[178] V. tome II, p. 361.
[179] V. tome I, p. 5, et tome II, p. 403.
[180] Paule Payen, femme de Hugues de Lionne (voy. ce vol., p. 47),
ministre d'Etat, lequel mourut le 1er septembre 1671. Madame de
Lionne, née en 1630, s'étoit mariée à l'âge de quinze ans. Elle
mourut fort âgée, en 1704.
[181] Le comte de Fiesque étoit fort jeune encore. Né en 1647,
il avoit à peine vingt-trois au temps où se passe cette
histoire. Il étoit fils de Charles-Léon, comte de Fiesque, et de
madame de Fiesque, bien connue dans la société des précieuses
sous le nom de la reine Gillette. Elle étoit Gilonne d'Harcourt,
veuve du marquis de Piennes. La gêne où étoit le jeune comte
Jean-Louis de Fiesque s'explique par le désordre où la
négligence de ses parents avoit mis leur fortune. Louis XIV lui
fit payer par les Génois une somme de 300,000 livres, en échange
du comté de Lavagne, qui avoit été confisqué sur ses ancêtres
par la république génoise. (Voy. t. I, p. 52.)
[182] Emmanuel-François de Bonne de Créqui, duc de Lesdiguières;
petit-fils du maréchal de Créqui, il étoit fils de Charles de
Bonne de Créqui, gouverneur du Dauphiné, et de sa seconde femme
Anne de La Magdelaine de Ragny. Le duc Emmanuel-François, connu
sous le nom de comte de Sault jusqu'à la mort de son père,
épousa, le 12 mars 1675, Paule-Françoise-Marguerite de Gondi de
Retz, nièce du cardinal de Retz, et mourut en 1681.
[183] Les premiers fondements de l'Hôtel des Invalides furent
jetés le 30 novembre 1691, sur les dessins de l'architecte
Libéral Bruant.
[184] Madelaine de Lionne, fille de Hugues de Lionne, secrétaire
d'Etat, et de Paule Payen, épousa, le 10 février 1670,
François-Annibal d'Estrées, troisième du nom, marquis de Coeuvres,
petit-fils du maréchal et fils de ce marquis de Coeuvres dont le
premier volume de l'_Histoire amoureuse_ a déjà parlé. (Voy. I,
244.) Madame de Coeuvres mourut le 18 septembre 1684, laissant un
garçon et quatre filles. (Voy. II, 405.)
[185] Voy. ci-dessus, t. II, p. 431.
[186] Voy. ci-dessus, t. II, p. 436.
[187] La Vienne étoit barbier-étuviste. On ne prenoit pas
seulement des bains chez lui, comme chez ses autres confrères
moins connus, on y logeoit (voy. Furetière, Dict., vº _Baigneur_),
etc. L'on y recevoit tous les soins de toilette: La Vienne rasoit,
frisoit, parfumoit, coiffoit; il partageoit, comme baigneur, la
réputation de Prud'homme; comme coiffeur, celle de Champagne.
(Voy. madame de Sévigné, _Lettre_ du 4 avril 1671.) La Vienne
avoit un emploi à la cour. Il étoit un des huit barbiers du Roi,
servant par quartier, aux gages de six cents livres; il faisoit
son service dans le trimestre d'avril. Au-dessus de lui étoit un
barbier ordinaire aux gages de 800 livres: c'étoit Prud'homme.
[188] Sur le comte de Saint-Paul, voy. II, 197, 402, 403.
[189] Le ballet de Psyché, paroles de Benserade, fut dansé par le
Roi en 1656. Une autre pièce de Psyché, paroles de Quinault, de
Molière et de Corneille, fut jouée aux Tuileries, dans la salle
des machines, pendant le carnaval de 1670.
[190] Claude Petit, condamné au feu par le Parlement, à cause de
couplets impies qu'il avoit publiés, fut brûlé en Grève. (Voy.
_Mémoires_ de Jean Rou, publiés par la Société de l'histoire du
protestantisme françois, t. 2.)
[191] Camille d'Hostun, duc de Haston, marquis de La Beaune,
comte, et, en janvier 1703, maréchal de Tallard, étoit fils de
Roger d'Hostun, comte de Tallard, et de Catherine de Bonne. Né en
1652, le comte de Tallard avoit à peine dix-sept ou dix-huit ans à
l'époque qui nous occupe. Nous le retrouverons dans _La France
devenue italienne_.
[192] Le cimetière Saint-Jean étoit situé au bout de la rue de la
Verrerie, dans le quartier Sainte-Avoie. Malgré son nom, qu'il
conservoit toujours, le cimetière Saint-Jean étoit devenu un
marché dès l'année 1391, et il étoit entouré de nombreux cabarets.
(Voy. l'_Histoire des hôtelleries et cabarets_, par M. Ed.
Fournier, et les _Variétés historiques et littéraires_ de la
Bibliothèque elzevirienne publiées par lui, _passim_.)
[193] Le marquisat de Sablé étoit alors passé de la maison de
Laval à la maison de Servien. Abel Servien, oncle de M. de Lionne,
dont il est parlé ici, étoit marquis de Sablé. C'est de son fils
qu'il est ici question. Celui-ci, né en 1644, mourut sans alliance
en 1710; il fut, après son père, sénéchal d'Anjou.
[194] Jacques Rouxel de Grancey, maréchal de France, gouverneur de
Thionville, né en 1602, étoit fils de Pierre de Grancey et d'une
fille du maréchal de Fervaques. Marié une première fois à
Catherine de Mouchy, soeur du maréchal d'Hocquincourt, il épousa
en secondes noces Charlotte de Mornay, fille de P. de Villarceaux.
Il ne laissa pas moins de dix-neuf enfants, dont sept du premier
lit, douze du second. Le maréchal de Grancey mourut le 20 novembre
1680.
[195] Voy. t. 2, p. 443.
[196] Le fort l'Evêque étoit surtout une prison pour dettes. Il
étoit situé au milieu de la rue Saint-Germain-l'Auxerrois.
Antérieurement, c'étoit le siége de la juridiction épiscopale;
mais, dit Hurtaut, comme il y avoit dans Paris dix-neuf
juridictions de seigneurs, l'incertitude de leurs limites causoit
souvent des conflits. Par édit de février 1674, toutes ces
juridictions furent réunies à celle du Châtelet. On conserva
seulement les justices d'Enclos, comme celles de l'archevêché,
etc. A l'époque qui nous occupe, il semble qu'il reçut les
gentilshommes punis par le tribunal d'honneur des maréchaux de
France.
[197] Il s'agit ici de la seconde femme du maréchal, Charlotte
de Mornai. (Voy. l'avant-dernière note. Cf. I, 113.)
[198] Nous avons dit dans une note précédente (voy. ci-dessus, p.
230) que le Maréchal de Grancey avoit eu dix-neuf enfants. Il nous
seroit difficile de dire de quelles filles et de quel fils entend
parler l'auteur.
[199] De grandes oreilles plates. (_Note du texte._)
[200] Charles-Nicolas de Bonne de Lesdiguières, marquis de
Ragny, par sa mère, Anne de la Madelaine de Ragny, seconde femme
de son père.
[201] Sur Gaston, marquis, puis duc de Roquelaure, fils du
maréchal, voyez une longue et savante note de M. P. Boiteau, t. 1,
p. 163.
[202] La mère du maréchal de Grancey étoit Charlotte de Hautemer,
comtesse de Grancey, fille de Guillaume, seigneur de Fervaques,
maréchal de France.
[203] Monsieur, duc d'Anjou, frère de Louis XIV.
[204] M. le duc, fils du grand Condé.
[205] La comtesse de Maré étoit Marie-Louise Rouxel de Grancey,
mariée le 11 novembre 1665 à Joseph Rouxel, fils de Guillaume
Rouxel, lequel étoit frère du maréchal. A l'époque où nous sommes
arrivés, madame de Maré étoit veuve depuis 1668, année où son mari
fut tué, à Candie. Après la mort de sa mère, madame de Maré fut
gouvernante de mademoiselle d'Orléans, depuis duchesse de
Lorraine, puis des princesses filles de Philippe, duc d'Orléans,
régent.
[206] Cette chanson se trouve partout. C'est une longue suite de
couplets où paroît à plusieurs reprises madame de Maré, et, à côté
d'elle, madame de Grignan, madame d'Alluye, madame de Fiesque,
madame de Lamothe, madame de Belin, etc., etc. On attribue à cette
pièce la date de 1670.
[207] La grande écurie du Roi étoit située derrière le grand
pavillon du château des Tuileries, du côté de la rue Saint-Honoré,
entre cette rue et le logement du grand écuyer. Quant à la petite
écurie, elle étoit entre la rue d'Enghien et la rue de la
Michodière. C'est de la grande écurie qu'il est ici question.
[208] Le Pont-Rouge, autrefois, étoit le pont qui relioit la cité
et l'île Notre-Dame. Depuis, et au temps qui nous occupe, on
appeloit Pont-Rouge, après l'avoir appelé pont Barbier et pont
Sainte-Anne, le pont que nous appelons maintenant pont des
Tuileries. Ce pont fut longtemps, et encore à la fin du
dix-huitième siècle, le seul qui traversât la Seine dans toute sa
largeur. Jusqu'en 1685, qu'il fut emporté et remplacé par un pont
de pierre, ce pont resta construit en bois peint en rouge, et de
là son nom.
[209] Voy. t. 1, p. 244.--Le vieux maréchal étant mort le 5 mai
1670, cette date aide à fixer l'époque où fut composé ce pamphlet,
qui ne peut être antérieur à 1669.
[210] Le mot _s'encanailler_ est signalé dans le Dictionnaire des
Précieuses comme ayant été inventé par la comtesse de Maulny.
[211] La mère du maréchal d'Estrées étoit Françoise Babou de la
Bourdaisière, et il étoit frère de Gabrielle, marquise de
Monceaux, duchesse de Beaufort, maîtresse de Henri IV.
[212] Le maréchal d'Estrées eut trois femmes. Il épousa d'abord
Marie de Béthune-Charost, morte en 1628; puis Anne-Hubert de
Montmort, veuve de Charles de Thémines, morte le 25 juillet 1661;
et enfin Gabrielle de Longueval, fille d'Achille, seigneur de
Manicamp, qui mourut le 11 février 1687, dix-sept ans après lui.
Mademoiselle de Longueval étoit soeur de Bernard de Longueval,
marquis de Manicamp.
[213] Sur Bernard de Longueval, marquis de Manicamp, voy. une
longue note, t. 1, p. 68.
[214] Le chevalier de Lorraine, trop connu par sa liaison avec
Monsieur, frère de Louis XIV (voy. t. 1, p. 8), étoit second fils
de Henri de Lorraine, chef de la maison d'Armagnac, et de
Marguerite de Cambout, veuve du duc de Puylaurens. Né l'an 1643,
le chevalier de Lorraine mourut le 8 décembre 1702. Il portoit le
titre de chevalier, comme chevalier de Malte. Nous le retrouverons
dans plusieurs pamphlets. (V. I, 113, etc.)
[215] Le chevalier de Chastillon n'appartenoit pas à la famille de
Coligny, dont faisoit partie une branche de Chastillon qui
s'éteignit pendant la Fronde, mais à la famille de Chastillon,
tronc non moins illustre d'où sortirent aussi plusieurs branches.
Le chevalier de Chastillon dont il est parlé ici étoit Claude
Elzéar, fils de François de Chastillon, seigneur de Bois-Rogues.
Claude Elzéar fut premier gentilhomme de la chambre de Philippe de
France, duc d'Orléans.
[216] François-Henri de Montmorency, comte de Bouteville, duc de
Piney-Luxembourg par suite de son mariage avec Catherine de
Clermont-Tallard, héritière du Luxembourg. Il étoit fils de ce
malheureux comte de Boutteville qui fut puni de mort à la suite de
son duel avec le comte des Chapelles, et père de la belle duchesse
de Chastillon.
[217] La seigneurie de Lessai étoit dans la famille de Briçonnet.
Nous ne saurions dire duquel des Lessai il est ici question;
seulement, par exclusion, nous pouvons écarter deux personnages de
ce nom dont l'un fut maître d'hôtel du Roi beaucoup plus tôt, et
l'autre enseigne des gardes du corps beaucoup plus tard. (M.
Dubail nous est inconnu.)
[218] César d'Estrées, alors évêque et duc de Laon, fut nommé
cardinal en 1671.
[219] L'hôtel de Lesdiguières étoit cette superbe maison qu'avoit
fait construire Sébastien Zamet dans la rue de la Cerisaie.
François de Bonne, premier duc de Lesdiguières, l'avoit achetée de
lui.
[220] Le cardinal d'Estrées fit, en effet, plusieurs voyages à
Rome, postérieurement à l'époque qui nous occupe.
[221] Faire gilles, s'enfuir.
[222] M. de Lionne mourut le 1er septembre 1671, à l'âge de
soixante ans.
[223] L'édition de 1754 ajoute: «avec Monseigneur.»
[Cul-de-lampe]
HISTOIRE
DE LA MARÉCHALE
DE LA FERTÉ.
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