Le ministre de la guerre va, dit-on, à l'armée de la Loire pour la
commander en personne. J'espère que c'est une plaisanterie de ses
ennemis; ce qu'il y a de certain, c'est que le gouvernement de Tours se
sauve à Bordeaux: c'est le cinquième acte qui commence. Le public va
bientôt apprécier; la panique continue. Maurice va aux nouvelles pour
savoir s'il faut faire partir la famille. Nous avons des voisins qui
font leurs paquets, mais c'est trop tôt; nos mobiles sont toujours à
Châteauroux sans armes et sans aucun commencement d'instruction; on ne
les y laisserait pas, si l'ennemi venait droit sur eux, à moins qu'on ne
les oublie, ce qui est fort possible. Les nouvelles de Paris sont
très-alarmantes, ils ont dû repasser la Marne; que peuvent-ils faire, si
nous ne faisons rien?