Octobre 1871.
Les premières belles journées d'octobre, l'avril du printemps austral,
apportent maintenant à toute cette nature un charme moins sévère.
Des sites d'une rare splendeur se réfléchissent dans l'eau calme. Tous
les oiseaux de mer du Sud, les grands albatros, les damiers et les
pétrels gris suivent en masse le navire dans sa course tranquille et
décrivent des courbes folles autour de lui.
Notre dernière relâche est au Havre-Eden, une baie ravissante qui
précède le golfe de Peñas,--et puis, notre mission terminée, nous
reprenons en pleine mer le chemin du Pérou[4].
[Footnote 4: On trouve ici, dans le journal, le récit d'une escale à
l'Ile de Pâques, déjà publié dans _Reflets sur la sombre route_, et
ensuite, tout le manuscrit du _Mariage de Loti._]