«Wurtzen, le 9 octobre 1813, une heure et demie du matin.
«L'Empereur ordonne que vous fassiez partir à six heures du matin le
général Latour-Maubourg, avec tout le premier corps de cavalerie; le
général Lefebvre-Desnouettes avec toute la cavalerie de la garde; la
brigade du général Piré et la brigade du général Vallin. Pendant la
marche, le général Lefebvre sera sous les ordres du général
Latour-Maubourg. Donnez vos ordres pour que ces corps arrivent le plus
tôt possible à Eulenbourg, où l'Empereur se trouvera de sa personne. Il
est nécessaire qu'ils y soient à onze heures du matin, et qu'ils battent
le chemin direct de Düben. Prescrivez au général Lefebvre et au général
Latour-Maubourg d'envoyer chacun un officier auprès de l'Empereur pour
faire connaître l'heure à laquelle ils arriveront. Cette cavalerie
nettoiera ainsi tout le pays depuis la route de Leipzig à Eulenbourg
jusqu'à celle de Leipzig à Düben.
«Quant à vous, monsieur le maréchal, portez-vous aujourd'hui, avec votre
corps d'armée, sur la route de Düben; vous aurez votre cavalerie légère
et la division de cavalerie du général Lorge. Vous ferez éclairer par
une colonne mobile la route de Leipzig à Delitzsch.
«Accélérez le retour de la division que vous avez détachée, et placez-la
en réserve. Cela n'empêche pas, monsieur le maréchal, que vous ne
fassiez partir à six heures du matin une bonne avant-garde d'infanterie,
de cavalerie et d'artillerie, et que vous ne la suiviez avec vos deux
divisions, attendu qu'il est nécessaire que vous soyez à la hauteur
d'Eulenbourg aujourd'hui avant onze heures du matin.
«L'Empereur sera à huit heures du matin à Eulenbourg, marchant,
aujourd'hui 9, avec cent vingt mille hommes sur Düben.
«Pour le prince vice-connétable, major général,
«Le général de division, chef de l'état-major,
«Comte MONTHION.»