(13 MARS 1831--22 FÉVRIER 1836)
CHAPITRE PREMIER.--L'AVÉNEMENT DE CASIMIR PÉRIER
(mars--août 1831) 397
I. Pendant le déclin du ministère Laffitte, tous les regards
s'étaient tournés vers Casimir Périer. Rôle de Périer sous
la Restauration et depuis la révolution de Juillet. Ses
hésitations et ses répugnances à prendre le pouvoir. Il
se décide enfin. Composition du cabinet 397
II. Résolution de Périer. Homme d'une crise plutôt que d'un
système. Son programme au dedans et au dehors. Grand effet
produit aussitôt en France et chez les gouvernements
étrangers 405
III. Périer veut restaurer le gouvernement. Il assure son
indépendance à l'égard du Roi et son autorité sur les
ministres. Il rétablit la discipline et l'obéissance parmi
les fonctionnaires. Il fait avorter l'Association nationale 410
IV. Efforts de Périer pour former une majorité. Dissolution
et élections de juillet 1831. Importance fâcheuse de la
question de la pairie dans la lutte électorale. Incertitude
du résultat. Après l'élection du président, Périer donne sa
démission. Il la retire à la nouvelle des événements de
Belgique. Son succès dans la discussion de l'Adresse. Il est
enfin parvenu à former une majorité 417
CHAPITRE II.--LA POLITIQUE EXTÉRIEURE SOUS CASIMIR PÉRIER
(mars 1831--mai 1832) 426
I. Danger de guerre au moment où Périer prend le pouvoir. Son
programme de paix. Comment il le maintient et le défend au
milieu de toutes les difficultés et contre toutes les
oppositions. Le projet de désarmement 426
II. Les Autrichiens occupent Bologne. Périer veut éviter la
guerre, mais obtenir diplomatiquement une compensation pour
l'influence française. Attitude conciliante du cabinet de
Vienne. La conférence de Rome. M. de Sainte-Aulaire et la cour
romaine. Divergences entre notre ambassadeur à Rome et son
gouvernement. Les négociations, pour l'amnistie. La France
demande la retraite des troupes autrichiennes. Elle est
promise au cas où les puissances garantiraient l'autorité
temporelle du Pape. La France subordonne cette garantie à
l'accomplissement des réformes. Le _Memorandum_ du 21 mai.
Le gouvernement français exige que les réformes soient tout
de suite réalisées. Refus du Pape. L'évacuation est cependant
promise pour le 15 juillet 432
III. En prenant le pouvoir, Casimir Périer trouve les affaires
de Belgique embrouillées et compromises. Il se rapproche de
l'Angleterre, adhère aux décisions de la Conférence, et presse
les Belges de s'y soumettre. Obstination des Belges. Confiance
de lord Palmerston en Périer. La question des forteresses. Le
choix du Roi. La candidature de Léopold de Saxe-Cobourg. La
France l'accepte. Premières ouvertures faites au prince. Les
protocoles des 10 et 21 mai. Élection de Léopold et envoi de
deux commissaires belges à Londres. Le traité des Dix-huit
articles. Il est accepté par le Congrès de Bruxelles. Léopold
prend possession du trône de Belgique 460
IV. La Pologne. Vaines tentatives d'intervention diplomatique.
La chute de Varsovie. Son effet en France 483
V. Les hardiesses de la politique étrangère de Casimir Périer.
La flotte française force l'entrée du Tage. Le roi de Hollande
attaque la Belgique. Léopold demande le secours de la France
et de l'Angleterre. Déroute des Belges. L'arrivée de l'armée
française fait reculer les Hollandais. L'Europe émue de notre
intervention. Périer la rassure. Son but atteint, il fait
évacuer la Belgique. Résultats de cette expédition. Le traité
des Vingt-quatre articles. Vivement attaqué en Belgique; il
finit cependant par y être accepté. La Hollande proteste contre
les Vingt-quatre articles. La Russie, la Prusse et l'Autriche
ajournent la ratification de ce traité. La France et l'Angleterre
le ratifient. Les trois cours de l'Est finissent par y adhérer
sous réserve. La Belgique est devenue un État régulier,
accepté par l'Europe 487
VI. Les réformes sont repoussées dans les Légations, et
l'autorité du Pape y est absolument méconnue. Intervention
diplomatique des puissances. Entrée en campagne des troupes
pontificales. Les Autrichiens occupent de nouveau Bologne.
Périer a déjà fait connaître son projet d'occuper Ancône.
Départ de l'expédition. Opposition imprévue du Pape. Les
troupes françaises s'emparent d'Ancône de vive force et par
surprise. Comment expliquer une violence contraire aux
instructions de Périer? Attitude du ministre français à la
nouvelle de ce coup de main. Indignation du pape. Scandale
en Europe. Périer tient tête aux puissances et les rassure.
Satisfactions données au Pape. Arrangement du 17 avril 1832.
Jugement de l'expédition d'Ancône 512
CHAPITRE III.--L'ATTAQUE RÉVOLUTIONNAIRE SOUS CASIMIR PÉRIER
(mars 1831--mai 1832) 565
I. L'émeute permanente de mars à septembre 1831. Les sociétés
révolutionnaires. Le peuple commence à s'y montrer 565
II. La presse. Attaques contre le Roi. La caricature. Attitude
de Louis-Philippe en présence de tant d'outrages 571
III. Le parti républicain n'avait pas osé déployer son drapeau
en juillet 1830. Il le fait en avril 1831, à l'occasion
d'un procès politique. Godefroy Cavaignac. Évocation de
1793. Raisons de cette évocation. Armand Marrast. Carrel
passe à la république. Comment et pourquoi? 580
IV. Ce qu'il y avait de bonapartisme dans le parti républicain.
L'effervescence napoléonienne après 1830. Rapports des
hommes de gauche avec la famille Bonaparte. Avances que
leur fait le prince Louis-Napoléon. Pronostics faits à ce
sujet par les contemporains 594