CLXVIII

Londres, août 1817.

Je n'ai de ma vie été frappé et intimidé de la présence de la beauté

comme ce soir, à un concert que donnait Mme Pasta.

Elle était environnée, en chantant, de trois rangs de jeunes femmes

tellement belles, d'une beauté tellement pure et céleste, que je me suis

senti baisser les yeux par respect, au lieu de les lever pour admirer et

jouir. Cela ne m'est arrivé dans aucun pays, pas même dans ma chère

Italie.

De l'Amour Édition revue et corrigée et précédée d'une étude sur les oeuvres de Stendhal par Sainte-Beuve · 第 265 / 341 题