Lyon, mai 1925.
J’ai peint à la vérité d’après nature, mais je n’ai pas toujours
songé à peindre celui-ci ou celui-là dans mon livre des Mœurs.
J’ai pris un trait d’un côté et un trait d’un autre; et de ces
divers traits qui ne pouvaient convenir à une même personne,
j’en ai fait des peintures vraisemblables, cherchant moins à
réjouir les lecteurs par le caractère ou, comme le disent les
mécontents, par la satire de quelqu’un qu’à leur proposer des
défauts à éviter et des modèles à suivre.
La Bruyère.