Nous terminerons ce volume en rassemblant dans quatre planches divers
petits bronzes représentant des animaux et des masques, et dont les
figures servent de vignettes et de culs-de-lampe à l'édition royale. La
naïveté qui règne dans ces petits sujets, et souvent la perfection avec
laquelle ils sont traités, prouvent combien le goût des anciens savait
se plier à tous les genres.
FIG. I (_Préf. pag. 3, 273 de l'Edition royale._)
Sphinx grec. Cette espèce de Sphinx se distingue par les aîles et par
les mamelles; le Sphinx égyptien était sans aîles: des Sphinx comme
celui-ci se trouvent souvent dans les monumens grecs, où ils sont un
attribut de Bacchus. Une pareille figure était l'emblème de l'île de
Chio, et paraît constamment sur les monnaies de cette île.
FIG. II (_pag. 71, 278, t. V de l'Edition royale._)
Truie votive avec une inscription. La truie fut la première victime
qu'on offrit dans les sacrifices. On l'immolait dans les traités de
paix, dans les noces, et généralement dans les lustrations et les
expiations. Chez les Romains, on sacrifiait une truie pleine à Hercule
et à Cérès avant le douzième jour des kalendes de janvier (_Macr. Sat.
III, 2_). Parmi les conjectures nombreuses données pour l'explication de
l'inscription, voici celle qui paraît la plus simple:
HER_culi_ VOE_sius_ M_arci_ L_ibertus._
A Hercule, Vsius affranchi de Marcus.
On sait que les affranchis joignaient à leur nom propre le nom de leur
patron, et que souvent ils prenaient ce nom seul. On en peut voir des
exemples dans _Muratori_ et dans _Gruter_; ce dernier fait mention de la
famille _Vsia_ (P. CCCLXXIX, 12).
FIG, III (_ibid. pag. 4, 273_).
Chameau avec un double panier; c'est ce qu'on appelait proprement
_Clitell_.
FIG. IV (_ibid. pag. 95, 279_).
Biche d'un excellent travail.