En France, la province, pour tout ce qui regarde les femmes, est à
quarante ans en arrière de Paris. A C..., une femme mariée me dit
qu'elle ne s'est permis de lire que certains morceaux des Mémoires de
Lauzun. Cette sottise me glace, je ne trouve plus une parole à lui dire;
c'est bien là, en effet, un livre que l'on quitte.
Manque de naturel, grand défaut des femmes de province. Leurs gestes
sont multipliés et gracieux. Celles qui jouent le premier rôle dans leur
ville, pires que les autres.