes les richesses

végétales et minérales que la nature a répandues avec profusion dans les

délicieuses îles de l'océan Pacifique; et cependant chaque contrée a sa

part dans cette admirable distribution des faveurs de la Providence: les

plantes, les animaux de la Nouvelle-Hollande ne sont pas ceux de la

Nouvelle-Zélande et de Taïti. Le but de l'auteur a été de faire passer

sous nos yeux, dans un cadre de peu d'étendue, les productions propres à

tous les pays avec lesquels nous sommes peu familiarisés, ce qui excuse

en quelque sorte cette réunion sur un seul point de l'Océan de tout ce

qui ne se rencontre que dans une multitude d'îles diverses._

_Les descriptions n'ont pas toujours l'exactitude réclamée par les

naturalistes; dans quelques circonstances, la vérité a été sacrifiée à

l'intérêt. C'est pour ne pas nuire à cet intérêt que nous n'avons rien

changé aux descriptions, quoiqu'il nous eût été facile de les

rectifier._

_Mais combien ces taches ne sont-elles pas effacées par les leçons

admirables de résignation, de courage et de ferme persévérance qu'on y

trouve à chaque page! Vouloir, c'est pouvoir, a-t-on dit; jamais cette

maxime n'avait été développée sous une forme plus heureuse et plus

dramatique. Robinson avait déjà montré, il est vrai, comment on parvient

à pourvoir aux premiers besoins de la vie solitaire. Ici, dès les

premiers pas, ces cruelles nécessités n'existent plus; ce sont les

jouissances de la vie sociale qu'il faut satisfaire et les persévérants

efforts des naufragés pour arriver à ce but obtiennent un tel succès,

qu'ils parviennent même à se créer un musée._

_Comme dans son modèle, à chaque page Wyss a semé les enseignements

sublimes de la morale évangélique; tout est rapporté par lui à l'auteur

de toutes choses, et l'orgueil humain est constamment abaissé devant la

grandeur et la bonté de Dieu. L'ouvrage a été écrit par un auteur

protestant, mais avec une telle mesure, qu'il a suffi de quelques

légères corrections pour le rendre tout à fait propre à des lecteurs

catholiques._

_Wyss a cru devoir se dispenser d'entrer dans des détails d'avant-scène;

l'action commence au moment même du naufrage, et, semblable à un auteur

dramatique, il ne nous fait connaître les acteurs que par leur langage

et leurs actions. Ainsi que lui, nous renvoyons à la narration le

lecteur, qui sera bientôt familiarisé avec les personnages._

_Friedrich Muller._

Le Robinson suisse ou Histoire d'une famille suisse naufragée · 第 6 / 70 题