VII

Le désert donne à l'homme un affranchissement

Tout pareil à celui de ce fier élément;

À chaque pas qu'il fait sur sa route plus large,

D'un de ses poids d'esprit l'espace le décharge;

Il soulève en marchant, à chaque station,

Les serviles anneaux de l'imitation;

Il sème, en s'échappant de cette Égypte humaine,

Avec chaque habitude, un débri de sa chaîne...

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Ces murs de servitude, en marbre édifiés,

Ces balbeks tout remplis de dieux pétrifiés,

Pagodes, minarets, panthéons, acropoles,

N'y chargent pas le sol du poids de leurs coupoles;

La foi n'y parle pas les langues de Babel;

L'homme n'y porte pas, comme une autre Rachel,

Cachés sous son chameau, dans les plis de sa robe,

Les dieux de sa tribu que le voleur dérobe!

L'espace ouvre l'esprit à l'immatériel.

Quand Moïse au désert pensait pour Israël,

À ceux qui portaient Dieu, de Memphis en Judée,

L'Arche ne pesait pas... car Dieu n'est qu'une idée!

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Cours familier de Littérature - Volume 02 · 第 172 / 197 题