Immédiatement après ce bonheur vient celui d'une femme jeune, jolie,
facile, qui ne se fait point de reproches. A Messine on disait du mal de
la contessina Vicenzella: «Que voulez-vous? disait-elle, je suis jeune,
libre, riche, et peut-être pas laide. J'en souhaite autant à toutes les
femmes de Messine.» Cette femme charmante, et qui ne voulut jamais avoir
pour moi que de l'amitié, est celle qui m'a fait connaître les douces
poésies de l'abbé Melli, en dialecte sicilien; poésies délicieuses,
quoique gâtées encore par la mythologie.