M. Duriez reconnut le comte de Laverdie.

--Tiens! pensa-t-il, en un instant aussi curieux et aussi éveillé que

s'il n'y eût pas eu vingt-huit degrés à l'ombre... Le comte ici! En

fiacre! C'est singulier. Que peut-il me vouloir?

On avait cru chez les Duriez à l'histoire de la foulure, aussi

n'avait-on pas été surpris de voir s'interrompre subitement les

visites de René. Émile avait traité si légèrement l'affaire du duel,

que ses parents n'avaient pas même songé que ceci pût tenir éloigné M.

de Laverdie. Cependant ils se sentaient persuadés que la marquise ne

les laisserait pas partir avant d'avoir obtenu pour son neveu la main

de Gabrielle. Leur surprise fut grande et leur désappointement aussi

lorsqu'ils durent s'avouer qu'ils s'étaient trompés dans leurs

prévisions. C'est alors qu'ils commencèrent à faire des rapprochements

et à éprouver quelque inquiétude quant à l'accomplissement de cette

union tant souhaitée.

Dans sa dernière visite, madame de Saint-Villiers trouva l'occasion

d'entretenir longtemps sa filleule en particulier, et, dès qu'elle fut

partie, madame Duriez se hâta de questionner la jeune fille. Celle-ci

répondit assez évasivement, puis, pressée quant à la grande affaire du

mariage, elle déclara avec beaucoup de tranquillité qu'on ferait mieux

de n'y pas songer, qu'elle supposait la marquise et René moins décidés

qu'on ne s'était plu à le croire, et que, pour elle, elle y renonçait

volontiers, ayant peu d'inclination pour le comte et ne s'en étant pas

cachée à sa marraine.

Des paroles tellement inattendues furent accueillies avec stupeur et

irritation. Gabrielle eut à subir de longs et ridicules discours; elle

s'y attendait et les écouta sans mot dire. Sa mère, indignée, s'en

prit à elle de la rupture, certaine qu'elle avait éloigné le comte par

sa froideur. Ce qui sembla le plus pénible à la jeune fille fut que

ses parents crurent, comme René lui-même l'avait fait, qu'elle

préférait Ernest Arnauld; entendre commenter, discuter et juger ses

sentiments les plus secrets, tels du moins qu'on pensait les deviner,

fut pour elle un supplice.

Sur ces entrefaites, on partit pour Trouville.

Dans l'agitation du déplacement, Émile négligea un peu la lecture des

journaux: ce fut par des amis qu'il apprit assez tard la vente qui

allait être effectuée dans la rue d'Anjou-Saint-Honoré. Il n'avait pas

encore eu le temps d'en informer son père, et celui-ci, peu curieux

des nouvelles du monde, n'en savait rien le samedi, lorsqu'il vit René

descendre d'un fiacre à sa porte. On en parlait pourtant beaucoup. Les

uns la considéraient comme une nouvelle excentricité de la part du

comte; d'autres disaient que le goût des voyages avait remplacé chez

lui celui des chevaux, des tableaux et des vieilleries artistiques, et

qu'il se disposait à faire le tour du monde; quelques-uns

prétendirent, mais tout bas, que René de Laverdie était ruiné. Ce qui

se murmurait ainsi fut tout à coup crié très haut par Émile Duriez, en

pleine plage de Trouville. On ne le crut pas tout d'abord, mais ses

affirmations n'en bouleversèrent pas moins toute la jeunesse élégante

qui promenait là ses loisirs. Beaucoup prirent le premier train pour

Paris, afin de découvrir la vérité sur l'événement, et aussi dans

l'intention de visiter cet appartement curieux et splendide, où il

avait été si difficile de pénétrer jusque-là, à cause de l'humeur tant

soit peu exclusive et dédaigneuse du propriétaire.

--Vous voyez, disait Émile à sa mère, ce que vaut ce comte de

Laverdie, et à quoi il s'est trouvé réduit aussitôt qu'il a perdu

l'espoir d'épouser ma sœur. Blâmez-vous encore Gabrielle d'avoir su

décider pour elle-même avec tant de jugement et d'énergie?

--Rien n'est changé, répondait madame Duriez; nous savions qu'il avait

des dettes. Est-ce que cela empêche qu'il ne soit comte et que son

fils aîné, s'il se marie, ne doive porter le titre de marquis de

Saint-Villiers? Gabrielle a fait un coup de tête dont je ne me

consolerai jamais et que je déplorerai jusqu'à mon dernier jour.

La jeune fille entendait tout cela, ce qu'on feignait de dire tout bas

aussi bien que le reste. Elle avait été douloureusement étonnée

d'apprendre ce qui se passait à Paris; car, malgré elle, quelques

illusions lui restaient encore, et il lui avait été impossible

jusque-là de mépriser tout à fait René. Elle tomba dans un désespoir

profond; il lui sembla que tout se brisait à la fois dans son cœur.

La confiance dans son père et dans sa mère, la tendre intimité avec

son frère, tout le charme de son petit cercle de famille, toutes les

perspectives riantes de sa vie, s'envolaient avec son amour: et

pourtant le vide laissé par celui-ci était déjà si grand qu'il

semblait affreux de le sentir se creuser plus encore.

Elle avait toujours volontiers recherché la solitude, et elle

éprouvait une volupté amère à donner à sa tristesse un cadre

magnifique: à Montretout, elle passait des heures à sa fenêtre, et

c'est en face du ciel bleu, de Paris et des bois, qu'elle avait

pleuré; à Trouville, pendant cette cruelle journée de samedi, elle se

réfugia sur une terrasse, située en avant du jardin et dominant la

mer. La plage était déserte, car leur habitation se trouvait éloignée

de la ville, et les promeneurs venaient rarement jusque-là; d'ailleurs

un soleil brûlant rayonnait sur le sable et sur la mer; celle-ci

commençait à monter.

Il n'est pas à la douleur un remède plus doux ni plus sûr que la

mélancolie; les cœurs faibles ont cette ressource qui les sauve: là

où les forts sont brisés par le vent du malheur, comme le chêne par la

tempête, les faibles, semblables au roseau, s'inclinent, pleurent et

vivent.

Gabrielle versa d'abord des larmes abondantes. Elle n'avait jamais eu

d'épreuve auparavant, et elle s'étonnait de pouvoir tant souffrir.

Mais, peu à peu, elle releva les yeux, et, en face du grand spectacle

triste et calme de la mer, la violence de son chagrin s'apaisa. Les

flots s'approchaient toujours davantage; elle put bientôt les

distinguer et les suivre du regard un à un, tandis qu'ils roulaient

mollement sur le sable, s'avançant, et reculant pour s'avancer encore.

Ses lèvres murmurèrent une fois ou deux: Ah! René!.. ah! René! Puis

elle finit par s'abandonner à une rêverie presque, douce où

l'aiguillon de sa peine s'émoussa.

Tandis qu'elle pleurait et rêvait ainsi, assise à l'ombre sur la

terrasse au bord de la mer, René, à travers les rues ensoleillées de

Paris, se faisait conduire à la maison Duriez et pénétrait dans le

cabinet du négociant-commissionnaire.

M. Duriez se leva avec empressement, lui tendit la main et le fit

asseoir. René expliqua franchement l'objet de sa visite.

--Monsieur, dit-il, la démarche que je fais en ce moment vous paraîtra

sans doute très extraordinaire. Permettez-moi un court préambule. J'ai

été élevé dans un monde où le préjugé règne en maître, et je lui ai

obéi pendant bien longtemps sans m'apercevoir dans quelle servitude je

vivais; mes yeux se sont ouverts, j'ai eu honte de mes chaînes et je

m'en suis violemment débarrassé. Vous me voyez dans toute l'ivresse

d'un premier moment de liberté, et j'éprouve une telle horreur pour

tout ce qui n'est pas naturel et sincère, large et droit, que je me

sens très capable de tomber dans l'excès contraire. J'ai même

grand'peur de vous paraître extravagant et incompréhensible.

M. Duriez s'efforça de ne pas laisser voir dans quelle surprise le

jetait cette entrée en matière; il assura poliment que rien ne

pourrait lui faire prendre de M. de Laverdie une opinion si peu

favorable.

--Ma tante, madame de Saint-Villiers, continua celui-ci, m'a fait

partager l'espoir qu'elle nourrissait que vous pourriez un jour

m'accorder l'honneur de devenir votre gendre. Je ne connaissais pas

alors mademoiselle Duriez. Aujourd'hui, monsieur, c'est différent: je

l'aime de toute mon âme.

La voix de René trembla légèrement à ces derniers mots; une vive

rougeur colora son front et disparut aussitôt; toute l'expression de

sa physionomie portait témoignage de la profonde sincérité de ses

paroles.

M. Duriez, ému, lui tendit la main et certainement, dans ce moment-là,

oublia qu'il était comte; René la serra, puis reprit aussitôt:

--Une chose que ma tante ne connaissait pas, malheureusement, c'était

l'état de ma fortune. Hélas! monsieur, il ne m'en restait rien;

j'avais tout gaspillé dans ma folie. Vous vous en doutiez, et

cependant...

--Sans doute, interrompit vivement M. Duriez: une question d'intérêt

ne pouvait en rien influer sur notre décision. Votre caractère, votre

nom, nous rendaient fiers de votre alliance et garantissaient pour

nous le bonheur de notre enfant.

René s'inclina pour cacher un sourire.

--Mon caractère? dit-il. Vous le jugiez avec trop d'indulgence.

C'était celui d'un jeune étourdi qui a mangé plusieurs millions en ne

songeant qu'à s'amuser. Dieu merci, monsieur, ce caractère-là n'est

plus le mien. Je suis devenu un autre homme le jour où j'ai commencé à

aimer une jeune fille douée de toutes les grâces et de toutes les

vertus... L'ange qui m'a transformé ainsi, monsieur, ai-je besoin de

vous dire son nom?

M. Duriez était à la fois touché, surpris et enchanté. La confession

volontaire de René lui semblait provenir d'un bon naturel et d'un

cœur fortement épris. Il s'attendait à une demande en mariage

immédiate; la façon de procéder lui paraissait singulière, mais il ne

s'y arrêtait pas. N'osant ouvrir la bouche de peur de retarder une

conclusion qu'il voyait venir avec joie, il écartait déjà ses bras,

prêt à y serrer le jeune homme amoureux et repentant.

René cependant continuait de parler. Il ne voulait pas, disait-il,

mettre aux pieds de mademoiselle Duriez l'être le plus méprisable, un

parasite, propre au plaisir seulement, couvert de dettes: il allait

vendre tout ce qu'il possédait pour payer les siennes, et il sauverait

encore assez de ce désastre pour pouvoir choisir quelque position

honorable, où il rachèterait par le travail les années qu'il avait

perdues. Il ne pensait pas conserver son titre; il comptait faire plus

que ses aïeux au 4 août, car eux n'avaient abandonné que des

privilèges matériels; lui, il voulait abdiquer son injuste orgueil,

longtemps si cher. Il s'expliquait simplement, n'essayant pas de faire

de l'effet, mais désirant être compris. La pensée qu'il cherchait à

mettre en évidence était celle-ci:

--J'espère me rendre digne de mademoiselle Duriez.

--Et pour vous rendre digne d'elle, fit le négociant avec une vivacité

dont il ne fut pas maître, vous commencez par renoncer à votre titre!

Pardonnez-moi, mon cher monsieur, mais votre raisonnement ne me paraît

pas très logique. Vous prétendez monter, et je vous vois descendre.

René se redressa, rougit; un éclair d'indignation passa dans ses yeux;

mais presque aussitôt sa lèvre se crispa dans un sourire amer.

--Pensez-vous, monsieur? répondit-il. J'ai beaucoup entendu parler

cependant de ce que l'on appelle l'avènement de la bourgeoisie. Je

vous aurais cru partisan de cette doctrine. Quoi qu'il en soit, je

sais que mademoiselle Duriez ne désire pas être comtesse, et je crois

lui plaire en agissant comme je le fais.

M. Duriez restait rêveur, faisant d'inutiles efforts pour deviner ce

que madame Duriez eût pensé à sa place; faute d'y parvenir, il ne

savait trop que penser lui-même.

Il y eut un moment de silence. René regardait son interlocuteur et se

sentait pris d'une grande pitié pour la nature humaine.--Voilà

pourtant, se disait-il, un homme qui est intelligent, bon, libéral. Je

ne lui refuse pas ces qualités, mais je m'aperçois seulement d'une

chose: c'est que, jusqu'à présent, j'ai attaché à tous les adjectifs

du dictionnaire un sens beaucoup trop absolu; si je voulais les

employer maintenant comme je les ai compris d'abord, je ne trouverais

l'application ni des bons ni des mauvais. J'ai été jeune; heureusement

que je ne suis pas le seul.

Ces réflexions, très rapides, furent immédiatement suivies d'un retour

sur sa situation actuelle, qui arracha un soupir à René. Il reprit la

parole:

--Je ne veux pas vous importuner plus longtemps, dit-il à M. Duriez.

Mon intention était de vous poser une question et de vous demander un

service. Ce que j'ai dit jusqu'à présent n'était qu'une explication

nécessaire, et j'arrive au fait. Je vais partir pour l'Amérique; des

amis m'y appellent; j'y trouverai un champ de travail ouvert et la

perspective d'un avenir plus heureux que je n'ai le droit d'espérer.

Je n'ai pas l'ambition insensée de jamais offrir à mademoiselle Duriez

une fortune égale à la sienne; mais, quand je serai devenu autre chose

qu'un jeune viveur ruiné (et je vous jure que ce temps n'est pas

loin), puis-je espérer que vous vous montrerez favorable aux vœux

d'un amour assez puissant pour inspirer de semblables résolutions?

M. Duriez trouva facile de faire cette promesse; elle s'accordait avec

les bonnes dispositions qu'il entretenait, quoi qu'il en eût, pour le

jeune homme, ainsi qu'avec sa prudence naturelle. Il eut soin, du

reste, de ne s'engager à rien, faisant remarquer que sa fille

dépendait avant tout d'elle-même et de sa mère. René en convint sans

peine; et comme M. Duriez lui rappela qu'il avait parlé d'un service:

--Ah! c'est un grand service, fit-il en souriant et même en rougissant

un peu. Je vous serais profondément reconnaissant si vous vouliez

communiquer à mademoiselle Duriez le parti que j'ai pris, et si vous

consentiez à lui remettre ces quelques mots que j'ai eu la hardiesse

de lui écrire.

Et il tendait à M. Duriez une lettre décachetée. Celui-ci la

considéra avec quelque inquiétude, hésitant à la prendre, évidemment

embarrassé.

--Oh! ce n'est pas une déclaration, ajouta René. C'est une confession,

c'est un serment, c'est le résumé de ce que je vous ai dit à

vous-même. Lisez-la, ou laissez-moi vous donner ma parole d'honneur

qu'après l'avoir lue vous ne sauriez refuser de la remettre à

mademoiselle Duriez.

--Eh bien, dit le négociant, donnez-moi votre lettre.

Il venait de réfléchir qu'il n'était pas absolument nécessaire que

madame Duriez la vît.

René le remercia avec chaleur et se leva pour prendre congé. M. Duriez

se leva aussi, mais avant de laisser partir le jeune homme, il crut

convenable de lui adresser quelques mots encourageants et de montrer

un certain intérêt pour ses projets d'avenir.

--Alors, vous entrez dans les affaires? lui demanda-t-il.

--Voici, répondit René. J'ai un ami qui, il y a quelques années,

partit pour l'Amérique et voyagea dans la région des lacs. Il était

poussé par l'amour du pittoresque, et plus encore par le goût des

découvertes et des entreprises. Il acheta toute une forêt près du lac

Érié, vendit les bois et défricha le sol. Dernièrement, on a

découvert de ce côté une carrière de pierres admirable.

La pierre de taille, vous le savez, est rare en Amérique. Mon ami

tient ainsi entre ses mains plusieurs sources de richesse; il est très

inventif et imagine des moyens de transport de moins en moins coûteux;

il est à la tête d'une vraie colonie en train de devenir une ville.

Mais il ne peut suffire à tout. Voici bien longtemps que, blâmant ma

vie d'oisiveté, il cherche à m'attirer près de lui par des

propositions magnifiques. Il m'assure que nulle existence n'est plus

active ni plus intéressante que la sienne. J'ai fini par le croire, et

je vais le rejoindre.

--Et vous pensez vous établir là-bas?

--Mon Dieu, non: trop d'intérêts me rattachent à l'Europe; j'y

reviendrai constamment. D'ailleurs, mon ambition n'est pas grande;

tout ce que je veux pour le moment, c'est travailler, et j'avoue que

je ne sais pas trop encore comment je m'y prendrai.

Il serra la main de M. Duriez et partit.

Le négociant s'approcha de la fenêtre, et, à travers les lames des

persiennes, le vit monter en fiacre et disparaître au tournant de la

rue. Il se sentit persuadé qu'il avait parlé pour la dernière fois à

M. de Laverdie, et, tout en soupirant sur l'écroulement de ses beaux

rêves, il éprouvait à cette pensée un certain soulagement.

--Quel singulier caractère! se dit-il. Un peu trop romanesque pour

moi. En voilà un fou qui s'en va casser des pierres en Amérique,

tandis qu'avec un seul mot il pouvait demain obtenir pour femme une

charmante fille qu'il prétend aimer, et des millions dont il aurait

redoré son blason. C'est dommage! Il portait un beau nom et je crois

vraiment qu'il a bon cœur. Je me demande si la petite avait quelque

affection pour lui?... Probablement: il faut convenir que c'est un

cavalier superbe, le vrai héros d'un roman de chevalerie, avec ses

grands yeux et sa haute mine! Bah! elle se consolera bien vite. Nous

allons la distraire, et, avant que ce bel amoureux ait de nouveau

traversé l'Océan, nous aurons trouvé quelque autre comte, qui fera

moins de façons pour accepter la petite main et la dot ronde de notre

bonne et jolie Gabrielle.

Pendant les deux ou trois semaines qui suivirent cette journée, on

aurait pu faire la remarque suivante: chaque fois qu'un bateau à

vapeur, partant pour les États-Unis, quittait le port du Havre, une

jeune fille, debout sur la jetée de Trouville, et quelque temps qu'il

fît, le suivait des yeux jusqu'à ce qu'il eût disparu et que son

panache de fumée se fût évanoui dans les airs. Cette jeune fille était

blonde, gracieuse, mise avec élégance, et généralement suivie par une

femme de chambre. Lorsqu'il ne pleuvait pas, les curieux étaient

nombreux sur la jetée; on venait voir partir le steamer et surtout

s'examiner les uns les autres. Bien des regards accompagnaient la

jeune fille, quand, après être restée un moment accoudée sur le

parapet, elle se redressait lentement et s'éloignait sans parler à

personne.

--Qui est-elle? demandait un nouvel arrivé.

Et l'on ne manquait jamais de lui répondre:

--C'est la petite Duriez, la fille du commissionnaire, vous savez...

Elle a bien un million de dot et elle héritera de quatre fois autant.

Delphine Gay, Mme de Girardin, dans ses rapports avec Lamartine, Victor Hugo, Balzac, Rachel, Jules Sandeau, Dumas, Eugène Sue et George Sand (documents inédits) · 第 15 / 21 题