NOTE II.

(From Montaigne’s essays, II. 8.)

‘Feu M. le Mareschal de Monluc, ayant perdu son filz qui mourut

en l’Isle de Maderes, brave Gentilhomme à la verité, et de grande

esperance, me faisoit fort valoir entre ses autres regrets, le

desplaisir et creve-cœur qu’il sentoit de ne s’estre jamais communiqué

à luy: et sur cette humeur d’une gravité et grimace paternelle, avoir

perdu la commodité de gouster et bien cognoistre son filz; et aussi de

luy declarer l’extreme amitié qu’il luy portoit, et le digne jugement

qu’il faisoit de sa vertu. “Et ce pauvre garçon, disoit-il, n’a rien

veu de moy qu’une contenance refroignée et pleine de mespris; et a

emporté cette creance, que je n’ay sceu ny l’aimer ny l’estimer selon

son merite. A qui guardoy-je à descouvrir cette singuliere affection

que je luy portoy dans mon ame? Estoit-ce pas luy qui en devoit

avoir tout le plaisir et toute l’obligation? Je me suis contraint et

gehenné pour maintenir ce vain masque: et y ay perdu le plaisir de sa

conversation, et sa volonté quant et quant, qu’il ne me peut avoir

portée autre que bien froide, n’ayant jamais receu de moy que rudesse,

ny senti qu’une façon tyrannique.” Je trouve cette plainte estoit

bien prise et raisonable.’ It surprises me that Montaigne does not

in this place refer to Menedemus. In the tenth essay, Des Livres, he

writes thus of Terence: ‘Quant an bon Terence, la mignardise, et les

graces du langage latin, je le trouve admirable à representer au vif

les mouvemens de l’ame, et la condition de nos mœurs: à toute heure

nos actions me rejettent à luy: Je ne le puis lire si souvent que

je n’y treuve quelque beauté et grace nouvelle.... Sa gentilesse et

sa mignardise nous retiennent par tout. Il est partout si plaisant,

_Liquidus, puroque simillimus amni_, et nous remplit tant l’ame de ses

graces, que nous en oublions celles de sa fable.’

Poetical Works of Robert Bridges, Volume 6 · 第 55 / 77 题