Contre-coup à Pétersbourg de l'émotion suscitée en Allemagne et en
France.--Alexandre est instruit de nos mouvements militaires et craint
que Napoléon ne prenne l'offensive.--Il se demande encore si une attaque
n'est pas la meilleure des parades.--Mouvement de l'opinion en sens
contraire.--Wellesley donne à l'Europe des leçons de guerre
défensive.--Il fait école.--Le général Pfuhl et son plan.--Peu à peu,
Alexandre incline vers un système purement défensif.--Il voudrait éviter
la guerre sans rentrer dans l'alliance.--Encore le duché de
Varsovie.--Confidence au ministre d'Autriche.--Réponse par allusions et
sous-entendus aux interrogations du duc de Vicence.--L'empereur
Alexandre et le roi de Rome.--Arrivée de Lauriston.--Gracieux
accueil.--Alexandre compte sur Caulaincourt pour déterminer Napoléon à
lui offrir ce qu'il n'entend pas demander.--Il annonce la résolution de
se défendre à toute extrémité: solennité et sincérité de cette
déclaration.--Émotion de Caulaincourt: ses tristes pressentiments.--Son
retour en France.--Il va trouver l'Empereur à Saint-Cloud.--Sept heures
de conversation.--Caulaincourt se porte garant des intentions
pacifiques d'Alexandre.--Un quart d'heure de silence.--Les deux
questions corrélatives.--Napoléon repousse l'idée de diminuer la
garnison de Dantzick.--Caulaincourt insiste sur la nécessité d'opter
entre la Pologne et la Russie.--La pensée de l'Empereur passe par des
alternatives diverses.--L'infranchissable obstacle.--Caulaincourt
signale les dangers d'une lutte contre le climat du Nord, la nature et
les espaces; il affirme qu'Alexandre se retirera au plus profond de la
Russie et cite les propres paroles de ce monarque.--L'Empereur ébranlé;
son interlocuteur croit avoir cause gagnée.--Napoléon fait le
dénombrement de ses forces; un vertige d'orgueil lui monte au
cerveau.--Il croit que tout se réglera par une bataille.--Suite de la
conversation.--Retour sur l'affaire du mariage.--Dernier mot de
Caulaincourt.--Juste raisonnement et illusions fatales.