Bonne foi et candeur de Kourakine.--Il blâme son gouvernement.--Il
continue à désirer la paix et à célébrer l'alliance.--Procès de haute
trahison.--Discours du procureur général.--Interrogatoire des prévenus;
responsabilités inégales.--Le verdict.--Condamnation de Michel et de
Saget.--Protestation de Kourakine contre les termes de
l'accusation.--Arrivée de l'ultimatum.--Kourakine à Saint-Cloud.--Colère
et inquiétude de l'Empereur.--Alerte passagère.--Napoléon veut à tout
prix détourner les Russes de l'offensive pour la prendre lui-même à son
heure.--Proposition d'armistice éventuel.--Envoi de Narbonne à Wilna;
caractère et but de cette mission.--Démarche à effet auprès de
l'Angleterre.--Le gouvernement français se donne l'air d'accepter une
négociation avec Kourakine sur la base de l'ultimatum; l'ambassadeur est
ensuite remis de jour en jour, dupé et mystifié de toutes manières.--Ses
yeux commencent à s'ouvrir.--Réquisitions pressantes.--Symptômes
alarmants.--Exécution de Michel.--Nouvel enlèvement de
Wustinger.--Départ de Schwartzenberg.--Kourakine s'aperçoit qu'on
l'abuse et qu'on le joue; un subit accès d'exaspération le jette hors de
son caractère.--Il réclame ses passeports; cette démarche équivaut à une
déclaration de guerre.--Contre-temps également fâcheux pour les deux
empereurs.--Départ de Napoléon et de Marie-Louise pour Dresde.--Note du
_Moniteur_.--Napoléon confie au duc de Bassano le soin d'apaiser
Kourakine et de lui faire retirer sa demande de passeports.--Nouvelle
conférence.--Crise de larmes.--Le duc feint d'entrer en matière; il
soulève une difficulté de procédure: question des pouvoirs.--Le ministre
échappe à l'ambassadeur et part pour l'Allemagne.--Kourakine retenu à
son poste.--Napoléon est parvenu à éloigner momentanément la rupture.