NOTES:

[A] Chacun veut acquérir des connaissances, mais de payer le salaire,

tout le monde y répugne. Juvénal, Satire VII, vers 156.

[B] M. Clément Savatier, de Saumur.

[C] L’opinion de l’auteur sur J.-J. Rousseau est évidemment toute

poétique. Il nomme fort improprement «l’ami du malheureux» un homme qui

mettait ses enfants à l’hôpital et qui a violemment attaqué la religion

catholique. (_Note de l’auteur._)

[D] Démosthènes, fils d’un forgeron.--J.-B. Rousseau,

cordonnier.--Rollin, coutelier.--Horace, affranchi.--Fléchier,

faiseur de chandelles.--Molière, tapissier.--Franklin, pauvre

artisan.--Quinault, boulanger.--J.-J. Rousseau, horloger. (_Note de

Gonzalle._)

[E] Cette opinion n’est pas nouvelle et elle n’en est pas plus

solide: «Origène,» disent les philosophes, «témoigne que les premiers

chrétiens faisaient peu de cas des temples et des autels. C’est, en

effet, au milieu de l’univers qu’il faut adorer celui qu’on en croit

l’auteur. Un autel de pierre, élevé sur une hauteur, au milieu d’un

vaste horizon, serait plus auguste et plus digne de la majesté suprême

que ces édifices dans lesquels sa puissance et sa grandeur paraissent

resserrées entre quatre colonnes. Le peuple se familiarise avec la

pompe et les cérémonies d’autant plus aisément que, étant pratiquées

par ses semblables, elles sont plus proches de lui et moins propres

à lui imposer; bientôt l’habitude les lui rend indifférentes. Si la

synaxe ne se célébrait qu’une fois l’année et qu’on se rassemblât de

divers endroits pour y assister, comme on faisait aux jeux olympiques,

elle paraîtrait d’une tout autre importance. C’est le sort de toutes

choses de devenir moins vénérables en devenant plus communes.»

On a répondu à ceci de la manière suivante: 1º Il est faux que la vue

du ciel et d’un vaste horizon fasse plus d’impression sur le commun

des hommes qu’un temple décemment orné. Le peuple est plus accoutumé à

voir le ciel et la campagne qu’à voir des cérémonies pompeuses; il ne

médite ni sur la marche des astres ni sur la magnificence de la nature.

Le sacrifice offert au ciel, une fois l’année, sur une montagne, par

l’empereur de la Chine, à la tête des grands de l’empire, est, sans

doute, imposant; cependant il n’a pas empêché le peuple, les grands,

et l’empereur lui-même de tomber dans le polythéisme et d’adorer des

idoles dans les pagodes. C’est un fait devenu incontestable. Les Perses

et les Chananéens offraient aussi des sacrifices sur les montagnes; ils

n’en adoraient pas moins des marmousets sous des tentes. Aussi Dieu

défendit ces sacrifices aux Israélites; il voulut qu’on lui dressât un

tabernacle et ensuite un temple. Montesquieu observe très bien que tous

les peuples qui n’ont pas de tentes sont sauvages et barbares.

2º Il est faux que les premiers chrétiens aient pensé comme les

philosophes. Ils ne pouvaient avoir de temples lorsqu’ils étaient

forcés de se cacher pour célébrer les saints mystères; mais ils

bâtirent des églises, dès que cela leur fut permis, et elles furent

démolies pendant la persécution de Dioclétien. Il y en avait

certainement du temps d’Origène. Jamais les chrétiens n’ont tenu

leurs assemblées en pleine campagne. (GERBET, _Dictionnaire

théologique_.)

[F] Les domestiques n’entrent pas ici.

[G] Pour qui me prenez-vous? Je ne sors pas.

[H] Le marinier Réfour, lors de l’inondation de Saumur, a donné la

preuve que sous sa modeste blouse battait un cœur généreux; sa conduite

a été au dessus de tous les éloges.

[I] MM. Fain et Thunot.

[J] M. Henri Barbet.

[K] Montagne près de Toulon.

[L] Parmi les divers systèmes d’échafaudage en usage dans le midi, il

en est un dont les maçons se servent, qui consiste à suspendre par les

deux bouts, avec des palans fixés sous les toits, de longues échelles

qui reçoivent le nom de _ponts_. (_Note de Poncy._)

[M] M. de Châteaubriand.

[N] La cascade à laquelle l’auteur s’adresse existe dans le parc du

château de Châteauneuf sur Loire, appartenant à madame Eulalie Lebrun.

[O] Les amis de l’auteur, en donnant cette traduction, ont dû renoncer

à faire du français élégant et châtié, leur but étant de laisser bien

comprendre le _faire_ simple, naïf, et surtout l’entrain du poète. Ils

n’ont voulu, dans cette traduction, d’autre mérite que celui de ne

pas chercher à en avoir; elle est presque toujours mot à mot; aussi

espèrent-ils que, à l’aide de cette espèce de décalque, les personnes

les plus étrangères à notre harmonieux idiome comprendront le texte

facilement.

[P]

Bon Dieu! quelle chanson! qu’elle va bien! qui l’a faite?

--C’est Pascal! répond Thomas.

--Bravo! vive Pascal! s’écrie la foule entière.

[Q] Madame Amable Tastu.

[R] Madame Tastu.

[S] Les tours du collége militaire de la Flèche, bâti en 1602 par Henri

IV.

[T] Personnage principal du roman moral anglais intitulé le _Vicaire de

Wakefield_, composé par le célèbre Goldsmith.

Les poètes du peuple au XIXe siècle · 第 139 / 139 题