Lui (Dieu). le plus cher des amis, le trésor des compagnons, notre ami
chéri, le très-honoré, le général, le seigneur, le respectable, que le
Dieu très-haut le conserve.
Après la présentation de mes salutations avec le plus vif désir (de
vous voir), le but de cet écrit est: 1° de m'informer de votre glorieuse
personne; 2° hier nous convînmes avec Votre Excellence qu'au jour de la
date (de cette lettre) nous resterions ensemble, pour nous voir et pour
augmenter l'amitié. Au jour de la date, nous fîmes les préparatifs
convenables; mais nous sommes allés le matin à Terrah pour une affaire,
et au retour nous avons vu que vous étiez parti en bonne santé. Par
suite de cela, vous avez une dette à acquitter envers nous; mais nos
réclamations sont pour l'époque de votre heureux retour, lorsque nous
vous reverrons dans la plus parfaite santé. Vous recevrez Salamè et
Nicolas (deux serviteurs du mamour, l'un arabe, l'autre grec). Que le
Dieu très-haut vous ramène sains et saufs, et puissions-nous vous revoir
eux et Votre Excellence doués de la plus parfaite santé; que le Dieu
très-haut vous conserve.
Écrit le 3 de djoumadi premier de l'année 44 (ou 1244 de l'hégire, 14
novembre 1828 de J.-C.).
De la part de l'ami Mohammed, mamour de Tahta et de Djerdjé.