2 août:

Elle est là, la guerre! Avec quel visage? Personne n'en semble ni ivre,

ni craintif, ni amoureux.

Un mobilisé:--«Ce n'est pas que j'aie peur, mais c'est dommage tout de

même».

Un jeune homme, en quittant une femme:--«Puisque je te dis qu'il n'y a

pas de danger...»

Ils partent tous avec le vent qui sonne la charge.

Une affiche de casino annonçant une représentation de «Boccace» reste

sur une plage déserte.--Flagellé par l'orage, un vieillard s'abrite

derrière une cabine de bains à roulettes.

La mer claque et montre ses dents.

Tous les petits papiers roses, bleus, rouges et blancs, que semblaient

les gens au loin, sont balayés de la plage.

Il ne reste de la saison ni petits chevaux, ni baigneurs, ni casinos

éclairés, ni femmes constellées et vénales, ni sportsmen occupés à

suivre des petites balles, ni aéroplanes se maintenant, ou ne se

maintenant pas, dans les airs mal faits pour eux; il ne reste de la

saison que la saison, avec ses tempêtes, ses marées, ses grandes

étendues de sables libres ou couchées sous les vagues.

Pensées d'une amazone · 第 12 / 48 题