Dans les momens consacrés au plaisir, d'un ton plein de tendresse, vous
vous écriez: «ô ma vie!» Douces paroles, dont mon cœur serait fou, si la
jeunesse ne devait jamais décliner ou périr! Mais ces heures de délices
marchent aussi vers la mort. Ne répète donc jamais ces accens, ou
change-les: dis non pas «ma vie», mais «mon ame»! Comme mon amour, mon
ame existe pour l'éternité.