N° 1, LETTRE DU MAMOUR.

Lui (Dieu). le plus cher des amis, le trésor des compagnons, notre ami

chéri, le très-honoré, le général, le seigneur, le respectable, que le

Dieu très-haut le conserve.

Après la présentation de mes salutations avec le plus vif désir (de

vous voir), le but de cet écrit est: 1° de m'informer de votre glorieuse

personne; 2° hier nous convînmes avec Votre Excellence qu'au jour de la

date (de cette lettre) nous resterions ensemble, pour nous voir et pour

augmenter l'amitié. Au jour de la date, nous fîmes les préparatifs

convenables; mais nous sommes allés le matin à Terrah pour une affaire,

et au retour nous avons vu que vous étiez parti en bonne santé. Par

suite de cela, vous avez une dette à acquitter envers nous; mais nos

réclamations sont pour l'époque de votre heureux retour, lorsque nous

vous reverrons dans la plus parfaite santé. Vous recevrez Salamè et

Nicolas (deux serviteurs du mamour, l'un arabe, l'autre grec). Que le

Dieu très-haut vous ramène sains et saufs, et puissions-nous vous revoir

eux et Votre Excellence doués de la plus parfaite santé; que le Dieu

très-haut vous conserve.

Écrit le 3 de djoumadi premier de l'année 44 (ou 1244 de l'hégire, 14

novembre 1828 de J.-C.).

De la part de l'ami Mohammed, mamour de Tahta et de Djerdjé.

Lettres écrites d'Égypte et de Nubie en 1828 et 1829 · 第 71 / 82 题