CHAPITRE PREMIER.--L'ÉTABLISSEMENT DE LA MONARCHIE NOUVELLE
(29 juillet--14 août 1830) 1
I. Pourquoi nous ne racontons pas les journées de Juillet.
La situation dans la soirée du 29 juillet. Les députés et
l'Hôtel de ville. La Fayette 2
II. Pendant la nuit du 29 au 30 juillet, proclamations posant
la candidature du duc d'Orléans. Accueil favorable des
députés. Colère de l'Hôtel de ville. Les députés, réunis
le 30, invitent le duc d'Orléans à exercer les fonctions
de lieutenant général. Acceptation du prince 7
III. Dans la matinée du 31, agitation croissante à l'Hôtel de
ville contre le duc d'Orléans. Les deux partis se disputent
La Fayette 14
IV. Le lieutenant général, accompagné des députés, se rend à
l'Hôtel de ville, dans l'après-midi du 31. Son cortége.
Accueil d'abord douteux et menaçant. Le duc et La Fayette
au balcon. Ovation. La Fayette tente vainement d'imposer,
après coup, un programme au futur roi. Succès de la visite
à l'Hôtel de ville, mais compromissions et périls qui en
résultent 17
V. Le lieutenant général prend en main le gouvernement.
Il rompt chaque jour davantage avec Charles X. Expédition
de Rambouillet 26
VI. Réunion des Chambres le 3 août. La question des «garanties»
préalables. Proposition de M. Bérard. La commission dépose
son rapport, le 6 août au soir. Caractère de son oeuvre.
Comment est résolu le problème de l'origine de la monarchie
nouvelle. Modifications apportées à la Charte. Question de
la pairie. Débat hâtif, en séance, le 7. Adhésion de la
Chambre des pairs. Détails réglés dans la journée du 8.
Séance solennelle du 9 août et proclamation de la royauté
nouvelle. Physionomie du Palais-Royal. Joie et illusions du
public 28
CHAPITRE II.--LE PREMIER MINISTÈRE ET LA QUESTION EXTÉRIEURE
(11 août--2 novembre 1830) 45
I. Le ministère du 11 août. Le péril extérieur, suite de la
révolution. La Sainte-Alliance, dissoute à la fin de la
Restauration, se reforme à la nouvelle des événements de
Juillet. Attitude belliqueuse des révolutionnaires français.
Leurs illusions. La guerre eût été un désastre. Sagesse et
décision pacifiques de Louis-Philippe 45
II. La monarchie nouvelle cherche à se faire reconnaître. Façon
dont elle se présente à l'Europe. L'Angleterre consent à la
reconnaissance. Dispositions du czar Nicolas, de M. de
Metternich et du roi Frédéric-Guillaume III. L'Autriche et
la Prusse se décident à la reconnaissance. Dans quelles
conditions le czar et les autres puissances suivent l'exemple
donné 59
III. Révolution belge. Intérêts contraires de la France et des
puissances continentales. Péril de guerre. Comment l'éviter,
sans sacrifier l'intérêt français? Le principe de
non-intervention, l'entente avec l'Angleterre et la solution
remise à la conférence de Londres. La France, renonçant à
toute annexion, se borne à poursuivre l'indépendance et la
neutralité de la Belgique. Premiers succès de cette politique.
Si l'on ne peut faire davantage, la faute en est à la
révolution 69
CHAPITRE III.--LE PREMIER MINISTÈRE ET LA CRISE INTÉRIEURE
(11 août--2 novembre 1830) 84
I. Deux politiques en présence. La «Résistance» et le
«Mouvement». Personne alors ne songe à choisir nettement
entre ces politiques. État d'esprit de Louis-Philippe. Les
deux tendances représentées et comme mêlées dans le
ministère. Leur force comparée 84
II. Charles X s'embarque à Cherbourg. Le parti royaliste semble
anéanti. Le partage des places et l'insurrection des
solliciteurs. L'administration mal défendue par les ministres.
Même faiblesse dans les autres questions. Le pouvoir se croit
obligé à courtiser l'esprit de désordre et de révolte 91
III. L'état de la presse. Les clubs. Les manifestations
séditieuses. Impuissance de la répression 100
IV. La royauté abaissée et faussée. Le roi-citoyen.
Louis-Philippe et Henri IV 104
V. Détresse des affaires et malaise général. Velléité de
réaction dans le public et dans une partie du ministère.
Discussion sur les clubs à la Chambre. La population disperse
elle-même le club des Amis du peuple 110
VI. La Chambre, ses incertitudes, son impopularité et sa
lassitude 115
VII. Mise en accusation des ministres de Charles X. Passions
excitées. Adresse de la Chambre, invitant le Roi à supprimer
la peine de mort. Colère des révolutionnaires. Émeutes des
17 et 18 octobre. Attitude pitoyable des ministres 119
VIII. Discrédit du ministère. M. Guizot et le duc de Broglie
veulent s'en dégager. Ils conseillent de faire l'épreuve
de la politique de laisser-aller. Dissolution du cabinet 126
CHAPITRE IV.--LE MINISTÈRE LAFFITTE ET LE PROCÈS DES MINISTRES
(novembre 1830--janvier 1831) 132
I. Composition du cabinet. M. Laffitte. La politique du
laisser-aller. Les autres ministres. Importance dangereuse
de La Fayette. M. Odilon Barrot. Confiance de M. Laffitte.
Accueil fait par l'opinion au nouveau ministère 132
II. Le procès des ministres. Agitation croissante. Faiblesse
de La Fayette et d'Odilon Barrot. La cour des pairs. Menaces
et inquiétudes. Les ministres enlevés par M. de Montalivet.
L'émeute trompée. L'intervention des «Écoles» 148
III. Exigences du parti révolutionnaire. Démission de La Fayette
et de M. Dupont de l'Eure. Impuissance et discrédit du
ministère 155
CHAPITRE V.--LA QUESTION EXTÉRIEURE SOUS M. LAFFITTE
(2 novembre 1830--13 mars 1831) 161
I. Déclarations pacifiques et armements. Le péril extérieur
s'aggrave. Heureuse action du Roi. Les affaires belges.
Les whigs au pouvoir. Lord Palmerston. Il s'oppose à tout
agrandissement de la France. Les premières décisions de la
Conférence de Londres. Accueil qui leur est fait en Hollande
et en Belgique. Les Belges à la recherche d'un roi. Le
gouvernement français et la candidature du duc de Nemours.
Dispositions du gouvernement anglais. Le duc de Leuchtenberg.
Élection du duc de Nemours. Louis-Philippe refuse la couronne
pour son fils. La Belgique proteste contre les décisions des
puissances. Le ministère français refuse d'adhérer aux
protocoles de la Conférence. Refroidissement entre la France
et l'Angleterre. M. de Talleyrand n'exécute pas les
instructions de son ministre 161
II. La Pologne. Sa popularité en France. Impuissance de l'action
diplomatique tentée en sa faveur 189
III. Le contre-coup de la révolution de Juillet en Italie.
L'Autriche annonce qu'elle ne tiendra pas compte du principe
de non-intervention. Louis-Philippe tend à limiter
l'application de ce principe. Déclarations absolues faites
à la tribune par M. Laffitte et ses collègues. Les
insurrections éclatent dans l'Italie centrale. Le gouvernement
de Vienne annonce l'intention d'intervenir. Embarras du
gouvernement français. Le Roi et ses ministres. Tout en
renonçant à empêcher l'intervention par les armes, ils tâchent
de la limiter. Proposition d'une Conférence à Rome. M. de
Sainte-Aulaire est nommé ambassadeur près le Saint-Siége 194
IV. Exaltation croissante en France du parti patriote et
révolutionnaire. Ses illusions, ses attaques contre la
politique pacifique du gouvernement. Armand Carrel. Le
général Lamarque et M. Mauguin. La propagande
insurrectionnelle. Inconséquence de La Fayette. Son entourage
cosmopolite. Ménagements du ministère pour le parti
belliqueux. Défiance des cabinets étrangers. Pour éviter la
guerre, il faut un ministère qui ose rompre avec les
révolutionnaires 210
CHAPITRE VI.--LA CHUTE DE M. LAFFITTE
(14 février--13 mars 1831) 223
I. Le sac de Saint-Germain-l'Auxerrois et la destruction de
l'archevêché. Inaction honteuse du gouvernement. Ses
proclamations. Il ratifie l'oeuvre de l'émeute. Suppression
des fleurs de lys 223
II. Scandale produit dans l'opinion. Débat à la Chambre sur
ces désordres. Attitude de M. Laffitte. Il n'y a plus de
gouvernement. Malaise et anarchie 234
III. Il faut en finir. Les regards se tournent vers Casimir
Périer. M. Laffitte abandonné par le parlement, par ses
collègues et par le Roi. Difficulté de lui faire comprendre
qu'il doit se retirer. Son irritation. Profondeur de sa
chute 240