pour subçonner ce que est entierement vostre. Vous m’avies promise que
resouldries tout et que ^me^ manderies tous les jours ce que j’aurais a
faire. Vous nen aves rien fait. Je vous advertise bien de vous garder de
vostre =faulx beau frere= Il est venu vers moy et sens me monstrer rien de
vous me dist que --vous-- luy mandies qu’il vous escrive ce qu’auries a
dire, et ou, et quant vous me troveres et ce que faires touchant luy et la
dessubs m’a preschè que c’estoit une folle entrepri--n--se, et qu’avecques
mon honneur Je ne vous pourries Jamaiis espouser, veu qu’estant marié vous
m’amenies et que ses gens ne l’endureroient pas et que les seigneurs se
dediroient. Somme il est tout contrair. Je luy ay dist qu’estant venue si
avant si vous ne vous en retiries de vous mesmes que persuasion ne la mort
mesmes ne me fairoient faillir --de-- a ma promesse. Quant au lieu vous
estes trop negligent (pardonnes moy) de vous en remettre a moy. Choisisses
le vous mesmes et me le mandes. Et cependant je suis malade je differeray
Quant au propose cest trop tard. Il n’a pas tins a moy que n’ayes pense a
heure. Et si vous neussies non plus changé de --propos-- pensee depuis mon
absence que moy vous ne series a demander telle resolution. ^Or^ il ne
manque rien de ma part et puis que vostre negligence vous met tous deux au
danger d’un faux frere, s’il ne succede bien je ne me releveray Jamais. Il
vous envoy ce porteur. Car Je ne --m--’ose me fier a vostre frere de ces
lettres ni de la diligence, il vous dira en quelle estat Je suis, et Juges
quelle amendement--e-- m’a porté ce incertains Nouvelles. Je voudrais
estre morte. Car Je vois tout aller mal. Vous prometties bien autre chose
de vostre providence. Mais l’absence peult sur vous, qui aves deux cordes
a vostre arc. Depesches la responce a fin que Je ne faille et ne ^vous^
fies de ceste entrepri--n--se a vostre frere. Car il la dist, et si y est
tout contrair.
Dieu vous doint le bon soir.
LETTER VI
PUBLISHED SCOTS TRANSLATION
Of the place and ye tyme I remit my self to zour brother and to zow. I
will follow him, and will faill in nathing of my part. He findis mony
difficulteis. I think he dois advertise zow thairof, and quhat he desyris
for the handling of himself. As for the handling of myself, I hard it ains
weill devysit.
Me thinks that zour services, and the lang amitie, having ye gude will of
ye Lordis, do weill deserve ane pardoun, gif abone the dewtie of ane
subject yow advance yourself, not to constrane me, bot to asure yourself
of sic place neir unto me, that uther admonitiounis or forane
perswasiounis may not let me from consenting to that that ye hope your
service sall mak yow ane day to attene. And to be schort, to mak yourself
sure of the Lordis, and fre to mary; and that ye are constraint for your
suretie, and to be abill to serve me faithfully, to use ane humbil
requeist joynit to ane importune actioun.
And to be schort, excuse yourself, and perswade thame the maist ye can,
yat ye ar constranit to mak persute aganis zour enemies. Ze sall say
aneuch, gif the mater or ground do lyke yow; and mony fair wordis to
Lethingtoun. Gif ye lyke not the deid, send me word, and leif not the
blame of all unto me.
LETTER VII
SCOTS VERSION
My Lord, sen my letter writtin, zour brother in law yat was, come to me
verray sad, and hes askit me my counsel, quhat he suld do efter to morne,
becaus thair be mony folkis heir, and amang utheris the Erle of
Sudderland, quha wald rather die, considdering the gude thay have sa
laitlie ressavit of me, then suffer me to be caryit away, thay conducting
me; and that he feirit thair suld sum troubil happin of it: Of the uther
syde, that it suld be said that he wer unthankfull to have betrayit me. I
tald him, that he suld have resolvit with zow upon all that, and that he
suld avoyde, gif he culd, thay that were maist mistraistit.
He hes resolvit to wryte to zow be my opinioun; for he hes abaschit me to
se him sa unresolvit at the neid. I assure myself he will play the part of
an honest man: But I have thocht gude to advertise zow of the feir he hes
yat he suld be chargeit and accusit of tressoun, to ye end yat’ without
mistraisting him, ze may be the mair circumspect, and that ze may have ye
mair power. For we had zisterday mair than iii. c. hors of his and of
Levingstoun’s. For the honour of God, be accompanyit rather with mair then
les; for that is the principal of my cair.
I go to write my dispatche, and pray God to send us ane happy enterview
schortly. I wryte in haist, to the end ye may be advysit in tyme.
LETTER VIII
ORIGINAL FRENCH VERSION
(In the Record Office State Papers, Mary Queen of Scots, vol. ii. No. 66.)
Monsieur si lenuy de vostre absence celuy de vostre oubli la crainte du
dangier, tant promis d’un chacun a vostre tant ayme personne peuuent me
consoller Je vous en lesse a juger veu le malheur que mon cruel sort et
continuel malheur mauoient promis a la suite des infortunes et craintes
tant recentes que passes de plus longue main les quelles vous scaves mais
pour tout cela Je me vous accuserai ni de peu de souuenance ni de peu de
soigne et moins encores de vostre promesse violee ou de la froideur de vos
lettres mestant ja tant randue vostre que ce quil vous plaist mest
agreable et sont mes penses tant volonterement, aux vostres a subjectes
que je veulx presupposer que tout ce que vient de vous procede non par
aulcune des causes de susdictes ains pour telles qui son justes et
raisoinables et telles qui Je desir moy --mesme-- qui est lordre que maves
promis de prendre final pour la seurete et honnorable service du seul
soubtien de ma vie pour qui seul Je la veus conserver et sens lequel Je ne
desire que breve mort or pour vous tesmoigner combien humblement sous voz
commandemens Je me soubmets Je vous ay envoie en signe d’homage par paris
lornement du cheif conducteur des aultres membres inferant que vous
investant de sa despoille de luy qui est principal le rest ne peult que
vous estre subject et avecques le consentement du cueur au lieu du quel
puis que le vous ay Ja lesse Je vous envoie un sepulcre de pierre dure
poinct de noir seme d’larmes et de ossements, la pierre Je le la compare a
mon cueur qui comme luy est talle en un seur tombeau ou receptacle de voz
commandements et sur tout de vostre nom et memoire qui y sont enclos,
comme me cheveulz en la bague pour Jamais nen sortir que la mort ne vous
permet fair trophee des mes os comme la bague en est remplie en signe que
vous aves fayt entiere conqueste de moy, de mon cueur et iusque a vous en
lesser les os pour memoir de ṽr̃ẽ victoire et de mon agreable perte et
volontiere pour estre mieux employe que ie ne le merite Lesmail demiron
est noir qui signifie la fermete de celle que lenvoie les larmes sont sans
nombre ausi sont les craintes de vous desplair les pleurs de vostre
absence et de desplaisir de ne pouvoir estre en effect exterieur vostre
comme je suys sans faintise de cueur et desprit et a bon droit quant mes
merites seroint trop plus grands que de la plus perfayte que Jamais feut
et telle que je desire estre et mettray poine en condition de contrefair
pour dignement estre emploiee soubs vostre domination, reseues la donc mon
seul bien en aussi bonne part, comme avecques extreme Joie Jay fait vostre
mariage, qui jusques a celuy de nos corps en public ne sortira de mon
sein, comme merque de tout ce que Jay ou espere ni desire de felicite en
ce monde or craignant mon cueuer de vous ennuyer autant a lire que je me
plaire descrir Je finiray apres vous avoir baise les mains daussi grande
affection que je prie Dieu (O le seul soubtien de ma vie) vous la donner
longue et heureuse et a moy ṽr̃ẽ bonne grace le seul bien que je desire
et a quoy je tends Jay dit a ce porteur ce que Jay apris sur le quel Je me
remets sachant, le credit que luy donnes comme fait celle que vous veult
estre pour Jamais humble et obeisante loyalle femme et seulle amye qui
pour Jamais vous voue entierement le cueur le corps sans aucun changement
comme a celuy que J fait possesseur du cueur du quel vous pouves tenir
seur Jusques a la mort ne changera car mal ni bien onque ne estrangera.
[Illustration: PLATE F
MODERN IMITATION OF MARY’S HAND
The text is part of the ‘Original French’ of Letter VIII. (III.)
The purpose is to show how far Mary’s hand can be imitated]
LETTER IX
THE FRENCH ‘SONNETS’
O dieux ayes de moy compassion
E m’enseignes quelle preuue certane
Je puis donner qui ne luy semble vain
De mon amour et ferme affection.
Las n’est il pas ia en possession
Du corps, du cueur qui ne refuse peine
Ny dishonneur, en la vie incertane,
Offence de parents, ne pire affliction?
Pour luy tous mes amys i’estime moins que rien,
Et de mes ennemis ie veulx esperere bien.
I’ay hazardé pour luy & nom & conscience:
Ie veux pour luy au monde renoncer:
Ie veux mourire pour luy auancer.
Que reste il plus pour prouuer ma constance?
Entre ses mains & en son plein pouuoir
Je metz mon filz, mon honneur, & ma vie,
Mon pais, mes subjects mon ame assubiectie
Et toute à luy, & n’ay autre vouloir
Pour mon obiect que sens le disseuoir
Suiure ie veux malgré toute l’enuie
Qu’issir en peult, car ie nay autre envie
Que de ma foy, luy faire apparceuoir
Que pour tempest ou bonnace qui face
Iamais ne veux changer demeure ou place.
Brief ie farray de ma foy telle preuue,
Qu’il cognoistra sens feinte ma constance,
Non par mes pleurs ou feinte obeissance,
Come autres ont fait, mais par diuers espreuue.
Elle pour son honneur vous doibt obeissance
Moy vous obeissant i’en puys resseuoir blasme
N’estât, à mon regret, come elle vostre femme.
Et si n’aura pourtant en ce point préeminence
Pour son proffit elle vse de constance,
Car ce n’est peu d’honneur d’estre de voz biens dame
Et moy pour vous aymer i’en puix resseuoir blasme
Et ne luy veux ceder en toute l’obseruance
Elle de vostre mal n’a l’apprehension
Moy ie n’ay nul repos tant ie crains l’apparence
Par l’aduis des parents, elle eut vostre acointance
Moy maugre tous les miens vous port affection
Et de sa loyauté prenes ferme asseurance.
Par vous mon coeur & par vostre alliance
Elle a remis sa maison en honneur
Elle a jouy par vous de la grandeur
Dont tous les siens n’auoyent nul asseurance
De vous mon bien elle à eu la constance,[436]
Et a guagné pour vn temps vostre cueur,
Par vous elle a eu plaisir et bon heur,
Et pour vous a receu honneur & reuerence,
Et n’a perdu sinon la jouissance
D’vn fascheux sot qu’elle aymoit cherement.
Ie ne la plains d’aymer donc ardamment,
Celuy qui n’a en sens, ni en vaillance,
En beauté, en bonté, ni en constance
Point de seconde. Ie vis en ceste foy.
Quant vous l’aymes, elle vsoit de froideur.
Sy vous souffriez, pour s’amour passion
Qui vient d’aymer de trop d’affection,
Son doil monstroit, la tristesse de coeur
N’ayant plesir de vostre grand ardeur
En ses habitz, mon estroit sens fiction
Qu’elle n’auoyt peur qu’imperfection
Peult l’affasser hors de ce loyal coeur.
De vostre mort ie ne vis la peaur
Que meritoit tel mary & seigneur.
Somme de vous elle a eu tout son bien
Et n’a prise ne iamais estimé
Vn si grand heur sinon puis qu’il n’est sien
Et maintenant dist l’auoyr tant aymé.
Et maintenant elle commence à voire
Qu’elle estoit bien de mauuais iugement
De n’estimer l’amour d’vn tel amant
Et vouldroit bien mon amy desseuoir,
Par les escripts tout fardes de scauoir
Qui pour tant n’est en son esprit croissant
Ayns emprunté de quelque auteur eluissant.
A feint tresbien vn enuoy sans l’avoyr
Et toutesfois ses parolles fardez,
Ses pleurs, ses plaints remplis de fictions.
Et ses hautes cris & lamentations
Ont tant guagné que par vous sont guardes.
Ses lettres escriptes ausquells vous donnez foy
Et si l’aymes & croyez plus que moy.
Vous la croyes las trop ie l’appercoy
Et vous doutez de ma ferme constance,
O mon seul bien & mon seul esperance,
Et ne vous peux ie[437] asseurer de ma foy
Vous m’estimes legier je le voy,
Et si n’auez en moy nul asseurance,
Et soubconnes mon coeur sans apparence,
Vous deffiant à trop grande tort de moy.
Vous ignores l’amour que ie vous porte
Vous soubçonnez qu’autre amour me transporte,
Vous estimes mes parolles du vent,
Vous depeignes de cire mon las coeur
Vous me penses femme sans iugement,
Et tout cela augmente mon ardeur.
Mon amour croist & plus en plus croistra
Tant que je viuray, et tiendra à grandeur,
Tant seulement d’auoir part en ce coeur
Vers qui en fin mon amour paroitra
Si tres à cler que iamais n’en doutra,
Pour luy ie veux recercher la grandeure,
Et faira tant qu’en vray connoistra,
Que ie n’ay bien, heur, ni contentement,
Qu’ a l’obeyr & servir loyamment.
Pour luy iattendz toute bon fortune.
Pour luy ie veux guarder santé & vie
Pour luy tout vertu de suiure i’ay enuie
Et sens changer me trouuera tout vne.
Pour luy aussi ie jete mainte larme.
Premier quand il se fit de ce corps possesseur,
Du quel alors il n’auoyt pas le coeur.
Puis me donna vn autre dure alarme
Quand il versa de son sang maint drasme
Dont de grief il me vint lesser doleur,[438]
Qui me pensa oster la vie, & la frayeur
De[439] perdre las la seule rempar qui m’arme.
Pour luy depuis iay mesprise l’honneur
Ce qui nous peut seul prouoir de bonheur.
Pour luy iay hasarde grandeur[440] & conscience.
Pour luy tous mes parents i’ay quisté, & amys,
Et tous aultres respects sont a part mis.
Brief de vous seul ie cherche l’alliance.
De vous ie dis seul soubtein de ma vie
Tant seulement ie cherche m’asseurer,
Et si ose de moy tant presumer
De vous guagner maugré toute l’enuie.
Car c’est le seul desir de vostre chere amye,
De vous seruir & loyaument aymer,
Et tous malheurs moins que riens estimer,
Et vostre volunté de la mien suiure.
Vous conoistres avecques obeissance
De mon loyal deuoir n’omettant la science
A quoy i’estudiray pour tousiours vous complaire
Sans aymer rien que vous, soubs la suiection
De qui ie veux sens nulle fiction
Viure & mourir & à ce j’obtempere.
Mon coeur, mon sang, mon ame, & mon soussy,
Las, vous m’aues promes qu’aurois ce plaisir
De deuiser auecques vous à loysir,
Toute la nuit, ou ie languis icy
Ayant le coeur d’extreme peour transie,
Pour voir absent le but de mon desir
Crainte d’oubly vn coup me vient a saisir:
Et l’autrefois ie crains que rendursi
Soit contre moy vostre amiable coeur
Par quelque dit d’un meschant rapporteur.
Un autrefoys ie crains quelque auenture
Qui par chemin deturne mon amant,
Par vn fascheux & nouueau accident
Dieu deturne toute malheureux augure.
Ne vous voyant selon qu’aues promis
I’ay mis la main au papier pour escrire
D’vn different que ie voulou transcrire,
le ne scay pas quel sera vostre aduise
Mais ie scay bien qui mieux aymer sçaura
Vous diries bien qui plus y guagnera.
CRAWFORD’S DEPOSITION
(State Papers, Scotland, Elizabeth, vol. xiii. No. 14. Cal. Foreign State
Papers, Elizabeth, vol. viii. No. 954, February 1566-7.)
The Wordes betwixt the Q. and me Thomas Crawforde bye the waye as she
came to Glasco to fetche the kinge, when mye L. my Master sent me to
showe her the cause whye he came not to mete her him sellfe.
Firste I made my L. mye masters humble com̃endac̃ons vnto her Ma{ti} w{th}
thexcuse y{t} he came not to mete her praing her grace not to thinke it
was eath{r} for prowdnesse or yet for not knowinge hys duetye towardes her
highnesse, but onelye for want of hely{e} at y{e} present, and allso y{t}
he woulde not p'sume to com in her presence vntille he knewe farder her
minde bicause of the sharpe Wordes y{t} she had spoken of him to Robert
Cuningh{a}m hys servant in Sterling. Wherebye he thought he Was in her
Ma{tis} displesvre Notwithstanding he hathe sent hys servantᕦ and frendᕦ
to waite vppon her Ma{ti}.
She aunswered y{t} there was no recept against feare.
I aunswered y{t} mye L. had no feare for anie thinge he knewe in him
sellf, but onelye of the colde and vnkinde Wordes she had spoken to hys
servant.
She aunswered and said y{t} he woulde not be a fraide in case he were not
culpable.
I aunswered y{t} I knewe so farr of hys Lordsh. y{t} he desired nothing
more than y{t} the secretts vf everye creatures harte were writtē in
theire face.
She asked me yf I had anie farder com̃ission.
I aunswered no.
Then she com̃aunded me to holde mye peace.
The Wordes y{t} I rememb{r} were betwixt the Kinge and the Q. in
Glasco when she took him awaie to Edinbrowghe.
The Kinge for y{t} mye L. hys father was then absent and sicke, bye reason
whereof he could not speke w{th} him him sellfe, called me vnto him and
theise wordes that had then passed betwixt him and the Quene, he gaue me
in remembraunce to reporte vnto the said mye Lord hys father.
After theire metinge and shorte speking to geth{r} she asked him of his
lr̃es, wherein he complained of the cruelltye of som.
He aunswered y{t} he complained not w{th}owt cause and as he beleved, she
woulde graunte her sellfe when she was well advised.
She asked him of hys sicknesse, he answered y{t} she was the cause
thereof, and moreover he saide, Ye asked me What I ment bye the crueltye
specified in mye lr̃es, yt procedeth of yo{w} onelye y{t} wille not
accepte mye offres and repentaunce, I confesse y{t} I haue failed in som
thingᕦ, and yet greater fautes haue bin made to yo{w} sundrye times,
w{ch} ye haue forgiuē. I am but yonge, and ye will saye ye haue forgiuē me
diverse tymes. Maye not a man of mye age for lacke of Counselle, of w{ch}
I am verye destitute falle twise or thrise, and yet repent and be
chastised bye experience? Yf I haue made anye faile y{t} ye but thinke a
faile, howe so ever it be, I crave yo{r} ᵱdone and protest y{t} I shall
never faile againe. I desire no oth{r} thinge but y{t} we maye be to
geath{r} as husband and wife. And yf ye will not consent hereto, I desire
never to rise forthe of thys bed. Therefore I praye yo{w} give me an
aunswer here vnto. God knowethe howe I am punished for makinge mye god of
yo{w} and for having no oth{r} thowght but on yo{w}. And yf at anie tyme I
offend yo{w}, ye are the cause, for y{t} whẽ anie offendethe me, if for
mye refuge I might open mye minde to yo{w}, I woulde speak to no other,
but whē anie thinge ys spokē to me, and ye and I not beinge as husband and
wife owght to be, necessite compelleth me to kepe it in my breste and
bringethe me in suche melancolye as ye see me in.
She aunswered y{t} it semed him she was sorye for hys sicknesse, and she
woulde finde remedye therefore so sone as she might.
She asked him Whye he woulde haue passed awaye in Thenglishe shipp.
He aunswered y{t} he had spokē w{t} thenglishe mã but not of minde to goe
awaie w{t} him. And if he had, it had not bin w{th}owt cause consideringe
howe he was vsed. For he had neath{r} to susteine him sellfe nor hys
servantᕦ, and nede not make farder rehersalle thereof, seinge she knewe
it as well as he.
Then she asked him of the purpose of Hegate, he aunswered y{t} it was
tolde him.
She required howe and bye whome it was told him.
He aunswered y{t} the L. of Minto tolde him y{t} a lr̃e was presented to
her in Cragmiller made bye her own divise and subscribed by certeine
others who desired her to subscribe the same, w{ch} she refused to doe.
And he said that he woulde never thinke y{t} she who was his owne propre
fleshe, woulde do him anie hurte, and if anie oth{r} woulde do it, theye
shuld bye it dere, vnlesse theye took him sleping, albeit he suspected
none. So he desired her effectuouslye to beare him companye. For she ever
fownde som adoe to drawe her selfe frõ him to her owne lodginge and woulde
never abyde w{t} him past two howres at once.
She was verye pensiffe. Whereat he fownd faulte he said to her y{t} he was
adv{r}tised she had browght a litter w{t} her.
She aunswered y{t} bicause she vnderstoode he was not hable to ryde on
horseback, she brought a litter, y{t} he might be caried more softlye.
He aunswered y{t} yt was not mete for a sick mā to travelle y{t} coulde
not sitt on horsebacke and especiallye in so colde weather.
She aunswered y{t} she would take him to Cragmiller where she might be
w{t} him and not farre from her sonne.
He aunswered y{t} vppon condic̃on he would goe w{th} her w{ch} was that he
and she might be to geath{r} at bedde and borde as husband and wife, and
y{t} she should leaue him no more. And if she would promise him y{t},
vppon her worde he would goe w{th} her, where she pleised w{th}owt
respecte of anye dang{r} eath{r} of sicknesse, wherein he was, or
otherwise. But if she would not condescend thereto, he would not goe w{th}
her in anye wise.
She aunswered that her comminge was onelye to that effecte, and if she had
not bin minded thereto, she had not com so farre to fetche him, and so she
graunted hys desire and p{o}mised him y{t} it should be as he had spoken,
and therevppon gave him her hand and faithe of her bodye y{t} she woulde
love him and vse him as her husband. Notwithstanding before theye coulde
com to geath{r} he must be purged and clensed of hys sicknesse, w{ch} she
truisted woulde be shortlye for she minded to giue him the bathe at
Cragmill{r}. Than he said he would doe what soever she would have him doe,
and would love all that she loved. She required of him in especialle,
whome he loved of the nobilitie and Whome he hated.
He aunswered y{t} he hated no mã, and loved all alike well.
She asked him how he liked the Ladye Reresse and if he were angrye w{th}
her.
He aunswered y{t} he had litle minde of suche as she was, and wished of
God she might serve her to her hono{r}.
Then she desired him to kepe to him sellfe the promise betwixt him and
her, and to open it to nobodye. For ᵱadventure the Lordes woulde not
thinke welle of their suddine agrement, consideringe he and theye were at
some wordes before.
He aunswered that he knew no cause whye theye shulde mislike of it, and
desired her y{t} she would not move anye of thẽ against him even as he
woulde stirre none againste her, and y{t} theye would worke bothe in one
mind, otherwise it might tourne to great{r} inconvenience to them bothe.
She aunswered y{t} she never sowght anye waie bye him, but he was in fault
him sellfe.
He aunswered againe y{t} hys faultes were published and y{t} there were
y{t} made great{r} faultes than ever he made y{t} beleved were vnknownē,
and yet theye woulde speke of greate and smale.
Farder the Kinge asked me at y{t} present time what I thowght of hys
voyage. I aunswered y{t} I liked it not, bicause she tooke him to
Cragmill{r}. For if she had desired him w{th} her sellf or to have had hys
companye, she would haue taken him to hys owne howse in Edinbr̃. Where she
might more easely visit him, than to travelle two myles owt of the towne
to a gentlemãis house. Therefore mye opiniō was y{t} she tooke him awaye
more like a prison{r} than her husbande.
He aunswered y{t} he thowght litle lesse him sellf and feared him sellfe
indeid save the confidence, he had in her promise onelye, notwithstandinge
he woulde goe w{th} her, and put him sellfe in her handes, thowghe she
showlde cutte hys throate and besowghte God to be iudge vnto them bothe.
_Endorsed_: ‘Thomas Crawfordᕦ deposit.’
INDEX
Abercairnie, Laird of, Mary’s appeal to him on behalf of evicted
cottars, 8
‘Actio,’ the, quoted, on Darnley’s murder, 141, 142
‘Admonition to the Trew Lordis,’ cited, 151
Ainslie’s band, purport of, 177, 178;
defaulters from, 181;
Morton’s stipulation, 254;
signers of, 329, 330;
Morton’s adhesion to, 383
Alava, Beaton’s statement to him about Moray, 210
Alloa, Mary at, 80
‘Appeal to Christian Princes,’ cited, 240
Argyll, Earl of, disliked by Darnley, 73;
lodged by Mary in Edinburgh Castle during her labour, 73, 75;
at Craigmillar, 98;
Paris’s statement as to him and Mary on the night of Darnley’s murder,
161;
in confederation against Bothwell, 181;
cited, 38
Arran, Earl of, blamed by Bothwell as the cause of the Protestant
rebellion, 47;
feud with Bothwell, 47, 49;
reconciled to him through Knox, 50;
discloses to Knox Bothwell’s plot to seize Mary, 50;
apprises Mary of the plot, 51
Atholl, Earl of (member of council), 172;
confederated against Bothwell, 181;
cited, 203
Baillie Hamilton, Lady, on the Hamilton casket, 368, 369, 370
Balcanquell, Rev. Walter, receives Morton’s confession, 148
Balfour, Sir James, concerned in the murder ‘band’ against Darnley, 88,
90, 99;
gives Bothwell the keys of Mary’s room at Kirk o’ Field, 163;
persuaded by Lethington to surrender Edinburgh Castle, 186;
charged by Mary with complicity in Darnley’s murder, 189;
the Casket in his keeping, 198;
holds Edinburgh Castle, 274
Ballantyne, Patrick, said to have menaced Mary’s life, 38
‘Band of assurance for the murder’ of Riccio, 67, 68
Bannatyne (Knox’s secretary), his account of the death of the Earl of
Huntly, 38
Bannister (Norfolk’s servant), Norfolk’s statement to him regarding
Letter II., 357
Bargany, Laird of, at cards with Archibald Douglas, 32
Barham, Serjeant, asserts that Lethington stole the Casket Letters and
that his wife copied them, 248;
denies that Mary received French copies, 249