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Les Buades sortaient d'une maison illustre en Guïenne. Lorsque le roi de
Navarre, père du Béarnais, devint gouverneur de cette province, les
Buades s'attachèrent à son service. Le célèbre protestant, Agrippa
d'Aubigné, mentionne souvent dans ses _Mémorise_ un Frontenac, _Écuyer_
(aide-de-camp), comme lui, auprès des Béarnais dans les années qui
suivirent 1573. Ce Frontenac était Antoine de Buade.
[Note 3: Cf: Michel de Marolles: Mémoires, tome II, édition d'Amsterdam,
1755.]
Antoine de Buade, seigneur de Frontenac, baron du Palluau, était
conseiller d'État, capitaine des châteaux de St-Germain-en-Laye, et
premier maître d'hôtel du Roi.
Il était fils de Geoffroy de Buade, seigneur de Frontenac en Agenois, et
d'Anne Carbonnier ou de Carbonière. Il épousa Anne de Roque-Secondat, de
laquelle il eut, entre autres enfants: Roger de Buade, abbé d'Obazine;
Henri de Buade, comte de Palluau et de Frontenac qui, d'Anne
Phélippeaux, fille de _Raymond_ Phélippeaux, seigneur d'Herbaud,
trésorier de l'Épargne, puis secrétaire d'État et de Claude Gobelin,
laissa _Louis de Buade_, comte de Frontenac qui suit: Anne de Buade,
femme de François d'Espinay, marquis de Saint-Luc, chevalier de l'Ordre
du Saint-Esprit, lieutenant-général au gouvernement de Guïenne, et
Henrye de Buade[4] femme de Henri-Louis Habert, seigneur de Montmort,
doyen des maîtres des requêtes de l'hôtel du Roi, l'un des Quarante de
l'Académie française, morte le 26 octobre 1676.
[Note 4: Henrye, vieille orthographe féminine du mot Henry: nous
écrivons aujourd'hui: Henriette.]
Louis de Buade, comte de Frontenac et de Palluau, fut nommé gouverneur
de la Nouvelle-France, ou du Canada, en 1672, et une seconde fois en
1689 et mourut à Québec le 28 novembre 1698, en sa 78ième année. Il
avait épousé Anne de la Grange-Trianon, fille de Charles de la Grange,
seigneur de Trianon, maître des comptes à Paris, et de Françoise
Chouque, sa troisième femme, morte (Madame de Frontenac) à paris, le 30
janvier 1707[5]. Il en eut François de Buade de Frontenac, tué à
l'Estrunvic, en Allemagne, servant le Roi dans ses armées.[6]
[Note 5: Cf: Dictionnaire de Biographie et d'Histoire, pp. 622 et
623. (Note de l'auteur: Madame de Frontenac, à sa mort, était âgée de 75
ans environ).]
[Note 6: Cf: Histoire Générale et Chronologique de la Maison Royale de
France, etc. par le P. Anselme.]
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[Illustration: Front.]