A PROPOS DE _QUENTIN DURWARD_

Juin 1823.

Certes, il y a quelque chose de bizarre et de merveilleux dans le

talent de cet homme, qui dispose de son lecteur comme le vent dispose

d'une feuille; qui le promène à son gré dans tous les lieux et dans

tous les temps; lui dévoile, en se jouant, le plus secret repli du

coeur, comme le plus mystérieux phénomène de la nature, comme la page

la plus obscure de l'histoire; dont l'imagination domine et caresse

toutes les imaginations, revêt avec la même étonnante vérité le

haillon du mendiant et la robe du roi, prend toutes les allures,

adopte tous les vêtements, parle tous les langages; laisse à la

physionomie des siècles ce que la sagesse de Dieu a mis d'immuable et

d'éternel dans leurs traits, et ce que les folies des hommes y ont

jeté de variable et de passager; ne force pas, ainsi que certains

romanciers ignorants, les personnages des jours passés à s'enluminer

de notre fard, à se frotter de notre vernis; mais contraint, par son

pouvoir magique, les lecteurs contemporains à reprendre, du moins pour

quelques heures, l'esprit, aujourd'hui si dédaigné, des vieux temps,

comme un sage et adroit conseiller qui invite des fils ingrats à

revenir chez leur père. L'habile magicien veut cependant avant tout

être exact. Il ne refuse à sa plume aucune vérité, pas même celle qui

naît de la peinture de l'erreur, cette fille des hommes qu'on pourrait

croire immortelle si son humeur capricieuse et changeante ne rassurait

sur son éternité. Peu d'historiens sont aussi fidèles que ce

romancier. On sent qu'il a voulu que ses portraits fussent des

tableaux, et ses tableaux des portraits. Il nous peint nos devanciers

avec leurs passions, leurs vices et leurs crimes, mais de sorte que

l'instabilité des superstitions et l'impiété du fanatisme n'en fassent

que mieux ressortir la pérennité de la religion et la sainteté des

croyances. Nous aimons d'ailleurs à retrouver nos ancêtres avec leurs

préjugés, souvent si nobles et si salutaires, comme avec leurs beaux

panaches et leurs bonnes cuirasses.

Walter Scott a su puiser aux sources de la nature et de la vérité un

genre inconnu, qui est nouveau parce qu'il se fait aussi ancien qu'il

le veut. Walter Scott allie à la minutieuse exactitude des chroniques

la majestueuse grandeur de l'histoire et l'intérêt pressant du roman;

génie puissant et curieux qui devine le passé; pinceau vrai qui

trace un portrait fidèle d'après une ombre confuse, et nous force à

reconnaître même ce que nous n'avons pas vu; esprit flexible et solide

qui s'empreint du cachet particulier de chaque siècle et de chaque

pays, comme une cire molle, et conserve cette empreinte pour la

postérité comme un bronze indélébile.

Peu d'écrivains ont aussi bien rempli que Walter Scott les devoirs du

romancier relativement à son art et à son siècle; car ce serait une

erreur presque coupable dans l'homme de lettres que de se croire

au-dessus de l'intérêt général et des besoins nationaux, d'exempter

son esprit de toute action sur les contemporains, et d'isoler sa vie

égoïste de la grande vie du corps social. Et qui donc se dévouera, si

ce n'est le poëte? Quelle voix s'élèvera dans l'orage, si ce n'est

celle de la lyre qui peut le calmer? Et qui bravera les haines de

l'anarchie et les dédains du despotisme, sinon celui auquel la sagesse

antique attribuait le pouvoir de réconcilier les peuples et les rois,

et auquel la sagesse moderne a donné celui de les diviser?

Ce n'est donc point à de doucereuses galanteries, à de mesquines

intrigues, à de sales aventures, que Walter Scott voue son talent.

Averti par l'instinct de sa gloire, il a senti qu'il fallait quelque

chose de plus à une génération qui vient d'écrire de son sang et de

ses larmes la page la plus extraordinaire de toutes les histoires

humaines. Les temps qui ont immédiatement précédé et immédiatement

suivi notre convulsive révolution étaient de ces époques

d'affaissement que le fiévreux éprouve avant et après ses accès. Alors

les livres les plus platement atroces, les plus stupidement impies,

les plus monstrueusement obscènes, étaient avidement dévorés par une

société malade; dont les goûts dépravés et les facultés engourdies

eussent rejeté tout aliment savoureux ou salutaire. C'est ce qui

explique ces triomphes scandaleux, décernés alors par les plébéiens

des salons et les patriciens des échoppes à des écrivains ineptes ou

graveleux, que nous dédaignerons de nommer, lesquels en sont réduits

aujourd'hui à mendier l'applaudissement des laquais et le rire des

prostituées. Maintenant la popularité n'est plus distribuée par la

populace, elle vient de la seule source qui puisse lui imprimer un

caractère d'immortalité ainsi que d'universalité, du suffrage de ce

petit nombre d'esprits délicats, d'âmes exaltées et de têtes sérieuses

qui représentent moralement les peuples civilisés. C'est celle-là que

Scott a obtenue en empruntant aux annales des nations des compositions

faites pour toutes les nations, en puisant dans les fastes des siècles

des livres écrits pour tous les siècles. Nul romancier n'a caché plus

d'enseignement sous plus de charme, plus de vérité sous la fiction. Il

y a une alliance visible entre la forme qui lui est propre et toutes

les formes littéraires du passé et de l'avenir, et l'on pourrait

considérer les romans épiques de Scott comme une transition de la

littérature actuelle aux romans grandioses, aux grandes épopées en

vers ou en prose que notre ère poétique nous promet et nous donnera.

Quelle doit être l'intention du romancier? C'est d'exprimer dans

une fable intéressante une vérité utile. Et, une fois cette idée

fondamentale choisie, cette action explicative inventée, l'auteur ne

doit-il pas chercher, pour la développer, un mode d'exécution qui

rende son roman semblable à la vie, l'imitation pareille au modèle?

Et la vie n'est-elle pas un drame bizarre où se mêlent le bon et le

mauvais, le beau et le laid, le haut et le bas, loi dont le pouvoir

n'expire que hors de la création? Faudra-t-il donc se borner à

composer, comme certains peintres flamands, des tableaux entièrement

ténébreux, ou, comme les chinois, des tableaux tout lumineux, quand

la nature montre partout la lutte de l'ombre et de la lumière? Or

les romanciers, avant Walter Scott, avaient adopté généralement deux

méthodes de composition contraires; toutes deux vicieuses, précisément

parce qu'elles sont contraires. Les uns donnaient à leur ouvrage la

forme d'une narration divisée arbitrairement en chapitres, sans qu'on

devinât trop pourquoi, ou même uniquement pour délasser l'esprit du

lecteur, comme l'avoue assez naïvement le titre de _descanso_ (repos),

placé par un vieil auteur espagnol en tête de ses chapitres[1].

Les autres déroulaient leur fable dans une série de lettres qu'on

supposait écrites par les divers acteurs du roman. Dans la narration,

les personnages disparaissent, l'auteur seul se montre toujours; dans

les lettres, l'auteur s'éclipse pour ne laisser jamais voir que ses

personnages. Le romancier narrateur ne peut donner place au dialogue

naturel, à l'action véritable; il faut qu'il leur substitue un certain

mouvement monotone de style, qui est comme un moule où les événements

les plus divers prennent la même forme, et sous lequel les créations

les plus élevées, les inventions les plus profondes, s'effacent, de

même que les aspérités d'un champ s'aplanissent sous le rouleau. Dans

le roman par lettres, la même monotonie provient d'une autre cause.

Chaque personnage arrive à son tour avec son épître, à la manière de

ces acteurs forains qui, ne pouvant paraître que l'un après l'autre,

et n'ayant pas la permission de parler sur leurs tréteaux, se

présentent successivement, portant au-dessus de leur tête un grand

écriteau sur lequel le public lit leur rôle. On peut encore comparer

le roman par lettres à ces laborieuses conversations de sourds-muets

qui s'écrivent réciproquement ce qu'ils ont à se dire, de sorte que

leur colère ou leur joie est tenue d'avoir sans cesse la plume à

la main et l'écritoire en poche. Or, je le demande, que devient

l'à-propos d'un tendre reproche qu'il faut porter à la poste? Et

l'explosion fougueuse des passions n'est-elle pas un peu gênée entre

le préambule obligé et la formule polie qui sont l'avant-garde et

l'arrière-garde de toute lettre écrite par un homme bien né? Croit-on

que le cortège des compliments, le bagage des civilités, accélèrent la

progression de l'intérêt et pressent la marche de l'action? Ne doit-on

pas enfin supposer quelque vice radical et insurmontable dans un

genre de composition qui a pu refroidir parfois l'éloquence même de

Rousseau?

Supposons donc qu'au roman narratif, où il semble qu'on ait songé

à tout, excepté à l'intérêt, en adoptant l'absurde usage de faire

précéder chaque chapitre d'un sommaire, souvent très détaillé, qui est

comme le récit du récit; supposons qu'au roman épistolaire, dont la

forme même interdit toute véhémence et toute rapidité, un esprit

créateur substitue le roman dramatique, dans lequel l'action

imaginaire se déroule en tableaux vrais et variés, comme se déroulent

les événements réels de la vie; qui ne connaisse d'autre division que

celle des différentes scènes à développer; qui enfin soit un long

drame, où les descriptions suppléeraient aux décorations et aux

costumes, où les personnages pourraient se peindre par eux-mêmes, et

représenter, par leurs chocs divers et multipliés, toutes les formes

de l'idée unique de l'ouvrage. Vous trouverez, dans ce genre

nouveau, les avantages réunis des deux genres anciens, sans leurs

inconvénients. Ayant à votre disposition les ressorts pittoresques, et

en quelque façon magiques, du drame, vous pourrez laisser derrière

la scène ces mille détails oiseux et transitoires que le simple

narrateur, obligé de suivre ses acteurs pas à pas comme des enfants

aux lisières, doit exposer longuement s'il veut être clair; et vous

pourrez profiter de ces traits profonds et soudains, plus féconds en

méditations que des pages entières que fait jaillir le mouvement d'une

scène, mais qu'exclut la rapidité d'un récit.

Après le roman pittoresque, mais prosaïque, de Walter Scott, il

restera un autre roman à créer, plus beau et plus complet encore selon

nous. C'est le roman à la fois drame et épopée, pittoresque mais

poétique, réel mais idéal, vrai mais grand, qui enchâssera Walter

Scott dans Homère.

Comme tout créateur, Walter Scott a été assailli jusqu'à présent par

d'inextinguibles critiques. Il faut que celui qui défriche un marais

se résigne à entendre les grenouilles coasser autour de lui.

Quant à nous, nous remplissons un devoir de conscience en plaçant

Walter Scott très haut parmi les romanciers, et en particulier

_Quentin Durward_ très haut parmi les romans. _Quentin Durward_ est

un beau livre. Il est difficile de voir un roman mieux tissu, et des

effets moraux mieux attachés aux effets dramatiques.

L'auteur a voulu montrer, ce nous semble, combien la loyauté, même

dans un être obscur, jeune et pauvre, arrive plus sûrement à son but

que la perfidie, fût-elle aidée de toutes les ressources du pouvoir,

de la richesse et de l'expérience. Il a chargé du premier de ces rôles

son écossais Quentin Durward, orphelin jeté au milieu des écueils les

plus multipliés, des pièges les mieux préparés, sans autre boussole

qu'un amour presque insensé; mais c'est souvent quand il ressemble à

une folie que l'amour est une vertu. Le second est confié à Louis XI,

roi plus adroit que le plus adroit courtisan, vieux renard armé des

ongles du lion, puissant et fin, servi dans l'ombre comme au jour,

incessamment couvert de ses gardes comme d'un bouclier, et accompagné

de ses bourreaux comme d'une épée. Ces deux personnages si différents

réagissent l'un sur l'autre de manière à exprimer l'idée fondamentale

avec une vérité singulièrement frappante. C'est en obéissant

fidèlement au roi que le loyal Quentin sert, sans le savoir, ses

propres intérêts, tandis que les projets de Louis XI, dont Quentin

devait être à la fois l'instrument et la victime, tournent en même

temps à la confusion du rusé vieillard et à l'avantage du simple jeune

homme.

Un examen superficiel pourrait faire croire d'abord que l'intention

première du poëte est dans le contraste historique, peint avec tant

de talent, du roi de France Louis de Valois et du duc de Bourgogne

Charles le Téméraire. Ce bel épisode est peut-être en effet un défaut

dans la composition de l'ouvrage, en ce qu'il rivalise d'intérêt avec

le sujet lui-même; mais cette faute, si elle existe, n'ôte rien à ce

que présente d'imposant et de comique tout ensemble cette opposition

de deux princes, dont l'un, despote souple et ambitieux, méprise

l'autre, tyran dur et belliqueux, qui le dédaignerait s'il l'osait.

Tous deux se haïssent; mais Louis brave la haine de Charles parce

qu'elle est rude et sauvage, Charles craint la haine de Louis parce

qu'elle est caressante. Le duc de Bourgogne, au milieu de son camp et

de ses états, s'inquiète près du roi de France sans défense, comme

le limier dans le voisinage du chat. La cruauté du duc naît de ses

passions, celle du roi de son caractère. Le bourguignon est loyal

parce qu'il est violent; il n'a jamais songé à cacher ses mauvaises

actions; il n'a point de remords, car il a oublié ses crimes comme ses

colères. Louis est superstitieux, peut-être parce qu'il est hypocrite;

la religion ne suffit pas à celui que sa conscience tourmente et

qui ne veut pas se repentir; mais il a beau croire à d'impuissantes

expiations, la mémoire du mal qu'il a fait vit sans cesse en lui près

de la pensée du mal qu'il va faire, parce qu'on se rappelle toujours

ce qu'on a médité longtemps et qu'il faut bien que le crime, lorsqu'il

a été un désir et une espérance, devienne aussi un souvenir. Les deux

princes sont dévots; mais Charles jure par son épée avant de jurer

par Dieu, tandis que Louis tâche de gagner les saints par des dons

d'argent ou des charges de cour, mêle de la diplomatie à sa prière et

intrigue même avec le ciel. En cas de guerre, Louis en examine encore

le danger, que Charles se repose déjà de la victoire. La politique du

Téméraire est toute dans son bras, mais l'oeil du roi atteint plus

loin que le bras du duc. Enfin Walter Scott prouve, en mettant en jeu

les deux rivaux, combien la prudence est plus forte que l'audace, et

combien celui qui paraît ne rien craindre a peur de celui qui semble

tout redouter.

Avec quel art l'illustre écrivain nous peint le roi de France se

présentant, par un raffinement de fourberie, chez son beau cousin de

Bourgogne, et lui demandant l'hospitalité au moment où l'orgueilleux

vassal va lui apporter la guerre! Et quoi de plus dramatique que la

nouvelle d'une révolte fomentée dans les états du duc par les agents

du roi, tombant comme la foudre entre les deux princes à l'instant où

la même table les réunit! Ainsi la fraude est déjouée par la fraude,

et c'est le prudent Louis qui s'est lui-même livré sans défense à la

vengeance d'un ennemi justement irrité. L'histoire dit bien quelque

chose de tout cela; mais ici j'aime mieux croire au roman qu'à

l'histoire, parce que je préfère la vérité morale à la vérité

historique. Une scène plus remarquable encore peut-être, c'est celle

où les deux princes, que les conseils les plus sages n'ont encore pu

rapprocher, se réconcilient par un acte de cruauté que l'un imagine

et que l'autre exécute. Pour la première fois ils rient ensemble de

cordialité et de plaisir; et ce rire, excité par un supplice, efface

pour un moment leur discorde. Cette idée terrible fait frissonner

d'admiration.

Nous avons entendu critiquer, comme hideuse et révoltante, la peinture

de l'orgie. C'est, à notre avis, un des plus beaux chapitres de ce

livre. Walter Scott, ayant entrepris de peindre ce fameux brigand

surnommé le Sanglier des Ardennes, aurait manqué son tableau s'il

n'eût excité l'horreur. Il faut toujours entrer franchement dans une

donnée dramatique, et chercher en tout le fond des choses. L'émotion

et l'intérêt ne se trouvent que là. Il n'appartient qu'aux esprits

timides de capituler avec une conception forte et de reculer dans la

voie qu'ils se sont tracée.

Nous justifierons, d'après le même principe, deux autres passages qui

ne nous paraissent pas moins dignes de méditation et de louange. Le

premier est l'exécution de ce Hayraddin, personnage singulier dont

l'auteur aurait peut-être pu tirer encore plus de parti. Le second est

le chapitre où le roi Louis XI, arrêté par ordre du duc de Bourgogne,

fait préparer dans sa prison, par Tristan l'Hermite, le châtiment de

l'astrologue qui l'a trompé. C'est une idée étrangement belle que de

nous faire voir ce roi cruel, trouvant encore dans son cachot assez

d'espace pour sa vengeance, réclamant des bourreaux pour derniers

serviteurs, et éprouvant ce qui lui reste d'autorité par l'ordre d'un

supplice.

Nous pourrions multiplier ces observations et tâcher de faire voir

en quoi le nouveau drame de sir Walter Scott nous semble défectueux,

particulièrement dans le dénoûment; mais le romancier aurait sans

doute pour se justifier des raisons beaucoup meilleures que nous n'en

aurions pour l'attaquer, et ce n'est point contre un si formidable

champion que nous essayerions avec avantage nos faibles armes. Nous

nous bornerons à lui faire observer que le mot placé par lui dans la

bouche du fou du duc de Bourgogne sur l'arrivée du roi Louis XI à

Péronne appartient au fou de François 1er, qui le prononça lors du

passage de Charles-Quint en France, en 1535. L'immortalité de ce

pauvre Triboulet ne tient qu'à ce mot, il faut le lui laisser. Nous

croyons également que l'expédient ingénieux qu'emploie l'astrologue

Galeotti pour échapper à Louis XI avait déjà été imaginé quelque mille

ans auparavant par un philosophe que voulait mettre à mort Denis de

Syracuse. Nous n'attachons pas à ces remarques plus d'importance

qu'elles n'en méritent; un romancier n'est pas un chroniqueur. Nous

sommes étonné seulement que le roi adresse la parole, dans le conseil

de Bourgogne, à des chevaliers du saint-esprit, cet ordre n'ayant été

fondé qu'un siècle plus tard par Henri III. Nous croyons même que

l'ordre de Saint-Michel, dont le noble auteur décore son brave lord

Crawford, ne fut institué par Louis XI qu'après sa captivité. Que sir

Walter Scott nous permette ces petites chicanes chronologiques.

En remportant un léger triomphe de pédant sur un aussi illustre

_antiquaire_, nous ne pouvons nous défendre de cette innocente joie

qui transportait son Quentin Durward lorsqu'il eut désarçonné le duc

d'Orléans et tenu tête à Dunois, et nous serions tenté de lui demander

pardon de notre victoire, comme Charles-Quint au pape: _Sanctissime

pater, indulge victori_.

[1: Marcos Obregon de la Ronda.

Littérature et Philosophie mêlées · 第 54 / 86 题