La tyrannie à la Philippe II a tellement avili les esprits depuis 1530,
qu'elle pèse sur le jardin du monde, que les pauvres auteurs italiens
n'ont pas encore eu le courage d'_inventer_ le roman de leur pays. A
cause de la règle du _naturel_, rien de plus simple pourtant: il faut
oser copier franchement ce qui crève les yeux dans ce monde. Voir le
cardinal Gonzalvi, épluchant gravement pendant trois heures, en 1822, le
livret d'un opéra bouffon, et disant au maestro avec inquiétude: «Mais
vous répéterez souvent ce mot _cozzar, cozzar_.»