Let me just write a line to ask how you do and to tell you that I am
very well--very well, and I think unhurt amidst as hot a cannonading
as can be pointed against Washington. Two answers (which you perhaps
have seen), one from Mr. Chelsham[345] of Oxford, the other from
Dr. Watson of Cambridge, are already born, and I believe the former
is choleric, the latter civil, and both too dull to deserve your
notice; three or four more are expected, but I believe none of them
will divert me from the prosecution of the second volume, which will
be much more laborious for me, but not less entertaining to the
reader than the first. I shall be pretty much fixed in town, though I
have been forced into a kind of promise for S. P. and tempted into
another for Ampthill.[346] I understand and remember your question.
_She_ was in London, and I see her much less than formerly, as
Beauclerc and Lady Dy are at Bath. _My lace._
I am entirely yours,
E. G.
[345] _Remarks on the Two Last Chapters of Mr. Gibbon's History
of the Decline and Fall of the Roman Empire_, by James Chelsum,
D.D. London, 1776. 8vo.
[346] With Lord and Lady Ossory.
297.
_To J. B. Holroyd, Esq._
Atwood's, Saturday Evening, Dec. 7, 1776.
Just going to supper.
This day a dispatch arrived from Northamptonshire. Mrs. G. is
extremely satisfied with my diligence and prolixity; but seems to
wish that _we_ would settle her account with Gilbert. I have not her
letter about me, but will send it next post. I expect to receive
from you some plan for the disposal of Lenborough, the great thorn
which sticks in the side of my happiness. Lord G. G. who is playing
at Whist says there is not any news, though great hopes.--This
morning I received by the _post_ (charged two guineas and a half) a
first volume of a French translation containing only the seven first
chapters, but to be continued. I did not however regret the money,
as it is admirably well done by M. de Septchenes[347] (Sevenoaks),
a young man who has been lately in England, and who sent me a very
pleasant dose of flattery on the occasion.
I mean to eat my Christmas dinner with you, and think Sir Hugh will
accompany me. I believe in the meantime I shall run down to Bath and
pay a charitable visit to poor Beauclerck.
[347] The translation, commenced by M. Le Clerc de Septchênes,
and completed by other hands, passed through numerous editions in
France. It was the foundation of an Italian version published at
Pisa in 1779-86.
[Sidenote: SEPTCHÊNES TRANSLATES "DECLINE AND FALL."]
298.
_To M. de Septchênes._
Bentinck Street, le 10 Decembre 1776.
Le paquet interessant que vous m'avez addressé, Monsieur, par la
poste, m'a été rendu le 7^{me} de ce mois: et c'est avec empressement
que je saisis le premier instant pour rassurer votre modestie et
pour vous témoigner les sentimens auxquels vous avez acquis les
droits les plus légitimes. Representez-vous les inquiétudes d'un père
pour le sort d'un enfant cheri, égaré sans guide du milieu de Paris
et exposé au danger de déshonorer par des liaisons honteuses le nom
qu'il portoit. S'il apprenoit donc, d'un coup, qu'une main secourable
retirant son fils d'un état aussi triste l'avoit présenté dans les
meilleures compagnies de Paris avec un éclat et des avantages qu'il
ne tenoit point de sa naissance, jugez, Monsieur, des sensibilités de
ce Père envers son ami et son bienfaiteur. L'estime seroit augmentée
par la reconnoissance et leur affection commune pour l'objet de
leurs soins deviendroit peut-être le lien le plus étroit de leur
amitié. Pour parler sans figure de votre traduction de l'histoire de
la décadence de l'Empire Romain, je l'ai lu, Monsieur, avec autant
de plaisir que d'aviditê. Je crains de trop louer une production à
laquelle j'ai moi-même fourni les materiaux, mais cette crainte ne
doit pas m'interdire d'accorder des justes éloges qui sont dus à
votre parfaite intelligence de l'original Anglois, et à la fidelité,
aussi bien qu'à l'elegance, avec laquelle vous l'avez transporté
dans votre langue. Si dans un petit nombre d'endroits j'ai été
moins content de la traduction, ce ne sont que de legères meprises
presqu'inevitables dans un ouvrage de longue haleine et auxquelles
l'obscurité du texte peut quelquefois avoir donné lieu. Je prendrai
la liberté de vous envoyer à la première occasion les observations
qui se sont presentées à mesure que je lisois votre ouvrage; vous
en ferez l'usage que vous jugerez le convenable. J'attens avec une
vive impatience la suite de la traduction, et si le succès de la
première partie ne vous encourage pas à la continuer, je déclare
d'avance que ce ne sera point votre faute mais celle de l'original.
Au cas que vous ne renonciez pas à cette enterprise, je serois charmé
que vous voulussiez bien m'envoyer les épreuves, au sortir de la
presse, je les examinerai avec toute l'attention de l'amour propre,
et comme vous avez déjà gagné de vitesse sur vos concurrens, le délai
de quelques jours seroit d'une assez petite importance. A propos,
Monsieur, quel parti prendrez vous à l'égard des deux derniers
chapitres? En Angleterre même ils ont excité, je ne sais pourquoi, du
scandale parmi nos Ecclesiastiques, et malgré toutes vos précautions
j'ai de la peine à concevoir comment ils pourrent soutenir la censure
sévère de votre Eglise et de votre police. Mais nous avons du tems
pour y songer; car je pense que dans tous ces chapitres, qui
forment votre 2^e partie, il n'y a rien, dont la delicatesse la plus
scrupuleuse puisse se formaliser.
Je regrette sincèrement de n'avoir pas eu le plaisir de vous
connoître dans votre dernier voyage: mais comme le Libraire Elmsley
m'assure que vous aimez ce pays et que vous le visitez souvent, je
ne desespère pas de trouver une occasion favorable pour reparer mes
pertes. D'ailleurs j'ai quelque idée moi-même de faire une course à
Paris ce printems prochain. En ce cas-là ma première demarche seroit
de vous chercher, Monsieur, pour vous réiterer les assurances de
l'estime et de la consideration avec laquelle j'ai l'honneur d'être
Votre très humble et très obéissant serviteur,
E. GIBBON.
P.S.--Votre paquet m'a couté deux Guinées et demi. Il vaut bien son
prix: mais il faut toujours eviter les despenses inutiles. Si vous
addressez vos lettres To Sir Stanier Porten, Under Secretary of
State, Cleveland Row, London, Elles me parviendront avec sureté et
sans frais.
299.
_To J. B. Holroyd, Esq._
Thursday Evening, 19th Dec., 1776.
Believe me when I say _upon my honour_, that a particular business
of serious importance has just arisen, which, as long as it is in
agitation, will not allow me to quit town for a day. I still think
however that I shall see S. P. before the close of the year. You
may say in general in the family (if any should bark) that you are
satisfied with my conduct, and order them to shut their trap.
[Sidenote: A WAR OF POSTS.]
Confused news from New York, the Howes' dispatches are not arrived;
but it appears from some officers' letters which I have seen, that
we attacked and carried a post ill defended by 6000 men, upon which
they evacuated Kingsbridge, though they still occupy Fort Washington
on the Island of N. Y.[348] They shew little courage or conduct, but
the ground is incredibly strong, and it seems running into a War of
posts.--I shall write to Mrs. G. Is the historian of the Roman Empire
to write out twenty copies himself of a few acres in Bucks. I should
like to have them transcribed or even printed. Why not? Adieu.
[348] After the battle of Brooklyn, Washington withdrew his
troops to the heights of Haarlem. General Howe, towards the end
of October, engaged in several skirmishes with the Americans,
but made no effort to bring them to a decisive engagement. On
November 16, 1776, Fort Washington was taken by the British, and
2600 of the American troops, exclusive of officers, surrendered
as prisoners of war. Following up his advantage, Howe advanced
into New Jersey, Washington retreating beyond the Delaware.
300.
_To his Stepmother._
London, December 25th, 1776.