Vers 7737-7771. (Voir la _note_ 17 du tome I.)

Ici Jehan de Meung recommande de donner des chapeaux de fleurs, pour se

rendre favorables les geÙliers de Bel-Accueil. C'est sans doute de ce

bon vieux temps dont parle ClÈment Marot, _Rondeau du siËcle antique_:

O˘ un bouquet donnÈ d'amour profonde,

C'Ètoit donnÈ toute la terre ronde.

Alors, comme le remarque Coquillart dans ses droits nouveaux:

On aimoit pour un tabouret,

Pour un espinglier de velours,

Sans plus pour un petit touret.

Il en co˚toit peu en ce temps-l‡ pour donner ‡ sa maÓtresse des marques

de galanterie,

Car seulement au coeur on se prenoit,

comme le dit Marot au rondeau dÈj‡ citÈ. (Lantin de Damerey.)

Note 62, pages 220-221.

Vers 7756-7792.

_Interdum lacrymae pondera vocis habent_.

(Ovid., _Epist. ex P_., lib. III, I, car. 15B.)

[p. 426]

Note 63, pages 220-221.

Vers 7760-7796. Voici encore un des conseils d'Ovide, pour tromper les

femmes trop crÈdules:

_Et lacrymae prosunt; lacrymis adamenta movebis_

_Fac madidas videat, si potes, illa genas._

_Si lacrymae (neque enim veniunt in tempore semper)_

_Deficient, udd lumina tange manu_.

(Ovid., _De Arte amandi_, lib. I, 659.)

(Lantin de Damerey.)

Note 64, pages 222.

Vers 7800. Je n'ai trouvÈ dans aucun des manuscrits que j'ai consultÈs

le mot _baron_, qui se lit dans toutes les Èditions de cet ouvrage.

(MÈon.)

Note 65, pages 228.

Vers 7891 et 7892.

C'est li faillir envis peisibles,

Tant est noviaux delis possibles.

Traduction:

On peut Èchouer, malgrÈ tout, mais paisiblement,

Tant le plaisir qu'on poursuit est possible.

Le sens de ce distique est assez obscur, et il semble que les Èditeurs

aient pris ‡ t‚che de l'obscurcir encore davantage.

En effet, MÈon termine le premier vers par _envis possibles_, et le

second par _dÈlis peisibles_. Dans l'impossibilitÈ o˘ nous nous

trouvions de traduire ces [p. 427] deux vers d'une faÁon satisfaisante,

nous avons consultÈ plusieurs Èditions. La premiËre en date, Jehan

DuprÈ, de la fin du XVe siËcle, termine le premier vers par _envis

passibles_, le second par _delis possibles_. Le sens est plus obscur que

jamais. Marot termine le premier vers par _envis peisibles_, et le

second par _delis possibles_. Enfin, M. Francisque Michel copie MÈon, se

contentant de mettre en marge la traduction de _envis_, malgrÈ eux, et

de _delis_, jouissance. Nous avons adoptÈ la version de Marot comme la

plus intelligible. Toutefois, ‡ ceux qui ne partageraient pas notre

opinion, nous offrons la variante suivante:

On risque, il est vrai, de faillir,

Mais pour paisiblement jouir.

Note _66, page_ 234.

Vers 8010. _Acertes_. Nous ne savons pourquoi M. Francisque Michel Ècrit

_‡ certes_.

Note 67, pages 236-237.

Vers 8030-8070.

_Arguet, arguito; quicquid probat illa, probato;_

_Quod dicit, dicas: quod negat illa, neges._

_Riserit, arride; si flebit, flere memento_.

(Ovid., _De Art. am_., lib. II, 199.)

Note 68, pages 238-239.

Vers 8070-8110.

_Seu ludat numerosque manu jactabit eburnos,_

_Tu male jactato, tu male jacta dato._

[p. 428]

_Seu jacies talos, victam ne paena sequatur,_

_Damnosi facito sient tibi saepe ranes._

_Sive latrocinii sub imagine calculus ibit,_

_Fac pereat vitro miles ab hoste tuus_.

(Ovid., _De Arte am_., lib. II, 203.)

Note 69, pages 240-241.

Vers 8085-8126.

_In gremium pulvis si fortË puellae_

_Deciderit, digitis excuctentus erit._

_Et si nullus erit pulvis, tamen excute nullam_.

(Ovid., _Ibid_., lib. I, carm. 149.)

Note 70, pages 246-247.

Vers 8170-8210. Roland, neveu de l'empereur Charles-Magne, se rompit une

veine en sonnant de son cor, que l'on entendoit ‡ plus de sept lieues,

ce qui contribua autant ‡ sa mort que la soif ardente qu'il ne put

Ètancher, ayant trouvÈ que le ruisseau dans lequel il alloit puiser de

l'eau avec son armet Ètoit tout rouge de sang. (Suite de

_Roland-le-Furieux_.) Il mourut dans la vallÈe de Roncevaux, entre

Pampelune et Saint-Jean-Pied-de-Port, dans le royaume de Navarre.

(Lantin de Damerey.)

Note 71, pages 246-247.

Vers 8172-8212. Guenelon, Ganelon, ou Ganes. C'est dans les romans le

nom d'un traÓtre qui, pour de l'argent, livra l'armÈe des FranÁois ‡

Marsille, [p. 429] roi des Sarrazins, et fut cause de leur dÈfaite ‡

Roncevaux.

Charles-Magne, informÈ de cette trahison, envoya Ganelon ‡

Aix-la-Chapelle, o˘ il fut ÈcartelÈ. (Du Haillan, _Histoire des rois de

France_.)

Du Tillet, dans son _Recueil des rois de France_, page 261, Èdition de

1618, ´raconte autrement l'avanture de Ganelon, dont il fait un

archevÍque de Sens, qui prit, par grande ingratitude, et contre son

serment de fidÈlitÈ, le parti de Louis, roi de Germanie, en l'invasion

qu'il fit du royaume de France contre Charles-le-Chauve. Celui-ci

l'accusa du crime de lËze-majestÈ au Concile de l'Eglise gallicane,

assemblÈ de douze provinces au forsbourg de Toul en Lorraine, l'an 859,

et de lui est tournÈe en proverbe ´la trahison de Ganelon,ª non de la

dÈfaite de Roncevaux, qui, comme rÈcite …ghinard en la vie de

Charles-Magne, advint par la charge que les Basques (lors appelÈs

Gascons), Ètant en emb˚che, donnËrent ‡ l'arriËre-garde de l'armÈe de

Charles-Magne, o˘ vÈritablement moururent: AnsÈaume, maire du Palais;

Eghard, grand-maÓtre de France, et Rutland, amiral de Bretagne, lequel

n'Ètait neveu dudit Charles-Magne, car il n'eut qu'une soeur, madame

Gisle de France, dËs sa jeunesse religieuse. N'eurent les Basques que

leur cupiditÈ pour guide, sans intelligence dans l'armÈe des FranÁois;

la surprinse fut pour l'avantage du lieu que lesdits Basques choisirent.

La postÈritÈ ignorant l'infidÈlitÈ dudit archevÍque, et ayant le

proverbe ancien, a composÈ la fable de Gannez, Ècrite Ës romans.ª

(Lantin de Damerey.)

[p. 430]

Note 72, pages 254-255.

Vers 8296-8337.

_Non habet undÈ suum paupertas pascat amorem_.

(Ovid., _Remed, am_., V. 749.)

Note 73, pages 256-257.

Vers 8314-8354.

_Felix quem faciunt aliena pericula cautum_.

Note 74, pages 256.

Vers 8315.

Vaillans hons suel estre clamÈs.

_Vaillant homme j'ai coutume d'Ítre nommÈ_.

…videmment la version de MÈon est mauvaise. _Suel_ est la premiËre

personne de l'indicatif prÈsent. La suite de la phrase prouve qu'il

faudrait l'imparfait. Aussi prÈfÈrons-nous la version des Èditeurs des

XVe et XVIe siËcles, qui mettent:

Vaillans soulois estre clamÈs.

Note 75, pages 264-265.

Vers 8463-8509. Pyritho¸s, fils d'Ixion, fut roi des Lapithes; il Ètoit

ami intime de ThÈsÈe. …tant allÈ, accompagnÈ de ce hÈros, pour enlever

la femme du roi des Molossiens, ce prince, qui n'entendoit pas raillerie

sur cet article, le fit dÈvorer par ses chiens.

[p. 431]

J'ai vu Pyritho¸s, triste objet de mes larmes,

LivrÈ par ce barbare ‡ des monstres cruels

Qu'il nourrissoit du sang des malheureux mortels.

(Racine, _PhËdre_, acte III; scËne V.)

(Lantin de Damerey.)

Note 76, pages 266-267.

Vers 8501-8547. Ce que Jehan de Meung remarque sur la foi qu'on doit

ajouter aux tÈmoignages des mendians est tirÈ du Digeste:

_Testium fides diligenter examinanda est, ideoque explorandum est si

conditio_, etc. _An locuples, vel egens sit velucri caus‚ quid facile

admittat_. (Lib. XXII, tit. 5, lege Julia.) _Cavetur ne in reum

testimonium dicere liceret qui_, etc.; _et qui palam quoestum faciet

fuerit ve_. (Lege e‚dem.)

_Lucri causa moveri egenus facile praesumitur_. (Cicero pro Fonteio.)

En effet, une personne dans l'indigence est plus facile ‡ corrompre que

celle qui est riche. (Lantin de Damerey.)

Note 77, pages 268-269.

Vers 8515-8562. Les galans qui ne voudront pas se ruiner auprËs des

femmes trouveront ici de quoi leur faire des prÈsents ‡ bon marchÈ.

Ovide, qui Ètoit un vieux routier en fait d'amour, apprend la maniËre de

donner beaucoup et ‡ peu de frais:

_Nec dominam jubeo pretioso munere dones;_

_Parva, sed Ë parvis callidus apta dato_

_ Dum benÈ dives ager, dum rasni pondere nutant,_

_Afferat in calatho rustica dona pucri:_

[p. 432]

_Rure suburbano poteris tibi dicere missa,_

_Illa tibi in sacr‚ sint licet emptu vi‚._

_Afferat aut uvas, aut quas Amaryllis habebat;_

_At nunc castantas, nunc amat illa nuces_.

(_De Art. am_., lib. II, 261.)

Voil‡ les prÈsens de l'ÈtÈ. Il y a apparence que ceux de l'hiver

n'Ètoient pas plus considÈrables. (Lantin de Damerey.)

Note 78, pages 268-269.

Vers 8532-8578. _Jorroises_. Je crois qu'il ne faut point mettre de

virgule aprËs _beloces_ ni aprËs _d'avesnes_; en ce cas-l‡, le sens

seroit: bouquet d'avoine qui vient dans les terres appelÈes _jorroises_.

Les paysans en Bourgogne donnent le nom de _boulÈe_ ‡ des raisins

attachÈs en boule, dont ils font des prÈsens, pendant la vendange, aux

gens de leur connoissance qui n'ont point de vignes; ainsi _beloces,

d'avesne_, ou _boulaces_, comme je l'ai lu dans un manuscrit,

signifieroit une poignÈe d'avoine avec sa paille, ramassÈe en une espËce

de bouquet ou de boule. Les anciens disoient une boulÈe de clÈs, parce

qu'alors elles Ètoient attachÈes par un cordon ‡ une boule de bois.

Cette explication de _beloces_ n'est qu'une conjecture, mais je la crois

soutenable, en ce que Jehan de Meung ayant parlÈ de prunes au vers 8528,

il Ètoit fort inutile d'en parler quatre vers plus bas.

A l'Ègard de _jorroises_, o˘ le manuscrit Bouhier met _jorreuses_, qui

se rapporte ‡ avoine, Du Cange, au mot _joria_, donne ‡ entendre que

c'est le nom d'une terre destinÈe ‡ rapporter de la graine; ainsi, [p.

433] _avesnes, jorroises_ ou _jorreuses_ seroient des avoines crues dans

un champ propre pour cette espËce de graine. (Lantin de Damerey.)

Note 79, pages 270-271.

Vers 8548-8594.

Biaux dons soustienneat maint bailli

Qui fussent ore mal bailli.

Traduction littÈrale: ´Beaux dons soutiennent maints baillis qui

seraient aujourd'hui mal gardÈs ou mal-lotis.ª Le jeu de mots est

intraduisible. On peut interprÈter ces vers de deux maniËres: ´1∞ Beaux

dons soutiennent maints baillis, maints juges, qui, sans eux, ne

pourraient mener si grand train qu'ils font d'ordinaire;ª ´2∞ Beaux dons

soutiennent les juges prÈvaricateurs qui, sans eux, seraient dËs

longtemps punis comme ils le mÈritent.ª (P.M.)

_Bailli_, c'est-‡-dire gardien. Le grand bailli et le sÈnÈchal Ètaient

une mÍme chose, tous deux gardiens et conservateurs des biens du peuple,

contre les vexations des juges ordinaires. On disoit aussi _bail_, et

dans Ville-Hardouin on trouve _bals_, dans le mÍme sens. _Bailli_ vient

de _bajulus_, par corruption de _bailus_ et _balius_. (Lantin de

Damerey.)

Note 80, pages 270-271.

Vers 8556-8602.

_Omnia sumpta ligant_.

[p. 434]

Note 81, pages 272-273.

Vers 8579-8624.

_Nec minor est virtus, quam quaerere, parta tueri_.

(Ovid., _De Art. am_., lib. II, 13.)

Note 82, pages 272.

Vers 8595. _Mal-feu, mal-fu, mah-flambe_. ´Que le mal-feu vous arde! que

le mal-feu vous br˚le!ª ImprÈcation fort usitÈe dans les XIIe

XIIIe et XIVe siËcles, qui a tirÈ son origine d'une maladie

ÈpidÈmique dont les Parisiens furent attaquÈs sous Louis VI, en 1131, et

que l'on nomma la maladie des ardents, et ensuite le charbon. Ceux qui

en Ètoient attaquÈs mouroient sur le champ. On eut recours aux priËres,

et on porta processionnellement la ch‚sse de sainte GeneviËve ‡ l'Èglise

de Notre-Dame; tous les historiens sont d'accord que cette relique,

Ètant dans la rue Neuve-Notre-Dame, cette maladie cessa. En mÈmoire de

ce miracle, on Èdifia au mÍme endroit une Èglise sous le nom de

Sainte-GeneviËve-des-Ardents, qui fut ÈrigÈe en paroisse. Elle fut

dÈtruite en 1747 et rÈunie en la paroisse de la Magdelaine, en la CitÈ.

On fait la fÍte de la commÈmoration de ce miracle le 26 novembre.

(Lantin de Damerey.)

[p. 435]

Note 83, pages 274-275.

Vers 8605-8649.

_Unus Iberinoe vir sufficit? Ocyus illud_

_Extorquebis, ut haec oculo contenta sit uno_.

(JuvÈnal, _Satyre_ VI, v. 53.)

Note 84, pages 276-277.

Vers 8664-8708. _Besans, besens_. C'Ètoient des piËces d'or de la valeur

de dix sols, suivant l'Èvaluation faite par Du Cange, en parlant de la

ranÁon de saint Louis, o˘ il dit que le marc d'argent valoit huit besans

en or, et quatre livres, ou quatre-vingt-dix sous en argent, d'o˘ il

rÈsulte que chaque besant valoit dix sous. Cette monnoie Ètoit appelÈe

ainsi parce qu'elle avoit commencÈ d'avoir cours dans la ville de

Byzance. (Lantin de Damerey.)

Note 85, pages 276-277.

Vers 8669-8712. A partir de ce vers jusqu'au vers 10011, ce passage a

Èvidemment ÈtÈ rajoutÈ aprËs coup. Le lecteur est assez embarrassÈ, du

reste, en retrouvant la suite des prÈceptes d'Ami, aprËs 1331 vers de

leÁons _buissonniËres_. On ne saurait attribuer ce passage ‡ des

copistes, puisque nous y trouvons le fameux distique qui faillit,

suivant ThÈvet, co˚ter si cher ‡ notre poËte. Si cette anecdote n'est

pas prouvÈe, elle fait supposer que jamais personne n'a songÈ ‡

contester ‡ Jehan de Meung la paternitÈ de cette partie du Roman. Il en

est de mÍme du passage signalÈ ‡ la note 31 du prÈsent [p. 436] volume.

On verra, par ces deux exemples, combien maÓtre Jehan mettait de

nÈgligence dans ces rajustements; nous verrons dans le volume suivant

qu'il a poussÈ le sans-gÍne jusqu'‡ intercaler un passage, ‡ peu prËs de

la taille des deux ci-dessus, au milieu mÍme d'une phrase!

Note 86, pages 278.

Vers 8701. _Luz_, brochet, du latin _lucius_. C'est le tyran des

poissons; car il dÈvore, non seulement ceux d'une espËce diffÈrente de

la sienne, mais les brochetons ses confrËres n'Èchappent point ‡ sa

voracitÈ.

_Lucius est piscis, rex aique tyrannus aquarum_,

dit l'Ècole de Salerne.

Albert-le-Grand prÈtend que le brochet ne fait point de mal ‡ la perche,

‡ cause que les Ècailles de son dos sont trop piquantes; il veut mÍme

qu'il y ait entre ces deux poissons une espËce de sympathie, et que,

lorsque le brochet a reÁu quelque blessure, il va auprËs de la perche

qui le guÈrit en le touchant. (In: _Commentario scholae Salernae_.)

(Lantin de Damerey.)

Note 87, pages 278-279.

Vers 8704-8748. _Graine_. M. Francisque Michel traduit: _cochenille_. Ce

qu'on appelle ´graine de cochenille,ª encore aujourd'hui, est l'insecte

employÈ pour la teinture. Quoiqu'il existe, de tout temps, un insecte de

la mÍme famille (kermËs) dont les Orientaux [p. 437] et les ProvenÁaux

teignent les Ètoffes, l'usage de la cochenille ne fut importÈ du Mexique

en Europe qu'au XVIe siËcle, et nous pensons que la traduction de

_graine_ par _cochenille_, si savante qu'elle soit, est plus

qu'aventurÈe ici.

Note 88, pages 280.

Vers 8714-8716. Ces deux vers sont faux; ils ont un pied de trop. Du

temps de Jehan de Meung ´avoientª comptait pour trois pieds dans le

corps du vers.

Note 89, pages 282-283.

Vers 8769-8811.

_Non bene conveniunt, nec in un‚ sede movantur_

_Majestas et amor_.

(Ovide, _MÈtamorph_., lib. II, v. 8 et 9.)

Note 90, pages 284-285.

Vers 8796-8836. _Male-semaine._ C'est l'Èpoque des menstruations de la

femme.

Note 91, pages 286-289.

Vers 8831-8877.

A cui parÈs-vous ces chastaignes?

Il nous a ÈtÈ impossible de rien dÈcouvrir sur l'origine et le sens de

ce proverbe. Un instant cependant nous avons eu une lueur d'espoir, en

lisant [p. 438] la note de M. Francisque Michel, qui nous renvoyait au

mot _Chastaigne_, dans ses _…tudes de philologie comparÈe sur l'argot_.

Vite nous faisons l'acquisition de ce volume, et nous lisons: ´Peler

chastaignes, avoir du bien-Ítre. Puis, ajoute l'auteur, l'expression:

parer chastaignes, qui est peut-Ítre plus ancienne, paraÓt avoir un

autre sens.ª Suivent, sans plus, les deux vers du _Roman de la Rose_ o˘

figure ce proverbe!

Note 92, pages 288-289.

Vers 8855-8899. Nous avons eu un instant l'idÈe de

conserver _chapel_ et _appel_. Nous nous sommes, en

fin de compte, arrÍtÈ ‡ _chapeau_ et _appeau_. En effet,

_chapel_ et _chapeau_ sont ‡ peu prËs synonymes, tandis

qu'_appel_ et _appeau_ ont un sens trop tranchÈ

aujourd'hui pour pouvoir se mettre indiffÈremment l'un

pour l'autre.

Note 93, pages 290-291.

Le roman de la rose - Tome II · 第 58 / 64 题