--Seigneur Dalmate, lui dis-je quand il eut fini son histoire, voilà
sans doute un beau conte, mais ce n'est pas le Destin qui a fait la
fortune de ce sage fermier, c'est le calcul, la raison. Votre second
récit détruit le premier, et fort heureusement, car il serait triste
que les paresseux fissent fortune, et que les gens actifs qui sèment le
grain ne récoltassent que le vent.
--Les paresseux réussissent quelquefois, me répondit-il gravement; j'en
sais an exemple que je puis vous conter.
--Vous avez donc des contes sur toutes choses? m'écriai-je.
--Contes et chansons, c'est toute la vie, me répondit-il froidement.