008--La mandoline l'œillet et le bambou

[la mandoline]

comme la balle à travers le corps le son traverse la vérité car la raison

c'est ton art femme

o batailles la terre tremble comme une ma[n]doline

[l'œillet]

Que cet œillet te dise la loi des odeurs qu'on n'a pas encore promulguée

et qui viendra un jour régner sur nos cerveaux bien + précise &

+ subtile que les sons qui nous dirigent

Je préfère ton nez à tous tes organes ô mon amie

Il est le trône de la future sagesse

[le bambou]

Ô nez de la pipe les odeurs-centre fourneau y forgent les chaînes univers

infiniment déliées qui lient les autres raisons formelles

Calligrammes: Poèmes de la paix et de la guerre (1913-1916) · 第 142 / 155 题