[Illustration: LE DÉNOUEMENT D’UN DUEL AÉRIEN: VAINQUEUR ET VAINCU
_Dessin de GEORGES SCOTT, d’après le croquis d’un témoin
oculaire._]
Si les aviateurs des diverses armées alliées accomplissent
chaque jour des prouesses, ces exploits n’ont en général pour
témoins que les bataillons ennemis; les nôtres les connaissent
seulement par le rapport ou... par les journaux. Pourtant, il
n’est pas un soldat du front qui ne rêve d’assister à un combat
aérien, prêt à applaudir aux derniers tournoiements de l’avion
allemand blessé à mort. De ces rencontres il n’a encore été
pris, il ne sera peut-être pris aucun cliché. Des indications et
un croquis fournis par un spectateur du combat que nous avons
déjà mentionné (numéro du 24 octobre) ont du moins permis d’en
représenter très exactement la phase finale. C’était à Jonchery,
près de Reims. Un avion allemand, du type «Aviatik», après
avoir survolé nos troupes, se préparait à regagner son camp.
Aussitôt, le sergent Frantz et le soldat Quenault s’envolent sur
un biplan armé d’une mitrailleuse. Arrivé à une grande hauteur,
l’appareil français attaque son adversaire de flanc: bientôt le
moteur de celui-ci explose, déterminant l’incendie de l’appareil
qui s’abat lourdement dans les lignes françaises. Des deux côtés
les soldats étaient sortis de leurs tranchées pour mieux suivre
les péripéties du drame. Tandis que les débris de l’ «Aviatik»
achevaient de flamber près de deux corps carbonisés, ils virent
le biplan français descendre majestueusement, en décrivant de
grands orbes autour du brasier.
[Illustration: LE CHAMP DE BATAILLE DES FLANDRES ET DE L’ARTOIS
_Croquis panoramique par L. TRINQUIER_]
[Illustration: LES FUNÉRAILLES DU ROI CAROL Ier DE ROUMANIE A
BUCAREST
Le char funèbre, suivi par le cheval favori du souverain, par
le nouveau roi Ferdinand Ier (que désigne le signe ×), marchant
entre ses fils, les princes Carol et Nicolas, et par un immense
cortège, passe sur le grand boulevard Lascar-Catargiu.
_Photographie C.-G. Basiliad, prise le 12 octobre, et parvenue
à Paris le 30 seulement, par suite des difficultés des
communications._]
[Illustration: Les mêmes deuils que chez nous: une femme et
ses enfants devant le corps d’un volontaire serbe mort de ses
blessures.]
[Illustration: Les mêmes tranchées que sur les lignes de l’Aisne
en Bosnie, devant les hauteurs occupées par les Autrichiens.]