Quand la voix de mes pères appellera dans leur aérien séjour mon ame
joyeuse de leur choix, quand mon ombre voltigera au gré de la brise; ou
que, visible à peine au milieu du brouillard, elle descendra le flanc de
la montagne, oh! puisse cette ombre ne voir aucune urne sculptée qui
marque la place où la terre retourne à la terre, aucune pierre funéraire
qui soit encombrée de louanges! Que mon nom seul soit mon épitaphe! Si
ce nom n'entoure point mon argile d'une auréole de gloire, oh! nul autre
honneur n'est dû à ma vie. Ce nom, ce nom seul, distinguera ma place,
immortalisée par lui, ou avec lui à jamais oubliée.