LETTRE XIII

_La Marquise de MERTEUIL à CÉCILE VOLANGES._

Je suis très fâchée, ma belle, et d'être privée du plaisir de vous voir

et de la cause de cette privation. J'espère que cette occasion se

retrouvera. Je m'acquitterai de votre commission auprès du chevalier

Danceny, qui sera sûrement très fâché de savoir votre maman malade.

Si elle veut me recevoir demain, j'irai lui tenir compagnie. Nous

attaquerons, elle et moi, le chevalier de Belleroche[16] au piquet;

et, en lui gagnant son argent, nous aurons, par surcroît de plaisir,

celui de vous entendre chanter avec votre aimable maître, à qui je le

proposerai. Si cela convient à votre maman et à vous, je réponds de moi

et de mes deux chevaliers. Adieu, ma belle; mes compliments à ma chère

Mme de Volanges. Je vous embrasse bien tendrement.

_De..., ce 13 août 17**._

[16] C'est le même dont il est question dans les lettres de Mme

de Merteuil.

Les liaisons dangereuses Lettres recueillies dans une Société et publiées pour l'instruction de quelques autres · 第 31 / 207 题